‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 97 sur 397 · Arch. de la Seine. Enregist. Table des Décès. Q · texte numérisé non relu

Arch. de la Seine. Enregist. Table des Décès. Q

DANKBAR (Karl) florissait à Vienne (Autriche) sous le règne de l’empereur Joseph IL — A. de Champeaux a mentionné dans son livre sur le Meuble un petit bureau de style classique, en bois de rapport, à personnages et paysages sur fond blanc, signé dans la marqueterie 7 \arl Dankbar in Wien1 2. Ce meuble se trouve aujourd’hui chez le prince Murat, au château de Rocquencourt.

DANNINVAL (Claude-François-Xavier), reçu maître ébéniste à Paris le 18 septembre 1788, exploita jusqu’au début de l’Empire un fonds de marchand de meubles, rue Saint-Honoré, vis-àvis la rue de la Sourdière, à la Tête noire \

DARNAULT (Charles), l’un des marchands ordinaires de la Cour sous Louis XV3, tenait à Paris, rue de la Monnaie, près le Pont-neuf, sous l’enseigne du Roy d’Espagne , un magasin considérable d’ébénisteries, de glaces et d’objets d’art. L’étiquette de sa maison figure sur une commode recueillie par le South Kensington Muséum à Londres 4. Les fils Darnault, qui continuèrent le commerce de leur père, furent les fournisseurs attitrés du comte et de la comtesse de Provence 5.

DAUTRICHE (Jacques VAN OOSTENRYK, dit), originaire des Pays-Bas, vint se fixer à Paris avant 1743. D’abord simple ouvrier, puis artisan libre, il était déjà connu comme un marqueteur de talent lorsqu’il se fit recevoir maître ébéniste le 24 mai 1765 6. Il obtint ensuite des commandes pour les maisons royales et pour l’ameublement du comte d’Artois au palais du Temple7. Après avoir longtemps résidé rue Traversière, Dautriche habitait rue du Faubourg Saint-Antoine, non loin de l’asile des Enfants-Trouvés, quand il succomba vers la fin de l’année 1778. Son entreprise fut continuée par sa veuve, Elisabeth Hannot 8, qui la transmit bientôt à leur fils Thomas-Jacques.

Ce maître signait ses travaux du pseudonyme J. DAUTRICHE, traduction française de son nom flamand. Notre Mobilier national conserve de lui deux belles commodes en bois de rapport; l’une, d’époque Louis XV, à panneaux de fleurs, est exposée au musée du Louvre (planche XIV). Dans l’ancienne collection Rikoff figurait une pièce de la même époque, pré. sentant des mosaïques en carrelages d’un dessin peu commun9. On a vu d’autres bons meubles de marqueterie frappés de son estampille dans les ventes de l’antiquaire Chappey 10 et de M. Allard de Meeus11. Ses ouvrages en acajou sont plus rares. Le baron de Beurnonville possédait une commode de ce genre reposant sur des pieds à cannelures obliques et ornée de jolis bronzes dans la manière de Thomire 12 .

1. A. de Champeaux. Le Meuble, t. II, p. 201, et Notes mss. (Bibl. des Arts décoratifs, X, 45).

2. Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris, 1789. — A Un. de Paris, 2e partie, 1788-1789. — Annonces, Affiches et Avis divers, an IX, p. 4749 ; — Alm. du Commerce, 1805.

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