Arch. nat. Y. 15398, loc. cit
qui portent la marque I. BOUCAULT. Dans une collection de petits meubles et jouets anciens dispersée à l’hôtel Drouot en mars 1918, figurait une charmante bergère d’enfant exécutée par ce maître. Le comte de la Beraudière a possédé de lui un beau meuble de salon Louis XVI, en bois sculpté et doré, comprenant un très grand canapé, deux marquises et quatre chaises1.
Guillaume, que l’on suppose neveu du précédent, devint maître menuisier à Paris le 17 décembre 1766 2. Il travailla jusqu’à la Révolution, d’abord rue de Charonne, puis rue Sainte- Marguerite3, produisant aussi des bois de sièges qu’il signait: G. BOUCAULT. Deux petits fauteuils en médaillon, frappés de cette empreinte, parurent à la vente Barroux (1908).
BOUDHORS (Pierre-Philippe), natif de Strasbourg, fut reçu maître dans la communauté des menuisiers-ébénistes français de cette ville 4 le 12 juin 1780, ayant présenté une commode pour chef-d’œuvre corporatif5.
BOUDIN (Léonard), habile ébéniste parisien, né en 1735 6. mort vers 1804. Pauvre et illettré, il gagnait obscurément sa vie au faubourg Saint-Antoine, lorsque l’ébéniste Migeon le chargea d’exécuter des meubles en marqueterie à fleurs et en vernis de style chinois pour le marquis de Castelmore, le chevalier d’Arc et M. d’Azincourt 7. Ayant amassé un peu de bien, Boudin acquit la maîtrise le 4 mai 1761 8 et s’installa ensuite rue Traversière. Dès 1770, V Almanach Dauphin le signalait comme un artisan fameux. Les pièces d’archives montrent en effet que les commandes affluaient chez lui, provenant d’une foule de marchands en vogue, comme ses confrères Louis Moreau et Gérard Peridiez, la veuve Benezet-Damas, privilégiée de la Cour, et le tapissier Leclerc, rue de Bourbon, qui fit faillite en lui devant plus de 20.000 livres9. Le développement de ses affaires l’amena bientôt à ouvrir lui-même un magasin au centre de la ville. Tout en gardant son atelier, Boudin prit un fonds de commerce rue Fromenteau, entre le Palais-Royal et le Louvre, puis, en 1777, transféra son établissement dans le cloître Saint-Germain-l’Auxerrois. Les avis par lesquels il annonça son changement d’adresse informaient le public qu’il vendait toutes espèces de meubles dans le dernier goût, ainsi que des bronzes, des lustres et des curiosités exotiques ,0. Ses productions personnelles ne suffisant plus à alimenter sa maison, il fit travailler à son tour de bons ébénistes : Evalde et Denizot lui livraient des pièces en bois de placage, Gilbert des ouvrages décorés de marqueteries à motifs d’architecture, Topino des tables légères de laque et d’acajou Au reste, la difficulté de diriger simultanément son atelier