Arch. nat. Y. 12140, 9 mai
11. Bibl. du Protestantisme français, Paris. Livre des catéchumènes de l'oratoire de la rue Dauphine (mss.) cité par H. Vial, A. Marcel et A.Girodie, Les Artistes décorateurs du Bois, t.I, p. 112.
en 1729 à l’oratoire protestant de la rue Dauphine. Après avoir longtemps travaillé comme artisan privilégié rue de Lappe au Cygne rouge, il mourut vers 1755, laissant quatre enfants, dont une fille mariée à Gilles Joubert, ébéniste du Roi1 2. Ses fils, Isaac-Edmond, né en 1709 3, et Jean-Michel, de dix ans plus jeune4, exercèrent sans éclat la même profession au faubourg Saint-Antoine5. L’aîné d’entre eux se qualifiait « bourgeois de Paris » en 1771, dans l’acte de mariage de sa fille avec l’ébéniste Mathieu-Guillaume Cramer 6.
COLLIGNON (Jean-Louis) possédait un important fonds de marchand-ébéniste à Paris, au coin du boulevard Poissonnière et de la rue des Fossés-Montmartre, dans les dernières années du xvme siècle7. Les Petites Affiches du 23 brumaire an VII annonçaient la vente d’ « une belle collection de meubles rares en acajou, faits sous la direction du cit. Collignon et provenant de ses magasins8 ». Retiré des affaires, ce négociant habitait rue Saint-Fiacre en 1801 9.
COLLOGNE tenait un atelier d’ébénisterie à Bordeaux, rue Judaïque, sous Louis XVI, en faveur des franchises accordées dans cette ville aux artisans forains I0.
COLOMBET (Jean-Baptiste) s’associa en 1789 avec le maître-ébéniste J.-G. Frost à Paris pour exploiter un magasin de meubles que celui-ci avait fondé rue Croix-des-Petits-Champs ". La maison fit faillite en décembre 1791 12 et Colombet mourut l’année suivante13.
COLSON exécuta en 1707 de menus travaux d’ébénisterie pour le service du prince de Condé I4.
COMBY (Pierre), menuisier à Toulouse, se fit recevoir maître dans cette ville en 1782. Il avait présenté pour chef-d’œuvre un prie-Dieu que la communauté vendit 40 livres15, somme qui dénote un ouvrage d’un certain mérite artistique.
COPELAND (Henry), menuisier-ébéniste et dessinateur anglais, florissait à Londres, Gutterlane, Cheapside, au début du règne de George III16. En 1766, il donna quelques modèles de sièges, d’une composition touffue et bizarre, pour un recueil anonyme, The Chair-makers Guide, puis collabora dans le goût classique au New Booli of Ornaments, publié en 1768 par son confrère Mathias Lock. On lui attribue l’invention d’un genre de dossier dont les sculptures à jour forment un assemblage de cercles enchevêtrés.