‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 62 sur 397 · Alin. des Bastimens, 1774, p · texte numérisé non relu

Alin. des Bastimens, 1774, p

9. Arch. du Musée Condé à Chantilly. Reg. des Ordonnances, pour le paiement des travaux du Palais- Bourbon (1769-1774); Compte général de la Construction du Palais-Bourbon (1769-1773) ; Registre des dépenses du Prince de Condé, art. 1389, 1764-1771 ; Reg. des Ordonnances pour Paris, Chantilly, Vanves, 1767-1774.

10. Id. Carton AC. 6. Mémoire de Sculpture... fait pour S. A. S. Mgr le prince de Condé... par Lachenais, sculpteur...

de lions ornaient les traverses reliant des colonnes cannelées en spire. Au chevet, l’Immortalité, sous les traits d’une jeune femme, couronnait de lauriers un médaillon du vainqueur de Rocroy, tenu par un enfant qui symbolisait le génie de la guerre. Sur le dais, trois autres enfants portaient le blason du prince et des cartels à son chiffre '. — Carpentier concourut aussi à l’ameublement de nombreuses demeures seigneuriales, telles que le château d’Hénonville en Beauvoisis 1 2 3, de Vernie et de Ségrie dans le Maine5. Il paraît avoir succombé vers

Ce maître, qui signait L. C. CARPENTIER, a laissé des sièges d’un très beau caractère. Il est représenté au musée Jacquemart-André par une suite de huit fauteuils et deux bergères, à dossiers contournés et pieds fuselés, qui datent de la fin du règne de Louis XV. Deux autres mobiliers, que Champeaux signalait dans son livre sur le Meuble comme appartenant au baron d’Ivry, ont passé par héritage l’un chez Mme Henri Schneider, l’autre chez Mme la comtesse H. de Gontaut-Biron. Le musée des Arts décoratifs de Strasbourg possède un joli fauteuil, de forme peu commune, sur laquelle le maître a plusieurs fois imprimé son estampille. Notre planche X montre une autre production de son atelier qui figurait dans l’ancienne collection Alphonse Kann.

CARRÉ (L.-C.). — Le catalogue de la vente T. Broët (mai 1909) mentionne cette marque sur le canapé d’un beau mobilier de salon Louis XVI, ouvrage qui portait en réalité le poinçon de Louis-Charles Carpentier.

CASTRE, tourneur à Paris, rue des Cordeliers, est cité eni78i dans Y Almanach des Marchands du Royaume « pour les chaises les plus à la mode ».

CATHERINET (Jean-Baptiste), né en 1738 4, passa maître menuisier cà Paris le 11 décembre 1776 5, fut député de sa corporation 6 et vécut au moins jusqu’en 1795 7. Etabli rue du Faubourg- Saint-Antoine, il produisait des menuiseries ayant une certaine valeur artistique, comme des meubles d’église en chêne sculpté 8. Je possède à la campagne une grande armoire de chêne, signée J. B. CATHERINET.

CAUMONT (Jean), né en 1736 9, gagna la maîtrise cà Paris le 14 décembre 1774 et devint député ou conseiller de sa communauté I0. Il tenait fabrique et magasin rue Traversière, dans la maison qui porta le n° 4 sous la Révolution ". A cette époque Caumont fit partie du comité de la section des Q uinze-Vingts et fut élu juge de paix12. En 1794, le tribunal de commerce le

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