H. Havard. Dict. de V Ameublement, t. II, col
10. Ern. Dumonthier. Le Mobilier national, Bois de Sièges, Paris, s., d., pl. xxm.
11. Carie Dreyfus, Musée du Louvre. Mobilier des XVIIe et XVIIIe s. 2<= éd. [1922], nos 223 à 226.
l’Echiquier et d’Hauteville Il mourut le 2 septembre 1804, âgé de soixante-sept ans 1 2. Ses productions sont marquées P. BRIZARD.
BROCHET (Jean-Baptiste) travaillait, comme artisan privilégié de l’Université, dans les bâtiments du collège de Boncour (aujourd’hui l’école Polytechnique), quand la maîtrise lui fut conférée le 14 juin 1741 3. Il résida ensuite rue Contrescarpe, derrière l’abbaye Sainte-Geneviève, d’où il disparut vers 1788. Cet artisan pratiquait à la fois la menuiserie et l’ébénisterie. Pour orner ses meubles, il employa des bronzes fournis par le fondeur Bouchard 4 5.
BROCSOLLE (Jacques), menuisier parisien, maître depuis le 20 février 1743 s, possédait un atelier très actif dans le faubourg Saint-Germain, sur la place de l’Estrapade, à l’entrée de la rue des Postes. Il fabriquait des tables ordinaires et ployantes, dont quelques-unes de dimensions exceptionnelles, ayant jusqu’à douze et quinze pieds de long. Il faisait aussi des buffets, des sièges et des couchettes. Sa maison était en pleine prospérité, lorsqu’il succomba le 20 septembre 1763 6.
Louis, frère du précédent, devint maître le 20 décembre 1755 7 ; il exerça jusqu’à la Révolution, d’abord rue Saint-Nicolas-du-Chardonnet, puis rue de la Corne. On le trouve cité dans le livre-journal du tapissier Bonnemain pour des fournitures de guéridons et de tables à coiffer 8; mais il produisait principalement des bois de sièges. J’ai rencontré sa marque L. BROCSOLLE sur deux bergères Louis XV se singularisant par leur forme étroite et guindée.
BROUST fut l’un des menuisiers attachés au service du Garde-meuble sous la Régence. Il exécuta pour les maisons royales des fauteuils et des prie-Dieu 9.
BRULLE (Jacques), ébéniste à Paris, reçu maître le 8 novembre 1776 I0, mourut moins de trois ans après. Au mois de septembre 1779, eut lieu en son domicile, rue de la Pelleterie, la vente des ouvrages dépendant de sa succession; elles comprenaient des meubles en bois des Iles, de belles tables en noyer et un tric-trac d’ébène ”. Une table en marqueterie, signée de l’estampille BRULLE, figurait dans la collection du vicomte Clifden exposée à Bethnal-Green en 1893 I2-
BRUNELT (Christophe) travailla rue du faubourg Saint-Antoine, puis rue de Charenton, de 1791 15 à 1798. Il s’établit ensuite marchand de meubles, boulevard Montmartre, n° 139 I4. Avec des ébénistèries en acajou de fabrication courante, Brunelt faisait des secrétaires et commodes en merisier, valant 200 à 230 livres IS.