Arch. nat. O*. 5i3(mai-nov. i£ii
liques. Andriss se fit recevoir dans cette dernière maîtrise le 2 avril 1743 1 et continua d’exercer jusqu a la Révolution2. Il fut le parrain de Sébastien Erard, le célèbre facteur d’instruments de musique, baptisé à Strasbourg en 1752 3.
ANDRY n’était pas, comme on l’a cru, un ébéniste, mais un marchand de meubles établi sous Louis XVI rue du faubourg Saint-Antoine, à la Gerbe d'Or.
ANGOT (Jacques) devint maître à Paris le 23 février 1 743 4 5. Il habitait rue du faubourg Saint-Antoine en 1755, lorsqu’il porta plainte contre son ouvrier Joseph Borniche et son apprenti François Dufour pour lui avoir soustrait une somme d’argent provenant de la vente de deux tables à quadrille s. Plus tard, Angot vint se fixer en deçà de la Bastille, dans le passage de l’hôtel de Lesdiguières ; il y travaillait encore en 1785.
ANNEST (Crépin-Claude), menuisier parisien, fit enregistrer sa maîtrise le 30 décembre 1756 et résida rue Neuve-Saint-Denis jusqu’à la fin du règne de Louis XV6. Les Archives de la Seine ont recueilli un de ses mémoires concernant des ouvrages qu’il exécuta en 1758 pour un marchand de meubles 7 . Ce document donne un aperçu des prix qui se pratiquaient alors dans le commerce : on payait moins d'un louis le bois d’un sopha mouluré et sculpté de fleurettes ; des fauteuils pareillement ornés se vendaient sept à huit livres, et des chaises plus ordinaires n’en coûtaient que trois ou quatre.
ANSELIN (Jean-François), ayant passé maître menuisier-ébéniste à Paris le 10 janvier 17798, demeura rue de Bethizy jusqu’en 1786 9, puis rue de la Verrerie, n° 128, dans une maison qui devint sa propriété et qui était estimée 32.000 francs sous le Consulat. Au début de sa carrière, Anselin travaillait à la fois pour le meuble et le bâtiment. Une annonce insérée dans les Petites Affiches nous apprend qu’il confectionnait à cette époque « toutes sortes de tables de cuisine, d’office, de salle-à-manger, ainsi que des comptoirs de toutes grandeurs 10 ». Après la Révolution, il s’adonna spécialement à l’ébénisterie, produisant des commodes, chiffonniers et bureaux en acajou, ornés de bronzes que lui fournissait le fondeur Dyot. Ouvrier laborieux, mais piètre commerçant à en juger par la tenue de ses livres, Anselin se trouvait dans une situation difficile quand il quitta son métier en 1803 — On a eu tort de confondre cet artisan avec l’un de
ses confrères, Nicolas Lancelin, vulgairement connu sous le nom d 'Ancelin le jeune I2.
ARGUYOT (Charles), établi à Paris rue Cloche-Perce vers la fin du xvme siècle, se fixa ensuite rue Saint-Antoine, près celle de Fourcy. Il faisait des meubles de fantaisie, comme des
1. Arch. mun. de Strasbourg, Meisterstiïcke Protocoll E. E. Handwerhs der Fran\ôsischen Schreinere ( 1 728-1780), sous le nom de « Sébastian Andres ».
2. Bibl. du musée des Arts décoratifs de Strasbourg. Zimmerleut-Zunft Buchlein, 1789.
3. Arch. mun. de Strasbourg. Reg. paroissiaux. N. 127, fol. 34 v°.