‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 48 sur 397 · Arch. nat. O · texte numérisé non relu

Arch. nat. O

12. Record Office à Londres. The Miscellaneous Accounts, vol. 454 (17 63-1767)-

BRANDT (Georges), originaire d’Allemagne, né vers 1746, mort à Paris le 27 juillet 1806 Cet artisan, qui demeurait rue de la Contrescarpe, devant les fossés de l’Arsenal, faisait des sièges d’ébénisterie finement façonnés. Sa marque G. BRANDT se rencontre sur des pièces de ce genre, en bois de rose à filets et en citronnier incrusté d’amarante.

BREGENZER (Mathias), natif de Schelklingen, dans le duché de Wurtemberg1 2, résidait cour de la Juiverie, faubourg Saint-Antoine, en 1789. On le trouve cité à cette date parmi les fournisseurs de l’ébéniste Frost auquel il vendait des tables, des toilettes, des commodes et de grands buffets en acajou massif3. L’année suivante, Brezenger se maria, dans la chapelle de l’ambassade de Suède, avec une de ses compatriotes qui appartenait comme lui à l’Eglise luthérienne4. Il s’établit ensuite rue Saint-Honoré, n° 2, d’où il disparut vers 1800 s.

BRÉMANT, famille d’artisans parisiens qui eurent une certaine réputation comme « menuisiers en bois de lits6 ». Le fondateur de la maison, Etienne, était venu se fixer sous Louis XV rue Beauregard, à la Croix-Rouge ; il mourut avant 1774. Son commerce fut continué par sa veuve, Louise Varoquin 7, par son fils, Etienne-Crépin, reçu maître le 24 avril 1765 8, et par son petit-fils, Etienne-François, qui acquit à son tour la maîtrise le 19 mars 1785 9. Ce dernier demeurait encore, à l’époque du Directoire, rue Beauregard, n° 218’°.

BREMARE (Jean-Baptiste), fabricant de billards à Paris, fut admis dans la corporation des menuisiers-ébénistes le 5 mars 1777 ", après avoir déjà tenu boutique rue de la Roquette depuis plusieurs années en vertu des privilèges du faubourg Saint-Antoine I2. Il résida dans la suite rue Saint-Bernard jusqu’en 1806 ,}. Ce marchand était fournisseur ordinaire du comte d’Artois'4, auquel il livra notamment, pour le pavillon de Bagatelle, un beau billard en acajou avec des ferrures dorées par Prégermain.

BRESLER (Jean), dit Alsace, — probablement originaire de la province qui lui valait son surnom, — - pratiquait l’ébénisterie à Bordeaux du temps de Louis XVI. Il habita d’abord rue de la Taupe, puis rue Notre-Dame, dans le faubourg des Chartrons'5.

BRETON (Valentin-Noël), menuisier en meubles, reçu maître à Paris le 3 octobre 1787 l6, s’installa rue de Cléry, près celle des Petits-Carreaux, où il demeurait encore au commencement du xixe siècle '7.

1. Arch. de la Seine. Enregistrement. Tables des Décès. Q? 323 (sous le nom de « Prandt »).

2. Arch. de l’Église luth, à Paris. Reg. des mariages célébrés en la chap. de l' Ambassade de Suède, p. 177.

3. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 76. Bil. de J. -G. Frost, 28 sept. 1789. — Livres de Commerce. Reg. 2278.

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