Arch. nat. O
10. Dr John Bôttiger. Kungl. Hofschdtullmakaren och Ebenisten Georg Haupt, Stockholm, 1911, p. 115.
11. Record Office à Londres. The Miscellaneous Accounts, vol. 449 à 453-
WILDMAN (Georges), ancien artisan privilégié du faubourg Saint-Antoine, exploitait une boutique d’ébénisterie rue du Sentier, n° 36, à l’époque du Directoire1.
WIRTZ (Henri) était menuisier-ébéniste de la Ville de Paris au début du règne de Louis XVI. Ayant fait enregistrer ses lettres de maîtrise le 5 octobre 1767 2 3, il travailla rue du Sépulcre 5 pour le meuble et le bâtiment. Au printemps de 1777, il se déclara en faillite et se retira rue de Seine. Parmi ses débiteurs figuraient de nombreux marchands, avec la baronne de Laidet, la comtesse de Lismore et le financier Watelet, de l’Académie française. On a trouvé des commodes de fabrication courante, en bois de placage, signées H. WIRTZ4.
WOLFF (Christophe), originaire d’Allemagne, né en 1720, mort à Paris le 6 août 1795 5. D’abord simple ouvrier6, puis artisan libre 7, il passa maître le 10 décembre 1755 8- Après avoir résidé rue de Charenton durant une vingtaine d’années9, il transporta son atelier rue Neuve- Saint-Denis, où il exerça avec succès jusqu’à la Révolution. Cet ébéniste était le beau-frère du graveur Phlipon et par suite l’oncle de Mnle Roland10. Sa marque C. WOLFF se rencontre sur de très bons ouvrages, souvent revêtus de marqueteries pittoresques. Il est représenté au musée du Louvre, dans le legs Camondo, par un bureau de dame, orné d’incrustations de bois et d’ivoire, à dessins de fleurs, attributs et paysages; le corps du meuble renferme un gradin qui s’élève derrière la tablette et forme un secrétaire en bonheur-du-jour ”. Je possède une curieuse table de Christophe Wolff, avec trois dessus montés sur charnières servant tour à tour de bureau, table de bouillotte, échiquier et tric-trac. Le musée des Arts décoratifs montre de lui une commode décorée de sujets chinois (planche LXVI). D’autres jolies 'œuvres du même auteur ont été reproduites dans les catalogues des collections T.Broët et Alfred Bergaud 12 .
WOLFFSOHN, ébéniste autrichien, natif de Vienne, florissait vers la fin du xvme siècle. A cette époque, il exécuta pour le roi de Prusse une pièce remarquable, actuellement conservée au musée des Arts industriels de Berlin : c’est une armoire de campagne, en bois d’acajou, à deux corps, celui du haut pouvant s’escamoter dans la partie inférieure au moyen d’un mécanisme à crémaillère. Les vantaux portent deux médaillons ovales en soie blanche, brodés aux chiffres de Frédéric-Guillaume III et de sa femme la reine Louise; sur le fronton se détache un large motif de bronze doré qui représente l’aigle de Prusse. L’artiste a signé son travail par l’inscription : AUTHORE WOLFFSOHN WIENNÆ.
1. Arch. nat. Y. 14422, 28 mars 1774. — Arch. de la Seine. Bilans, cart. 66, faillite de Jean Louvet, serrurier pour meubles, 1785. — Alm. du Commerce, an VII. — Annonces, Affiches et Avis divers, an VII, p. 1248. — Dans ces documents, le nom est francisé sous des formes diverses, telles que « Willemane », « Vilment », « Villemin ».
2. Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y. 9331 (sous le nom de « Henri Weriz »).
3. Alm. des Bastimens, 1774-1776. L’ancienne rue du Sépulcre est aujourd’hui la rue du Dragon.