O F. DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES DU XVI IL SIÈCLE
Planche XI
Dessins d’un b d’après des
THOMAS CHIPPENDALE
urcau à bibliothèque et de sièges en différents genres Planches du Cabinet Ma/cer’s Uireclor (1754-1762).
GLAISE (Pierre-Sébastien), maître ébéniste à Paris, rue Saint-Roch, expertisa en 1743 les marchandises dépendant de la succession de son confrère Burgevin b
CLÉMENT (Jacques-Marie), né à Paris en 1762, était compagnon ébéniste au faubourg Saint-Antoine lorsqu’il prit part à l’assaut de la Bastille. Il pénétra l’un des premiers dans la vieille forteresse, mais eut un œil crevé dans la bagarre, probablement par la maladresse d’un frère d’armes. Volontaire soldé en 1790, puis incorporé dans la 35e division de gendarmerie, Clément vécut jusque sous le règne de Louis-Philippe et obtint en 1833 la pension de 250 fr. accordée aux anciens héros du Quatorze-Juillet b
CLÉRET (Pierre), passé maître menuisier à Paris avant 1738, exerça rue Saint-Nicolas jusque vers la fin du règne de Louis XV 1 2 3 4 5. Il faisait des cadres et des petits meubles, tels que des étagères d’angle, en bois vernis imitant les laques de Chine. On connaît des productions de ce genre, signées P. CLERET.
COBB, ébéniste et tapissier à Londres, 72, Saint-Martin’s lane, devint au début du règne de George III un des fournisseurs ordinaires de la cour britannique b II passe pour avoir mis à la mode dans son pays le genre de table à mécanisme élévatoire auquel fut donné en France le nom du docteur Tronchin s. Un auteur qui écrivait en 1828 nous a conservé un amusant croquis de ce personnage : « Cobb, dit-il, était peut-être un des hommes les plus orgueilleux de l’Angleterre. On le voyait toujours vêtu d’une manière aussi coûteuse que magnifique; c’est ainsi qu’il se pavanait dans son atelier pour en diriger les travaux6 ».
COCHET. Voy. Choquet.
COCHOIS (Ci-iarles-Michel), maître et marchand ébéniste à Paris, décédale Ier février 1764 7, rue des Petits-Carreaux, où il se trouvait établi depuis une trentaine d’années 8. 11 a laissé son estampille C. M. COCHOIS sur de gracieux ouvrages se rattachant encore au style de la Régence, comme une petite table-bureau, en marqueterie de bois satiné, garnie d’ornements à rocailles et de chutes à têtes de femme, ayant figuré dans l’ancienne collection Aubert9.
COCHOIS (Jean-Baptiste) faisait commerce de meubles à Paris, rue Coquilliére, près de l’hôtel de Laval, quand il devint maître ébéniste le 22 décembre 1770 I0. Plus tard, il habita rue Saint-Honoré, dans le voisinage de l’Oratoire”, et, en dernier lieu, rue Croix-des-Petits-Champs, n° 45, où il mourut en 1789 I2. Ce fabricant se fit connaître par des ouvrages de luxe et de fan-