Id. 3 juin 1884, n
NILS DAHLIN.
Serre-papiers en laque de Chine, exécutée en 1771 pour Gustave III de Suède. ( Château Royal de Tullgarn).
JACQUES VAN OOSTENRYK, dit DAUTR1CHE Commode Louis XV en marqueterie à rosace de placages contrariés, Heurs et rinceaux
(Musée du Louvre).
Thomas-Jacques, fils du précédent, né à Paris en 17441, exerça la même profession, mais sans acquérir la maîtrise. Après avoir travaillé pour le compte de sa mère, il prit vers 1783 la direction de l’ancien atelier paternel. Cet ébéniste fut un des Vainqueurs de la Bastille 2 et se signala ensuite par son ardeur démagogique. Le Ier mai 1793, se qualifiant « président par intérim des sections du faubourg Saint-Antoine », il vint à la barre de la Convention donner lecture d’une adresse dont la violence scandalisa cette assemblée, pourtant difficile à émouvoir par des violences de langage 3. Peu après, fidèle à ses convictions, Dautriche, — alors âgé de quarante-neuf ans, — partit combattre les insurgés de l’Ouest. Il reçut devant Dol, le 22 novembre 1793, une blessure à laquelle il ne semble pas avoir survécu4.
DAVAUX. Voy. Devaux.
DAVID (David RŒNTGEN, dit). Voy. Rœntgen.
DAVIGNON (Denis), maître menuisier à Paris, fut un des entrepreneurs des Bâtiments du Roi, depuis 1685 jusqu’en 1707, date de sa mort5. Il exécutait principalement des travaux de grosse menuiserie, mais eut quelquefois l’occasion de fournir pour les maisons royales des bancs, des armoires et d’autres meubles d’utilité. En 1704, on lui commanda deux grandes tables ployantes en bois de noyer, destinées au pavillon des Globes à Marly 6 7.
DEBAUVE. Voy. Bauve.
DEBERGUE (François), menuisier à Valenciennes, faisait des bois de sièges ornés de riches sculptures. En 1756, les maîtres sculpteurs de cette ville lui intentèrent des poursuites pour usurpation de leurs privilèges. Un jugement du 17 juin 1758 déclara leurs saisies valables et condamna Debergue à l’amende 1 .
DEBON (François), menuisier en meubles, originaire de Normandie, exerçait comme artisan libre, à Paris, rue Saint-Nicolas, du temps de Louis XVI, livrant au commerce des bois de sièges et de couchettes 8. Il continua plus tard son industrie rue du Faubourg Saint-Antoine, n° 105. En 18 1 1 , le Garde-meuble impérial lui demanda des ouvrages en bois de hêtre pour les salons des ministres et des grands-officiers de la Couronne 9.
Son fils André-François, également menuisier-chaisier, né à Caen en 1765, fut un des Vainqueurs de la Bastille et obtint à ce titre une pension sous la monarchie de Juillet I0.
DECANT (Denis), menuisier parisien, reçu maître le 31 mars 1764”, fabriquait spécialement des sièges garnis de canne I2. Après avoir demeuré rue de Charenton, il s’installa rue des Ménétriers, d’où il disparut entre 1782 et 1785.
1. J. Durieux. Les Vainqueurs de la Bastille. Paris, 1 9 1 1 , p . 58.
2. Arch. nat. C. 35, 2081, 22 avril 1790; T. 5141, 5, Papiers du député Osselin. Liste des Vainqueurs de la Bastille, n° 464.
3. Répertoire de Tutey, t. VIII, no 2095. — Moniteur, 4 mai 1793 (Réimpression, t. XVI, p. 288).