‹ Les ecclésiastiques et les royalistes français réfugiés au Canada à l'époque de la révolution--1791-1802 [microform]Chapitre 68 sur 81 · L'ÈVÊQUE DE LÉON 1 KING · texte numérisé non relu

L'ÈVÊQUE DE LÉON 1 KING

Je vous adresse, Monsieur, M. de la Marre qui veut envoyer M. son fils dans la maison de M. Morrough, à Québec. M. de la Marre m'est certifié par des gens respectables et est tort ami de M. Desjardins qui est en Canada et qui l'a invité à y envoyer son fils. Je vous prie de lui procurer pour son fils un passeport de M. Dundas et de vouloir bien lui faire comprendre dans la lettre qu'il sera nécessaire que le ministre écrive au lord Dorchester en faveur de M. Louis-François- Gabriel Lecourtois pour lesquels je lui écrirai de mon côté ainsi qu'à M. l'évêque de Québec.

Je reçois une lettre de M. l'abbé Desjardins du 5 décembre par laquelle il me marque qu'il y. 3, trois ecclésiastiques qui désirent passer en Canada : l'un se nomme M. de Lavau, chanoine de Tours, actuellement à Baltimore. J'ai une connaissance particulière du mérite distingué dé cet ecclésiastique. L'autre se nomme M. Le Vadoux, prêtre de Saint-Sulpice, actuellement missionnaire aux Illinois Kaoskias, sur le Mis. sissipyi Le troisième, M. Didier, missionnaire à Saint-Louis, sur le Missouri. Lord Dorchester, .voudrait avoir mon témoignage sur ces messieurs. Je ne balance pas à engager le ministre à témoigner au lord Dorchester dans la lettre qu'il écrira à Sa Seigneurie, qu'il consent à l'admission de ces trois ecclésiastiques dans le Canada.

M. de la Marre, le père, se charge de remettre ma lettre par laquelle je vous renouvelle avec plaisir, mon cher monsieur, les sentiments d'attachement de votre, etc.

F. fr., Ev. DE LÉON.

11 avril 1794.

^ 389 — Pièce ce, page 98.

LETTRE DE DESJARDINS 1 KING; Monsieur,

J'use de la liberté que vous avez bien voulu m'accorder, de vous adresser mes paquets, et je saisis cette occasion de me renouveler dans votre souvenir. J'ai été sensible aux bontés que vous avez témoignées à mon frère, et à votre bonne volonté pour tous les ecclésiastiques français qui ont passé en Canada.

J'ai une grâce en ce genre à vous démander. Ce sont trois passeports pour le Canada, l'un pour M. Delavau^ chanoine de Saint-Martin de Tours, actuellement à Baltimore.

Le deuxième pour M. Chicoisneau, prêtre de la Congrégation de Saint-Sulpice, désirant se réunir à ses confrères au séminaire de Montréal, et résidant actuellement à Baltimore.

Le troisième pour M. Joseph Dupont du Chamhon de Vsr- ^rore, émigré français, venant des Etats-Unis.

My lord Dorchester refuse l'entrée du Canada à quiconque n'est pas muni d'un passeport du secrétaire d'Etat. J'ose espérer que vous aurez la bonté de m'accorder ceux-ci, je connais très particulièrement les personnes et je réponds de leurs principes.

J'espère que Madame King et le Révd. Dr sont en bonne santé. Je vous prie de leur faire agréer mon respect.

Je suis, etc., etc., etc.,

Desjardins.

Mon frère vous prie de recevoir son hommage.

Pièce DD, page 98.

LETTEE DE PEESCOTT AU DUO DE POETLAND.

Québec, 23 août 1797.

Milord,

L'évêque catholique romain de Québec s'est récemment adressé à moi relativement à l'ad mission de prêtres français dans cette Province. Si j'ai bien compris, Votre Grâce a refusé des passeports à quelques-uns • de ces prêtres qui auraient désiré venir en Canada, et cela en vertu de ma lettre du 20 octobre dernier. Il n'est que juste de vous faire observer à ce propos qu'un nombre considérable de ces prêtres venant se fixer ici, aurait pour effet d'enrayer les visées des Canadiens à l'égard des promotions ecclésiastiques, et cette considération seule (n'y en a-t-il pas d'autres ?; suffit pour recommander qu'à l'avenir peu de passeports devraient être accordés.

Je puis ajouter qu'au point de vue politique, on pourrait appréhender que l'admission de ces personnes servirùt à créer des liens entre le Canada et la France, ou au moins empêcher les souvenirs de la mère-patrie française de s'éteindre dans l'esprit des Canadiens. J'ai cru nécessaire d'exposer à Votre Grâce mes idées à ce sujet, et je laisse à votre jugement de déterminer jusqu'à quel point il est désirable de s'en rapporter aux vœux de l'évêque catholique romain. En même temps je pense qu'il est sage de ne pas faire connaître ici les objections qui s'offrent à moi relativement à la future admission en cette province du clergé français.

J'ai, etc.,

EoBT Peesoott.

Sa Grâce le Duc de Portland.

Sir,

Pièce EE» page 98.

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