‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 47 sur 397 · Ibid. O1. 2243, fol · texte numérisé non relu

Ibid. O1. 2243, fol

4. V. au sujet de cet artiste : Ed. Maignien. Les Artistes Grenoblois. Grenoble, 1887, p. 64 et suiv. — Petite revue Dauphinoise, 1886, p. 62. — Revue de Vienne, 1879, p. 268. — Revue des Beaux-Arts, t. XI, p. 302.

son art à un degré de perfection qui lui a acquis, même dans les provinces étrangères et dans la capitale du Royaume, la réputation due aux talens distingués », et qu’ « à ces talens, le sieur Bourron joint une simplicité et pureté de mœurs et des sentimens de droiture qui en font un citoyen précieux et recommandable 1 ».

BOUSSELIN (Jean-François), menuisier-ébéniste, né en 1714, mort à Paris le 30 septembre 1797 \ Longtemps ouvrier libre au faubourg Saint-Antoine, il demeurait en dernier lieu rue du Pont-aux-Choux. Entre 1749 et 1760, il fournit à l’ébéniste Migeon des ouvrages en chêne et en noyer, parmi lesquels une « table de garde-robe » pour le lieutenant-général de Caraman, et une « armoire à tabac » pour l’Evêque de Mâcon J.

BOUTIN (René), ébéniste à Paris, rue de Charonne, travaillait exclusivement pour la carrosserie de luxe 4 5. Reçu maître en 1754, il fut juré de sa communauté de 1773 à 1775, puis député ou administrateur de cette corporation s. Il vivait encore en 1795.

BOUTRY (Jean) tenait un atelier d’ébénisterie, comme ouvrier indépendant, rue Saint-Nicolas, faubourg Saint-Antoine, vers le milieu du règne de Louis XV6 *. Il faisait des meubles en noyer et en merisier, entre autres des petits bureaux à renversement, dits en cabriolet ou en culbute1 .

BOUVIER (Guillaume-Eutrope), menuisier parisien, reçu maître le 29 mai 1739 8, a laissé de bons bois de sièges signés BOUVIER. II s’était retiré des affaires depuis assez longtemps, lorsqu’il décéda rue Saint-Victor, à la fin d’avril 1784 9.

BRACONNIER. — Deux ébénistes de ce nom se trouvaient établis à Paris dans les dernières années du xvme siècle I0. Ils étaient probablement fils d’un ancien entrepreneur de bâtiments, Sébastien Braconnier, qui mourut en 1794. Un seul d’entre eux continua d’exercer sous l’Empire et résidait alors rue des Tournelles. Le Garde-meuble lui commanda quelques ouvrages d’acajou, notamment des toilettes de femme avec couvercles en cuivre ouvrant à coulisse Sa maison est citée dans Y Almanach du Commerce jusqu’en 1824.

BRADBURN (John), fabricant et marchand de meubles à Londres, fut attaché au service de la cour britannique vers le début du règne de George III I2. On remarque, parmi ses fournitures, deux grands supports de girandoles en bois sculpté et doré, qu’il livra en 1767 pour la chambre de la Reine à Saint-James. Ces piédestaux, taillés en gaine, étaient richement décorés, sur les quatre faces, de festons à bucrânes et d’autres ornements dans le goût gréco-romain que l’architecte Robert Adam venait d’introduire en Angleterre.

Page 1