‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 86 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris

13. Arcn. aeia seine, Livres ae commerce. Keg. 1 242,243, etc. — V. aussi. Id. Bilans, cart. 74. Bil. du tap. Brébant, 22 avril 1789; cart. 78, bil. du tap. l’ébén. Cramer, 31 mars 1790; cart. 97, bil. de l’ébén. J.-C. Cochois, 22 niv. XII, etc. Dans la plupart de ces documents le nom est écrit « Cresson » ou « Cressent ».

14. Arch. nat. O2. 513. — Ce menuisier-ébéniste est inscrit dans l’état des commandes sous le nom de « Cresson père », mais signa sa soumission : Craisson. Il avait un fils établi dans la même rue, n° 32, auquel le Garde-meuble demanda également des ouvrages en noyer.

Cte F. DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES DU XVIIIe SIÈCLE.

Planche XII

CHARLES CRESSENT.

i. Bureau de style Régence, en bois de placage, orné de cliûtes à têtes de femme

(Musée du Louvre).

2. Grande commode de style Régence, provenant de M. de Selle.

(coll. Wallace à Londres).

sade de Suède, une fille de son confrère Isaac-Edmond Collet1. La maîtrise lui fut conférée le 4 septembre suivant 2. Après avoir travaillé quelques années rue du Faubourg Saint- Antoine 3, il s’établit rue du Bac. Cet artisan, habile et minutieux, se distinguait dans la fabrication des ébénisteries de luxe. Avec toutes sortes de meubles en marqueterie et en acajou, on trouvait chez lui une quantité de petites tables « à musique, à jouer, à écrire, à déjeuner, à thé », des nécessaires de toilette, des rouets pouvant se mettre sur les genoux, et autres menus objets dans lesquels il faisait valoir la précision de sa main-d’œuvre4. Il eut pour collaborateurs le fondeur Hart, le doreur Monot 5, et le tabletier Compigné auquel il demandait des peintures sous verre pour décorer certains de ses ouvrages6. Comme beaucoup d’ébénistes, Cramer fut ruiné par la Révolution. Le 3 i mars 1790, il dut suspendre ses payements, ayant encore en magasin plus de 15.000 livres de marchandises 7. Il succomba peu après, probablement vers la fin de l’année 1794 8.

Ce maître, qui signait M. G. CRAMER, est représenté dans notre Mobilier national par une commode de la fin du temps de Louis XV offrant cinq panneaux de marqueterie, dont l'un montre un paysage animé de figures, les autres des vases de fleurs et des trophées d’attributs. Il existe, dans plusieurs collections, de charmantes tables provenant de son atelier9. L’œuvre la plus remarquable que l’on connaisse de lui est un bureau à cylindre qui parut à la vente de l’antiquaire Eugène Kræmer 10 et dont notre planche X montre une reproduction. Ce magnifique morceau, richement garni de bronzes dans le goût de Delafosse, provient de l’ameublement des rois de Sardaigne au palais de Turin.

CREMER (Ernest-Louis-Jean), né en 1731,5e fit recevoir maître à Paris le 23 juillet 1777; il demeurait rue de la Roquette, où il mourut le 14 mai 1793 On ne sait rien de ses travaux. Les renseignements qu’Alfred de Champeaux a cru fournir au sujet de cet ébéniste concernent un homonyme du dix-neuvième siècle12.

CRÉPI (François-Barthélémy CRESPI, dit), également appelé Romain , était sans doute originaire delà ville qui lui valait ce surnom. Né en 1744 13, il vint dans sa jeunesse exercer au faubourg Saint-Antoine, où il travaillait déjà depuis une douzaine d’années lorsque la maîtrise lui fut conférée le 22 juillet 1778 ’4. Crépi habita plus tard rue de la Pelleterie, puis rue de la Calandre jusqu’à la Révolution. Il faisait de jolis nécessaires en acajou bandés de cuivre IS.

1. Arch. de l’Église luthérienne de Paris. Reg. des Mariages célébrés en la chapelle de V Ambassade de Suède , p. 28.

Page 1