Annonces, Affiches et Avis divers, 1789, p
CRESSENT (Charles) célèbre ébéniste du Régent, né à Amiens le 16 décembre 1685, niort à Paris le 10 janvier 1768. Il était fils de François Cressent, sculpteur du Roi, et petit-fils d’un maître menuisier qui pratiquait aussi la sculpture. Lui-même étudia cet art auprès de son père pendant qu’il poursuivait son apprentissage professionnel dans sa ville natale, très probablement chez son aïeul, qui vécut jusqu’en 1707. Il vint ensuite se fixer à Paris, où il se fit recevoir membre de l’Académie de Saint-Luc le 14 août 1714. Ses talents pour la ciselure furent employés alors par les sculpteurs Girardon et Le Lorrain. Quelques années plus tard, au mois de septembre 1719, il épousa Claude Chevanne, veuve de Joseph Poitou, ébéniste du duc d’Orléans. Sa femme lui apportait un établissement considérable, occupant une suite de quatre maisons sises rue Notre-Dame-des-Victoires et dont la première faisait l’angle de la ruejoquelet (aujourd’hui rue Léon-Cladel). Cressent obtint peu après le même titre que son prédécesseur.
Au service d’un prince fastueux qui aimait les arts, goûtait les nouveautés et faisait embellir à grands frais sa résidence du Palais-Royal, le maître put donner la mesure de ses talents. On ne connaît malheureusement aucune des œuvres qu’il exécuta pour le duc Philippe d’Orléans, Régent de France; mais d’autres pièces sorties de son atelier à la même époque montrent avec quelle noble fantaisie il savait exprimer dans ses travaux l’idéal d’élégance raffinée et de grâce voluptueuse auquel aspirait la société contemporaine. Deux ravissantes armoires ayant figuré à l’Exposition rétrospective de 1900 en offrent un exemple1 2. Malgré leur architecture classique, ces ouvrages n’ont rien de la solennité un peu théâtrale qui caractérisait les meubles du temps de Louis XIV. La douceur de leurs placages s’harmonise avec une décoration légère et capricieuse à laquelle concourent des coquilles baroques, des moulures bizarrement historiées et de fines consoles enguirlandées de fleurs portant des amours qui symbolisent les arts. Plus typique encore est une splendide commode de la collection Wallace, toute dessinée en lignes sinueuses qui se courbent, se brisent, rebondissent et s’étirent avec la plus harmonieuse souplesse (pi. XII). Le mouvement que suit le contour du tablier, — ce joli rythme « en arc d’arbalète » spécial au stylede la Régence, — se trouve répété dans le profil même du meuble, formant, au milieu de la façade, une petite partie plane et dormante, entre les deux surfaces galbées où se découpent les tiroirs. Mais cette commode émerveille surtout par la magnificence de ses ornements. L’ébénisterie disparaît presque sous une éblouissante parure de bronze, un tourbillonnement de rocailles échevelées, de fleurs et de feuilles, parmi lesquelles se détachent deux admirables dragons empruntés à la Chine et un charmant masque de femme inspiré de Watteau. Rien qu’à voir la prédominance des cuivres sur le bois dans certaines créations du maître, on pourrait deviner quelles furent conçues par un artiste jaloux de faire briller ses talents pour la sculpture. Cressent modelait en effet les appliques de ses œuvres; il les faisait même fondre sous ses yeux et
1. Bibliographie : P. Mantz. Les Meubles du XVIIIe s. ébéniste et collectionneur, publiée dans les Archives de V Art fran- ( Revue des Arts décoratifs, 1884). — A. de Champeaux. Le çais, nouv. pér., t. X, Paris, 1919.
Meuble, t. II, p. 123 à 136. — E. Molinier. Hist. gin . des Arts 2. Exp. LJniv. de 1900. Catalogue de l'Exp. rétrospective de appliqués à l'Industrie , t. III, p. 101 et suiv. — H. Vial, A. V Art français, p. 182 et 299. — Ces armoires ont été reproduites Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, dans l’ouvrage de E. Molinier, Hist. gin. des Arts appliqués à p. 124-126; t. II, p. 224-225, — et surtout la remarquable l'Industrie, t. III, pl. VIII. Elles se trouvent actuellement à monographie de MIle M.-J. Ballot : Charles Cressent, sculpteur, Paris chez M. E.-M. Hodgkins.
souvent les ciselait de sa main, malgré les règlements corporatifs qui interdisaient de cumuler deux professions. Plusieurs fois il fut appelé en justice pour ses empiètements sur les privilèges des bronziers. Le Régent vivait encore lorsque les premières poursuites s’exercèrent contre son ébéniste; elles aboutirent le 5 novembre 1723 à une sentence de police lui faisant défense d’utiliser des cuivres qui ne sortaient pas de l’atelier d’un fondeur. Douze ans plus tard, Cressent dut soutenir un procès contre les doreurs; puis, en 1743, cité de nouveau devant le tribunal du Châtelet, il fut condamné ci l’amende avec l'ouvrier Jacques Confesseur qui consentait à couler ses bronzes.
Outre les ornements de ses meubles, l’artiste produisait des candélabres et de belles pendules en cuivre doré. Un de ses cartels, représentant T Amour vainqueur du Temps, orne la chambre des requêtes à la cour de Cassation. Il ciselait aussi des médaillons, des statuettes et des bustes. O11 lui doit un portrait de grandeur naturelle, en bronze patiné, du duc Louis d’Orléans, fils du Régent, personnage qui ne joua qu’un rôle effacé dans l’histoire, partageant sa vie entre les œuvres pies et les travaux d’érudition. Ce prince, à la mort de son père, avait fait de Cressent son ébéniste attitré et lui conserva son patronage jusqu’en 1743, date à laquelle il se retira du monde pour finir ses jours à l’abbaye de Sainte-Geneviève. Malgré l’austérité de ses mœurs, il tenait de famille le goût des belles choses. Nous en trouvons la preuve dans une armoire qu’il fit exécuter pour sa collection numismatique. C’est un meuble sobre et gracieux, traité dans le pur style Louis XV, en marqueterie de bois satiné, avec des cadres à rocailles d’une légèreté exquise. Quand le prince mourut en 1752, les Génovéfains reçurent en souvenir de lui son médaillier surmonté de son buste. Le cabinet des Antiques de la Bibliothèque nationale a recueilli ces deux précieux spécimens des travaux du maître comme ébéniste et comme sculpteur.
Avec les ducs d’Orléans, Cressent fournissait plusieurs souverains étrangers. Nous savons qu’il reçut des commandes du roi Jean V de Portugal et du prince Charles-Albert, électeur de Bavière. Parmi ses clients figuraient les personnages les plus fastueux et les amateurs les plus éclairés de l’époque : le duc de Richelieu, le comte de Sainte-Maure, Crozat, Julienne, le marquis de Marigny, frère de Mme de Pompadour, Bonnier de La Mosson, Blondel de Gagny, les fermiers généraux Daugny et Verdeillon-Desfournets, M. de Selle, trésorier général de la Marine1. Ce dernier possédait les armoires à figures d’enfants et la grande commode aux dragons signalées plus haut. Il avait encore acheté à Cressent deux pendules en cartel, un bureau avec son serrepapiers, et un superbe cabinet orné « dans le goût antique », ce qui constituait une originalité remarquable pour un ouvrage exécuté en pleine floraison du style rocaille. Les volets de cette armoire portaient les médaillons des douze Césars et l’on voyait sur le socle des guerriers romains accompagnant un éléphant chargé de trophées2. Les effigies du Roi et du Dauphin, qui décoraient aussi ce meuble martial, donnent lieu de croire qu’il fut inspiré par la victoire de Fontenoy, remportée en présence du « Bien-aimé » et de son fils au printemps de 1745.
1. M.-J. Ballot, ouv. cité. — A. de Champeaux. Le Meuble, fol. 84 v°. t. II, p. 135. — Annonces, Affiches et Avis divers, 1764, p. 213. 2. Catalogue des Effets curieux du Cabinet de feuM. de Selle...
— Bibl. du Musée Carnavalet, Mss. Nouv. acquis., 92-99, n° 26, par Pierre Remy, Paris, 1761.
L’année suivante, Cressent renouvela, pour sa vie durant, le bail de la petite maison qu’il occupait rue Joquelet au coin de la rue Notre-Dame-des-Victoires. Il était alors veuf, mais vivait avec son père, le sculpteur du Roi, âgé de quatre-vingt-trois ans. Sa demeure comportait un atelier assez vaste occupant le rez-de-chaussée de l’immeuble. Une entrée spéciale desservait les étages, dont le premier était consacré aux pièces d’honneur et le second aux logements. Cressent y avait installé une importante collection à laquelle il consacrait depuis longtemps le fruit de son travail. Il possédait plus de cent cinquante tableaux de maîtres, dont une étude de Raphaël, une Madeleine du Titien, une Vierge de Dürer, des Holbein, des Téniers, et plusieurs grandes toiles de Rubens. Son cabinet renfermait en outre des médailles, des ivoires et d’autres objets précieux. Ce n’était peut-être point par seul amour des arts qu’il avait rassemblé toutes ces richesses, encore moins par spéculation, mais plutôt par vanité, car il penchait à se montrer un peu glorieux, faiblesse excusable chez un homme de son mérite. Quoi qu’il en soit, sa passion d'amateur l’entraînait à des folies ruineuses et devait empoisonner par de continuels besoins d’argent les dernières années de son existence. Dès 1748, sa situation était devenue si embarrassée qu’il dut organiser une vente aux enchères de sa collection et de ses marchandises. Celles-ci comprenaient alors une cinquantaine d’ouvrages. Cressent lui-même en rédigea le catalogue \ Dans une langue rugueuse et emphatique, il insistait sur les soins apportés à leur fabrication pour les rendre dignes d’ « être placés dans les plus beaux appartemens » et de « satisfaire le goût des plus parfaits connoisseurs ».I1 prônait par exemple « deux commodes d’un contour extraordinaire à toutes celles qui se sont faites jusqu’à présent, avec deux portes sur les côtés, enrichis d’ornemens et bronzes. Il y a sur le devant deux enfans qui balançent un singe, le tout parfaitement cizelé, d’or moulu, le marbre de Verret du plus beau »... Ces meubles se trouvent aujourd’hui en Angleterre, chez le baron James-Armand de Rothschild. On peut voir la réplique de l’une d’elles dans la collection Schlichting au Louvre2. Notre musée national renferme un autre chef-d’œuvre décrit dans la même brochure. C’est un bureau plat offrant des bustes de femme aux angles et des masques sur les côtés 3 (planche XII); il est accompagné d’un grand cartonnier que surmonte une statuette de Diane entre deux groupes de sculpture représentant le hallali d’un cerf et celui d’un sanglier4. Au Palais-royal de Munich se trouve une horloge ayant paru aussi à cette vente. On y remarquait encore une bibliothèque avec des bustes personnifiant les quatre parties du monde, une armoire montrant les figures des quatre saisons, un curieux secrétaire déguisé sous la forme d’une commode, et des encoignures ornées d’oiseaux à la poursuite d’un hibou... La gêne où Cressent se trouvait alors transparaît dans ce détail que plusieurs beaux morceaux — sans doute les derniers terminés — étaient garnis de cuivre simplement « mis en couleur », l’artiste avouant n’avoir pu les faire dorer « attendu la trop grande dépense ».
Cependant la réclame faite autour de sa vente lui attira des commandes appu3rées par des avances de fonds qui lui permirent d’arrêter les enchères à l’une des premières vacations. Au
1. Catalogue des differens Effets curieux du sieur Cressent, ébéniste XV II h siècle. 2e éd. Paris [1922], n° 32.
des palais de feu S. A. S. Mgr le Duc d' Orléans, Paris, 1748. 3. Id. Ibid., n° 31.
2. Carie Dreyfus. Musée du Louvre. Mobilier du XVIIe et du 4. Ce dernier morceau n’est pas exposé.
lieu de se tenir pour satisfait d’avoir conservé la meilleure partie de sa collection, l’incorrigible vieillard se remit à l’augmenter en s’endettant de nouveau. Le mauvais état de ses affaires l’amena même à modifier le genre de ses œuvres. Faute de pouvoir les garnir avec une égale richesse, il les revêtit de fines marqueteries à dessins de fleurs, ce qu’il n’avait jamais fait jusque là, s’étant attaché par principe à n’employer que des placages très discrets pour mieux faire valoir la beauté des bronzes. Du reste, il n’eut le temps de produire qu’un petit nombre de pièces dans cette nouvelle manière. Bientôt les fatigues de l’âge et la faiblesse de sa vue le forcèrent de quitter l’établi1. Comme il n’avait d’autres ressources que celles qu’il pouvait tirer de sa collection, il fit deux tentatives pour les réaliser en 1756 et en 1765 2, mais beaucoup d’objets restèrent invendus, peut-être parce qu’il les disputait aux amateurs avec trop d’âpreté. Quand il s’éteignit à quatre-vingt-deux ans, sa demeure était encore toute encombrée de tableaux, estampes, marbres, bronzes et meubles d’art, sans compter une argenterie assez considérable, ni une riche garde-robe contenant plusieurs habits de drap mordoré et des vêtements écarlates brodés en dorure. Dans son testament le défunt se qualifiait non seulement « ébéniste de feu S. A. R. M§r le Duc d’Orléans, Régent du Royaume », mais aussi « sculpteur du Roi », titre qu’il avait dû obtenir en survivance de son père3. Il instituait pour légataire universelle la femme qui avait soin de son ménage en la chargeant d’acquitter ses dettes. Tout ce qui dépendait de sa succession fit l’objet d’une dernière vente à la requête des créanciers 4.
Cressent, quoi qu’on ait prétendu, n’a jamais signé ses bronzes ; il n’a signé que très rarement ses meubles. C’était le cas ordinaire chez les ébénistes de sa génération. Les règlements qui rendirent cette formalité obligatoire à Paris ne furent guère observés avant le milieu du règne de Louis XV, et, au début, uniquement pour les ouvrages destinés à circuler dans le commerce. Aussi le maître ne paraît avoir apposé sa marque C. CRESSENT que sur des productions de sa vieillesse offrant un intérêt secondaire. Ses œuvres capitales ne portent pas d'estampille; mais celles qu’on a pu identifier au moyen de traditions certaines ou d’anciens documents suffisent à justifier la très haute estime où le tenaient ses contemporains. Nous trouvons un écho de leurs sentiments dans les Nouvelles littéraires de l’abbé Raynal. Celui-ci, vers le milieu de l’année 1749, passant en revue les célébrités artistiques du jour, n’avait garde d’oublier cet « excellent ébéniste », qu’il louait à la fois comme artisan, dessinateur et sculpteur, vantant les belles formes et les savantes proportions de tout ce qui sortait de ses mains, la composition admirable de ses ornements, leur élégance et leur diversité. « Cressent, disait-il, a succédé à la réputation du fameux Boule dont le nom ne mourra jamais... [Il] doit avoir sa place parmi les grands artistes français5 ».
CRESSON. — Cette famille parisienne ne fournit pas moins de dix maîtres à la corporation des menuisiers-ébénistes sous Louis XV et Louis XVI. Les notices suivantes sont consacrées aux plus connus, dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms.
1. Avertissement au Catalogue de la 2* Vente des Objets curieux 3. Arch. de la Seine. Insinuations. Reg. 249, fol. 227 v°.
du sieur Cressent, ebéniste de 5. A. S. le Duc d'Orléans. Paris, 4. Annonces , Affiches et Avis divers, 1768, p. 200 et 247.
■756- — Cf. Ch. Blanc. Le Trésor de la Curiosité, Paris, 1857. 5. Correspondance... de Grimm, Diderot, Raynal, etc. Paris,
2. Ibid, et Annonces, Affiches et Avis divers, 1765, p. 181 . 1 877, t. I, p. 361.
CRESSON (Jacques-Louis), né à Paris en 1743,5e fit recevoir maître ébéniste, comme fils de maître, dès l’âge de seize ans, le 31 juillet 1759 ', mais renonça plus tard aux travaux de sa profession pour exploiter un magasin de meubles rue des Deux-Ecus. 11 se retira des affaires vers le début de la Révolution. Sous-lieutenant de la Garde nationale au bataillon de Saint- Honoré, puis investi de diverses fonctions concernant la vente des biens nationaux, Jacques- Louis Cresson devint administrateur de police et membre du Conseil général de la Commune1 2. Mis hors la loi avec tous ses collègues dans la nuit du 9 Thermidor, il monta sur l’échafaud le 29 juillet 1795 3.
CRESSON (Jean-Baptiste) tenait un atelier de menuiserie en meubles, rue de Clérv, vers le milieu du xvme siècle4. lia laissé son estampille I. B. CRESSON sur de jolis sièges dans le goût de la Régence, sculptés de fleurs, feuillages, coquilles et palmettes. Une chaise de cette sorte se trouve chez M. Pillaut.
CRESSON (Louis), habile menuisier en sièges, né en 1706, mort à Paris au mois de juillet 1761 5 . Ayant gagné la maîtrise comme fils de maître le 28 janvier 1738 6, il s’établit rue de Cléry, à T Image de Saint-Louis son patron 1 , sur la paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle dont il devint l’un des marguilliers 8. En août 1748, Cresson fut élu pour deux ans juré de sa communauté4. Pendant sa jurande, il engagea un important procès contre des ouvriers en meubles pour délit de coalition (sept. -déc. 1749). Le dossier de l’affaire montre qu’il était occupé alors à fabriquer des sièges de salon destinés au prince de Mérode-Grimberghen I0. Il fut plus tard fournisseur ordinaire du duc d’Orléans 11 et du prince de Coudé12. Vers la fin de sa carrière, il exécuta la menuiserie d’un appareil roulant, construit par ordre du médecin Bouvard et sous la direction de l’ingénieur Guérin de Montpellier, pour le jeune duc de Bourgogne devenu infirme. Cette machine, actionnée par des manivelles, était assez analogue à un chariot d’enfant. Elle comportait trois montants de bois sculpté, posant sur des roulettes et réunis par des traverses circulaires. Deux tiges mobiles soutenaient les accotoirs, recouverts de velours cramoisi à clous dorés et frange de soie. Tout l’intérieur du bâti reçut une garniture de même velours. Le travail, fait avec diligence « tant de jour que de nuit »,fut terminé le 10 janvier 1760''. Louis Cresson mourut l’année suivante, dans la cinquante-sixième de son âge.
Ce fabricant employa deux marques différentes. Quelques-uns de ses ouvrages — probablement les plus anciens — sont signés L. CRESSON, avec l’N à contresens. La plupart portent une inscription semblable, imprimée correctement et en moins grands caractères. On rencontre ces empreintes sur de très beaux sièges Louis XV, comme celui que représente notre planche