CH. TOPINO
Bonheur-du-jour en marqueterie.
(coll. de Mme la comtesse J. d' Ar Encourt).
FRANÇOIS-GASPARD TEUNÉ.
Bureau à cylindre en marqueterie, aux armes du Comte d’Artois (Château de Windsor).
mobilier de la Couronne, qui lui demanda des secrétaires et commodes, des tables de nuit, chaises d’affaires et bidets pour les châteaux de Versailles, Compiègne et Choisy Verner vendit aussi des ouvrages aux frères Presle, tapissiers de renom 1 2. 11 vivait encore en 1805 3.
VESCO (Martin-Joseph), ébéniste lorrain, né à Metz le 19 mars 1763, mort dans cette ville en 1814. Fils d’un mercier, il gagna la maîtrise avant de se marier en 1787 et s’établit rue du Grand-Cerf, sur la paroisse Saint-Martin 4. Le Tableau général du Commerce du Royaume publié vers le début de la Révolution, le citait comme un fabricant réputé pour les meubles de marqueterie 5.
VIÉ (Sébastien), reçu maître à Paris le 5 octobre 1767 6, mourut avant 1782. Cet ébéniste, qui habitait rue du Faubourg Saint-Antoine7, ne paraît avoir fait que des ouvrages d’une qualité assez modeste. Il les signait : S. VIE. Une commode de la fin du temps de Louis XV, à décor de vases et bouquets, portant cette estampille, figurait dans l’ancienne collection de Mme Pinçon de Valpinçon 8.
VIEZ (Joseph) appartenait sans doute à la même famille que le précédent, malgré l’orthographe dissemblable de son nom patronymique. Après avoir gagné la maîtrise le 6 juillet 1786 9, il exploita un atelier et un magasin de meubles au faubourg Saint-Germain, dans la cour du Commerce, rue des Cordeliers. L’inventaire de ses marchandises, dressé après la mort de sa femme (mai 1789), mentionne de nombreuses pièces en acajou, en bois de placage et en marqueterie ombrée, parmi lesquelles un tric-trac formant bureau et table de piquet, une toilette d’homme, un petit secrétaire d’enfant I0. En 1796, Viez fit paraître des annonces pour vendre son fonds11, mais ne se retira des affaires que deux ou trois ans plus tard12. — Alfred de Champeaux a relevé la marque (peut-être incomplète) : I.VIE... sur une commode à fleurs, ornée de cuivres dans le goût de Delafosse15.
VILE (William), ébéniste anglais, établi à Londres, 72, Saint-Martin’s lane, en société avec son confrère Cobb, était fournisseur attitré de la cour britannique au début du règne de George III. Il exécuta notamment pour ce monarque un grand médaillier en bois d’acajou14.
VILLAUME, fabricant et marchand d’écrans à Paris, rue du Faubourg Saint-Antoine, avait sous Louis XVI de la réputation pour ce genre de meubles15. Il en livra un grand nombre, valant de 8 à 20 livres, pour les différentes maisons royales et en particulier pour les châteaux
1. Arch. nat. 0‘. 3639, 3641, 3645 et 3647 (mémoires de Hauré, 1786-1788). Bibl. nat. Mss. fr. 7817, foi. 63 et pass.
2. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 1961 et 2904 (1785-1788).
3. Id. Ibid. Reg. 3436. Journal de Roussel et Portarieu, march. de bois des Iles (an XIV).
4. Renseignements de M. E. Fleur, bibliothécaire adj. de la ville de Metz, et du commandant Gelinet, archiviste municipal.