Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris
17. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 587G Journal du tap. Brunei à Senlis (ans VI à XII).
BRIFFAULT (Louis), menuisier-ébéniste à Dijon, devenu maître en 1 756 ', continuait d’exercer en 1780. Ce fut sur son témoignage, et celui de son confrère Joseph Thomas, que l’ébéniste Jean Demoulin obtint des lettres de maîtrise à Dijon, quand il revint de Paris travailler dans cette ville au service du prince de Condé1 2 3.
BRIOIS (Jean-Claude) passa maître-menuisier à Paris le 19 novembre 17 66 K Établi rue de Charenton, il produisait des sièges de luxe, à l’occasion desquels il eut des difficultés avec les syndics des peintres-sculpteurs, qui firent saisir chez lui plusieurs ouvrages sculptés en contravention des privilèges de leur corps4 5. Il décéda entre 1782 et 1785, laissant l’atelier à sa veuve. — M. le duc de la Roche-Guyon conserve dans son château de famille une suite de fauteuils remarquables qui portent l’estampille J. C. BRIOIS. Ces pièces, faites dans la période de transition des styles Louis XV à Louis XVI, associent un dossier contourné en viole avec des pieds carrés posant sur des toupies qu’enlace une feuille d’acanthe.
BRIZARD (Sulpice), menuisier parisien, né vraisemblablement vers 1735, mortaprès 1 798 s . Ayant épousé Marie-Geneviève Meunier6, fille d’un artisan de son état, il acquit la maîtrise le 13 février 1762, selon les conditions de faveur accordées aux gendres de maîtres7. Trois ans après, il commença d’exploiter une boutique rue de Cléry, dans l’immeuble qui portait sous la Révolution le n° 262, et entreprit avec succès la fabrication des bois de sièges. Ses oeuvres, signées BRIZARD ou S. BRIZARD8, sont souvent composées avec une agréable fantaisie. Il a laissé dans le style Louis XV des bergères originales, dont la traverse antérieure offre un contour légèrement concave, au lieu de la forme bombée qui était de règle à l’époque. Plus tard, il créa de beaux modèles à dossier octogone. On lui doit aussi des chaises voyeuses d’une invention non moins recherchée. D’après un renseignement de Henry Havard, ce fabricant aurait été l’un des fournisseurs de la Couronne vers le début du règne de Louis XVI9. En tous cas notre Mobilier national possède de lui plusieurs ouvrages en bois doré qui datent de cette époque, outre une suite de petits sièges actuellement dégarnis et relégués dans les réserves du Gardemeuble ,0. Notre planche VIII montre une de ces dernières pièces, remarquables par leur très fine exécution. Sulpice Brizard est représenté au musée du Louvre, dans la collection Camondo, par quatre fauteuils ayant naguère appartenu au baron Double
Pierre, que l’on suppose frère du précédent, s’adonna au même genre de travaux, mais avec une moindre notoriété. Reçu maître le 22 juillet 1772 I2, il habita tour à tour rues de Cléry, de