‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 83 sur 397 · Arch. dép. de la Loire-Inférieure, E · texte numérisé non relu

Arch. dép. de la Loire-Inférieure, E

13. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 72, 23 juil. 1788; cart. 112, 8 oct. 1778.

parut en 1794 devant le tribunal révolutionnaire, comme témoin à charge dans le procès des noyades de Nantes \

COSSON (Jacques-Laurent), reçu maître à Paris le 4 septembre 17651 2, exerçait rue de Charonne sous l’enseigne de Louis XIV ou du Grand-Monarque \ En 1772, l’ Almanach des Marchands du Royaume le signalait comme un ébéniste réputé. Après avoir travaillé pour les magasins de ses confrères Moreau et Migeon4, il fournit à des tapissiers en vogue un grand nombre de pièces en acajou et en bois de rapport, notamment des bureaux avec serre-papiers, des secrétaires en forme de commodes à gradin, des tables de nuit à cylindre, des trou-madame montés sur roulettes 5 . Cosson fut élu député ou conseiller de sa corporation en 1 7^4 6- Sous la I erreur, il maria sa fille Françoise au citoyen J.-F. Laurent, ex-vicaire de la paroisse Sainte-Marguerite, devenu membre delà Commune de Paris7. Il vivait encore en 1805 \

Ce maître, qui marquait J. L. COSSON, est représenté au musée du Louvre, dans la donation Schlichting, par un beau secrétaire en placages de bois satiné, garni d’encadrements à baguettes et rosaces. Le South Kensington Muséum possède une petite table dont les fines marqueteries de bois et d’ivoire représentent des groupes de personnages, et qui porte l’estampille de Cosson conjointement avec celles des ébénistes Deloose et Jansen. On peut encore citer du même auteur deux précieux secrétaires ornés de porcelaines de Sèvres, ayant fait partie de la collection du vicomte Clifden exposée à Bethnal-Green en 1893 9.

COUET (Louis-Jacques), ébéniste parisien, acquit la maîtrise le 12 octobre 1774 et devint député ou administrateur de sa communauté10. Après avoir habité rue de Buci jusqu à la Révolution, il transféra son atelier rue Abbatiale. On le trouve mentionné pour la dernière fois dans V Almanach du Commerce de l’an XIII. Une de ses productions, signée J. L. COUET, parut à l’Exposition des Arts décoratifs en 1882. C’était une table de nuit cylindrique présentant des marqueteries vertes sur fond de citronnier; elle appartenait alors à M. Léon Fould.

COUILLAUD (Jacques), maître ébéniste à Nantes, y demeurant rue du Port-Maillard, dirigeait en 1788 un important atelier pour le compte du marchand de meubles Cormeray. L année suivante, il fut élu juré de sa corporation11.

COULERU (Abraham-Nicolas)'2, un des meilleurs ébénistes régionaux de son époque, naquit à Bart, dans le comté de Montbéliard, en 1716. Destiné à l’état de tourneur-rouettier qu’exerçaient plusieurs membres de sa famille, il apprit ce métier dans sa jeunesse, puis

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