Alfred de Champeaux. Le Meuble, t. II, p
bonheurs-du-jour, des tables à trois fins, des guéridons octogones, pour la fabrication desquels il employait des bois d’acajou ronceux et chenillés. En 1798, il déposa plusieurs de ses ouvrages chez le marchand Collignon, boulevard Poissonnière1. Il eut aussi des relations avec les tapissiers Deuerbergue et Nélaton 2 3. Sa maison est citée dans Y Almanach du Commerce jusqu’en 1814.
ARMAND (Henry), né en 1737 h reçu maître à Paris le 17 septembre 1766 4, habita successivement les rues de Lappe et de la Roquette 5 durant plus d’une vingtaine d’années. On a relevé son estampille H. ARMAND sur des pièces d’une bonne facture, telles qu’un bureau de dame en mosaïque à cubes ayant figuré dans l’ancienne collection F. Pouy à Amiens 6.
ARMAND (Jacques), menuisier-ébéniste à Paris, né en 17147, mort vers 1784. Après avoir exercé comme ouvrier libre, il acquit la maîtrise le 16 juin 1763 s. Il résidait en dernier lieu rue du faubourg Saint-Antoine dans la cour Saint-Louis, où sa veuve lui succéda. Son atelier ne semble avoir produit que de modestes ouvrages en noyer naturel ou couleur d’acajou 9.
Jean-Baptiste-François, fils du précédent, né en 1757 I0, se spécialisa dans la fabrication des meubles de garde-robe. On trouvait chez lui tous les genres de bidets, depuis l’article de voyage dont les pieds pouvaient se dévisser et se loger dans la cuvette, jusqu’aux modèles de luxe qu'il vendait garnis de maroquin, avec des ustensiles et flacons dans le dossier ‘Ml continuait de travailler rue du faubourg Saint-Antoine, n° 44, en 1793 ,2.
ARNOULT, cité à tort comme ébéniste par plusieurs auteurs, était un ingénieur-mécanicien du temps de Louis XV qui avait de la réputation pour les machines de théâtre. Attaché à l’Opéra, il agençait également dans les maisons royales les scènes sur lesquelles se donnaient les spectacles de la Cour. En 1755, il entreprit la construction d’un buffet mouvant destiné aux petits appartements de Versailles13. Ce meuble, inspiré des « tables volantes », s’enfoncait par une trappe pour descendre dans les cuisines et reparaître ensuite chargé d’un nouveau service.
ARTZT (Jean-André), natif de Francfort-sur-le-Mein où son père était menuisier ’4, vint travailler à Paris sous Louis XVI. En 1778, il épousa dans la chapelle de l’Ambassade de Suède la fille d’un sculpteur de Strasbourg, Marie Hoffmann, qui appartenait comme lui à l'Eglise luthérienne15. Ayant obtenu des lettres de maîtrise le 22 juillet 1785 ,6, Artzt exerça quelque temps rue Saint-Nicolas au faubourg Saint-Antoine, mais après la Révolution, il ne paraît plus
1. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 2578, brumaire an VII.
2. Ibid., Bilans, cart. 87, 7 therm. an VII ; cart. 99, 24 pluviôse an XIII.
3. Arch. nat. Y. 13449, 10 marsi787. A cette date il se disait âgé de 49 ans et demi.