‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 90 sur 397 · Arch. nat. O1. 2867, fol. 39 et 50. O · texte numérisé non relu

Arch. nat. O1. 2867, fol. 39 et 50. O

XIII et qui a figuré dans la collection Jacques Doucet '. Mme la baronne de Caix possède, du même auteur, un gracieux fauteuil de bureau en noyer ciré. D’autres productions intéressantes de ce maître ont été signalées par Alfred de Champeaux dans ses notes manuscrites léguées à la bibliothèque des Arts décoratifs, et par A. Maze-Sencier dans son Livre des Collectionneurs.

CRESSON (Michel), frère du précédent, se distingua aussi dans la fabrication des sièges de luxe. Né en 1709 % il acquit la maîtrise le 30 août 1740 1 2 3 et succéda directement à Louis Cresson comme juré-menuisier, de 1750 à 17524 5. Son atelier était situé dans la même rue de Cléry, sous l’enseigne du Gros-Chapelet \ Après la mort de son frère, il fut appelé à fournir des ouvrages pour l’ameublement du prince de Condé au Palais-Bourbon et au château de Chantilly6. Il exerçait encore en 1773. — On lui doit de nombreux ouvrages marqués M. CRESSON, notamment un fauteuil en noyer ciré et sculpté à décor de rocailles, qui figure dans le mobilier de l’abbaye de Chaalis appartenant à l’Institut. Chez M. le duc de Trévise se trouve un beau siège du maître. Celui-ci était représenté également par des pièces remarquables dans les anciennes collections de M. Zarine 7, de l’antiquaire G. Hœntschel 8 et de Mme Monna-Delza, comtesse Patrimonio9.

CRESSON (René), frère des précédents, né vers 1705, se fit recevoir maître menuisier à la même date que Louis, le 28 janvier 1738'° ; il mourut avant 1749. Son estampille: CRESSON LAINE, a été relevée sur des sièges de style Régence, dont un spécimen faisait partie de la vente du vicomte de Bondy, à la Galerie Durand-Ruel, en mai 1891.

CREUTZ (Bartold), ébéniste d’origine allemande, passé maître à Stockholm en 1753, vécut dans cette ville jusqu’en 1808 Il travaillait activement pour l’exportation. En 1766-1767, il expédia sur Dantzig une trentaine de meubles marquetés en bois de couleur, avec des ornements de bronze doré.

CRIAERD ou CRIARD, famille flamande dont plusieurs membres turent maîtres ébénistes à Paris.

Antoine florissait dans la première moitié du règne de Louis XV. Il eut, vers la fin de cette période, des relations d’affaires avec le fabricant et marchand de meubles Migeon, dans le voisinage duquel il habitait au faubourg Saint-Antoine I2. Ses travaux sont signés en grandes lettres A. CRIAERD. Les collections de Chaalis léguées à l’Institut par Mme Edouard André renferment une commode en tombeau, à placages d’amarante, qui porte cette estampille.

Mathieu, frère cadet du précédent, né en 1689 ’3, gagna la maîtrise le 29 juillet 173814. Établi rue Traversière-Saint-Antoine, il pratiqua son métier avec succès et travailla notamment pour

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