Voy. ci-dessus, art. Bergeman
BLUMER (Jean-Chrétien), menuisier-ebéniste et sculpteur, né à Wehen, dans la principauté de Nassau-Usingen, vers 1731; mort à Strasbourg, le 10 janvier 1807. Il était venu de bonne heure se fixer dans cette ville, où il épousa, en février 1765, Marie-Salomé Nercker-Seitz, fille et veuve de menuisiers1. Trois semaines plus tard, il y obtenait des lettres de maîtrise2. Le musée des Arts décoratifs de Strasbourg a recueilli plusieurs panneaux présentant chacun douze spécimens de moulures finement sculptées par Blumer au temps de Louis XVI. Ces modèles, que l’artiste avait suspendus dans son atelier, lui servaient sans doute à composer la décoration des grandes armoires en noyer qu’il fabriquait alors comme tous ses confrères alsaciens.
Il eut pour successeur son fils, auquel il avait donné les mêmes prénoms de Jean-Chrétien. Celui-ci, né à Strasbourg en 1769, y vécut jusqu’en 1828, sur le quai des Bateliers, dans une maison qui porte aujourd’hui le n° 11 et qu’habite encore un de ses descendants3. Peu après la mort de son père, Blumer le jeune concourut à remeubler l’hôtel des Rohan, devenu palais impérial 4 5. Il fournit pourcette résidence des sièges en merisier sculpté, des armoires peintes couleur gris de perle, des commodes et secrétaires en acajou ornés de figures. Parmi d’autres pièces destinées au service de l’Empereur, il livra « un écran de cheminée en acajou, porté sur des griffes de lion et surmonté d’un bel aigle en buis, le tout richement doré ». Ces ouvrages n’existent plus à Strasbourg. Quelques-uns furent donnés par Louis-Philippe à sa fille, la reine Louise, et font maintenant partie du mobilier royal de Belgique s.
BOLTEN (Henri), natif de Schæphuysen, dans la Gueldre prussienne, gagna la maîtrise à Paris le 30 juillet 1 774 6 et reçut deux ans après des lettres de naturalisation 7. Il demeura successivement rue Montmartre et rue Saint-Augustin jusqu’en 1789. Cet artisan produisait des ouvrages en bois teint imitant l’acajou et vendait notamment des tables à manger 8.
BOMBARDIER (Edme-Gabriel), né en 1752, mort à Paris le 18 mars 1812 9. Fils et petit-fils d’ébénistes établis comme ouvriers libres au faubourg Saint-Antoine ,0, il exerça la même profession dans la grande rue de ce faubourg, à la Boule Blanche1' .
BONDAT (Georges), menuisier en meubles, passé maître à Paris le 20 février 1743 I2, habita le quartier de la Villeneuve, où il vivait retiré des affaires en 1766 ‘3.
BONDIN. Voy. Boudin.
BONDURAND (Bon DURAND, dit). Voy. Durand.
1. Renseignements de M. E. Raueber, archiviste adjoint de la ville de Strasbourg.
2. Arch. mun. de Strasbourg. E. E. Zunft der Zimmerleute Gerichts Protocollum, 3e vol., fol. 29 v° (5 mars 1765).