‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 8 sur 397 · JEAN AVI SSE · texte numérisé non relu

JEAN AVI SSE

Chaise Louis XV.

(coll. du comte Arnauld Doria).

avoir tenu d’atelier. On perd sa trace à partir de 1803 '. Ses ouvrages signés J. A. ARTZT sont relativement rares. Le comte Antoine de Salverte possède de lui un secrétaire à panneaux de placages, encadrés de marqueteries en bois jaune qui simulent des rubans tortillés.

AUBÉ, marchand de meubles à Paris sous Louis XVI1 2, figure comme ébéniste dans plusieurs éditions de Y Almanach du Commerce publiées vers la fin du xvme siècle. Il résidait à cette époque rue des Prouvaires, n° 551. Sa maison, transférée plus tard place du Carrousel, existait encore en 1810 3 4 5.

AUBIN. Voy. Œben.

AUBRY (Louis), reçu maître dans la corporation parisienne le 31 août 1774, demeura rue de Grammont jusqu’à la Révolution +, puis rue Saint-Nicolas, d’où il semble avoir disparu avant le Directoire. Il était en 1792 commissaire civil de la Section des Quinze-Vingts s. Ses productions signées L. AUBRY témoignent d’un talent très estimable. Cet ébéniste a laissé des ouvrages de marqueterie ornés de jolis cuivres dans le goût de Delafosse6, et des pièces en acajou, également d’un travail soigné, telles qu’une commode demi-lune de l’ancienne collection Gutierrez de Estrada 7. J’ai relevé sa marque sur un beau meuble d’entre-deux en bois moucheté, garni de baguettes à l’antique, avec des pieds en bronze patiné figurant des sphinx accroupis.

AUDEVILLE, compagnon ébéniste à Nantes, dirigeait dans cette ville, vers 1785, un atelier d’une quinzaine d’ouvriers au compte du marchand Lemasle. Il fut impliqué dans les poursuites que les maîtres-menuisiers nantais intentèrent contre son patron pour usurpation des privilèges de leur corps8.

AUDRY (Jacques), menuisier en meubles, né en 1743 9, mort à Paris le 20 mai 1 784 10. Fils d’un artisan du faubourg Saint-Antoine11, il prit la succession de son père comme ouvrier libre avant de gagner la maîtrise le 7 mai 1777 I2. Toute sa vie s’écoula rue de Lappe, où ses parents demeuraient lors de sa naissance et où sa veuve, Marie-Françoise Pasquier, continua de tenir boutique. Il ne manquait pas de talent, mais, faute de moyens, il végéta dans une situation médiocre. A sa mort on ne trouva chez lui qu’une dizaine de sièges et deux baldaquins de lit en cours d’exécution. J’ai rencontré une seule fois la marque J. AUDRY sur un petit canapé en bois sculpté et doré, à décor d’entrelacs; cette pièce d’une très bonne facture appartient à Mme de Largentaye.

1. A cette date, il se remaria dans la chapelle de l’Amb. de Suède, ayant pour témoins les ébénistes Krier et Sinz. Sa seconde femme n’était pas, comme on l’a cru, fille d’un confrère, mais d’un maraîcher de Dijon. (Arch. de l’Égl. luthérienne de Paris. Reg. cité, p. 300).

2. Arch. de la Seine. Consulat. Rapports, cart. 13, 24 déc. 1784. — Bilans, cart. 69, bilan de l’ébén. Kopp, 28 oct. 1787.

3. Alm. du Commerce, 1811 (sous la rubrique des « marchands de meubles »).

4. Liste générale des M^Men.-Ebèn. de Paris, 1782-1789. — Alm. des Adresses de Paris, 1791.

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