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BONNEMAIN (Antoine), reçu maître à Paris le 18 juillet 1753 ’, travailla longtemps et très activement rue Saint-Nicolas, mais ne paraît avoir produit que des ébénisteries communes 1 2 3 4. Son fils et successeur, Pierre-Antoine, né en 1755 5 *, résidait rue Traversière sous l’Empire. Au printemps de 1811, l’État lui fit une commande assez considérable de meubles en noyer et
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BONZANIGO (Giuseppe-Maria) 5, sculpteur et marqueteur piémontais, né à Asti vers 1740, mort le 18 décembre 1820 à Turin, où il passa la majeure partie de sa vie. Cet artiste excellait dans de minutieuses sculptures sur bois et ivoire représentant des figures, fleurs et ornements, traités en bas-relief un peu dans la manière des camées antiques. Il composait aussi de petits tableaux en pièces de rapport pour servir de fond à ses ouvrages. Quoiqu'on le désigne comme ébéniste à cause de ses travaux d’incrustation, il 11e fabriquait pas de meubles ; il se borna sans doute à en décorer un petit nombre, comme une grande armoire qu’on admirait chez lui et dont les panneaux portaient « un arbre généalogique, chargé des médaillons de tous les princes de l’Europe ». En 1787, Victor-Amédée III le nomma sculpteur royal aux gages de 200 livres. Après la mort de ce souverain, il fit un voyage en France et sculpta pour Napoléon un petit portrait de l'impératrice Marie-Louise, actuellement au Louvre. Beaucoup de ses gracieux chefs-d’œuvre sont conservés à l’Académie Albertine de Turin et au Musée civique de cette ville.
BOTTOM (Josip), menuisier d’art, probablement finlandais, est l’auteur d’une belle console en bois doré, à décor de guirlandes de roses et branches de laurier, avec tablette de jaspe, qui fait partie du mobilier royal de Suède au château de Drottningholm é. Ce meuble, signé à la plume en écriture slavonne : Josip Bottom Veterhof, 7777, T., aurait été donné à Gustave III par l’impératrice Catherine après la paix de Varela.
BOUCAULT (Jean), menuisier en meubles, né vers 1703, mort à Paris le 22 janvier 1786 7 * . Ayant gagné la maîtrise le 8 avril i728s, il s'établit rue de Cléry, sur la paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, dont il fut longtemps marguillier9. De 1738 à 1760, il fit partie de la jurande de sa communauté io. Après avoir exercé avec succès pendant plus d’un demi-siècle, il se retira des affaires et alla terminer ses jours dans une maison qu’il avait achetée à l’entrée de la rue du Faubourg-Saint-Martin On lui doit des ouvrages d’un dessin agréable et d’une excellente facture