‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 55 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris

15. On peut citer parmi ses principaux collaborateurs les ouvriers ébénistes Georges Ott, Jean Hüff, et Georges-Louis Günther, connu dans le faubourg Saint-Antoine sous le surnom de Guindé. (Voy. ci-dessous. Bilan de Ferd. Bury, et Arch. nat. Y. 1 4 1 1 5 , 17 avril 1785.)

16. Cf. Arch.de la Seine, Bilans, cart. 58, bil. du tap. Gavaret, 1782 ; cart. 72, bil. du tap. Math. Law, 1788, etc. — Livres de Commerce. Reg. 2278. Journal des march. Frost et Cie ; Reg. 2441. Journal du tap. Bonnemain jeune.

17. Il dut déposer son bilan le 29 oct. 1789; ce document accusait d’ailleurs un excédent d’actif d’environ 1300 liv. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 76.

du xixe siècle, comme le prouve une annonce parue à cette époque dans les Petites Affiches pour appeler l’attention des amateurs sur un « secrétaire en acajou plein, ouvrage superbement traité de Ferdinand1 ». Les contemporains ne le désignaient que sous cette appellation familière et luimême en fit son nom de commerce; néanmoins ses meubles sont signés: F. BUR'/. On connaît d’assez nombreuses pièces frappées de cette empreinte. Les plus remarquables présentent de riches revêtements en mosaïque de bois des Indes. Une commode de ce genre passa aux enchères à la vente Beurnonville (juin 1884). Une autre, après avoir figuré dans les collections Double et Rikoff, fut acquise par le comte Isaac de Camondo qui l’a léguée au Louvre2. Sur celle-ci l’estampille de Riesener accompagne la marque de Bury et semble attester une collaboration des deux maîtres.

C^ADOUT (François) tenait un atelier de menuisier-ébéniste à Paris, rue de Charenton, sous le Directoire et le Consulat. Il était connu comme fabricant de petites tables en tous genres, telles que servantes, chiffonnières, tables de nuit, tables à déjeuner avec dessus de marbre, et tables dites « à trois fins », formant bureau, damier et tric-trac3.

CAFFIERI (Jacques), fameux fondeur et sculpteur du Roi (1678 fi 1755), passe pour être l’auteur de très beaux meubles dont les cuivres portent l’inscription : fait par Caffieri. On a cru que, suivant l’exemple de Boulle et de Cressent, cet artiste pratiquait l’ébénisterie aussi bien que la ciselure 4; en réalité il ne travaillait pas le bois et laissait façonner par des hommes du métier les ouvrages de laque et de marqueterie que devaient enrichir ses magnifiques ornements. La commode célèbre qui lui est attribuée dans la collection Wallace à Londres fut construite par l’ébéniste Gaudreau.

CAGNARD (Claude-Antoine), né probablement vers 1715, mort après 1 798, exerça longtemps rue Traversière-Saint-Antoine, comme menuisier-sculpteur et marchand de sièges en bois canné 5. Il compta parmi ses collaborateurs 1 ouvrier Jérôme Dalmace, qui était comme lui sculpteur autant que menuisier6. Dans ses vieux jours cet artisan se retira rue Lenoir7.

CAILLOIS (Jacques-Nicolas), menuisier en meubles, reçu maîtreà Parisle 31 mai 1760 8, travailla rue Sainte-Barbe jusqu’au début du règne de Louis XVI 9. Son estampille figure sur une

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