‹ Les échanges respiratoires des hibernantsChapitre 104 sur 111 · OT · texte numérisé non relu

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vées le 23.7.38 sur l'animal en profond sommeil a donné le résultat suivant : / |

Surrénale : Les cellules de la corticale sont très petites. L'épaisseur du cortex surrénalien ne présente aucune particularité. Il n°v a aucune indication de pseudo-zone X. La médullaire surrénale ne révèle que des traces de réaction chromaffine.

Thyroïde : l'épithélium est plat, il n’y a pas de signes de résorption de la colloïde. L'activité de la glande est nulle.

Pancréas endocrine : les cellules des îlots de LANGERHANS sont petites ; la glande semble au repos.

Testicule : la glande est au repos le plus complet.

Vésicule séminale : ici encore l’activité glandulaire est absolument nulle.

Nous avons par conséquent réussi à conserver l'aspect caractéristique des glandes au repos hibernal, et les mesures d'échanges nous ont également montré qu’il s’agit de calorification du sommeil. Il nous a été possible de conserver l’état de sommeil hibernal en maintenant les conditions externes du milieu, identiques à celles réalisées en hiver (température, pression partielle de CO, basse etc...) (1). Des expériences presque identiques aux nôtres viennent d’être publiées par HESss : il réussit à conserver l’état de sommeil jusqu’en automne [47 b].

En conclusion, nous dirons que l’on peut par un séjour prolongé de 15 jours en novembre, à 27°, faire apparaître dans l'hypophyse et les glandes génitales des signes d’activité que l'on n’observe dans des conditions normales de température (10°) qu’à la fin de janvier. Inversement, on réussit à conserver pendant tout le printemps et une partie de l'été les caractères spécifiques du sommeil hibernal en maintenant les conditions « climatiques » identiques à celles de l'hiver. Le facteur qui nous à semblé le plus important parmi tous les. agents extérieurs (jeûne, absence de boisson, température ete.) a été la température constante de 10°. Nous n'avons, par contre, pas réussi à enrayer l’involution glandulaire automnale. un ouvel ablinal a cours dnepsimte ns où de EE a dormi pendant tout l'hiver 1938-39 est réveillé le 10.3.193 après pesée dans une cupule de verre à la

à + 7°C. Le Loir s’est rendormi 1.9.1939, date à laquelle il nous a

: un Loir qui 9. On le place \ < glacière électrique réglée immédiatement et a dormi jusqu’au fallu sacrifier l'animal endormi.

Conclusions.

Le sommeil hibernal est considéré comme une manifestation d'adaptation saisonnière à laquelle participent le système nerveux végétatif et les glandes endocrines. On distingue dans le déterminisme du sommeil l'interaction de facteurs exogènes et endogènes. Le sommeil hibernal n'apparaît d’une part que si certaines conditions extérieures sont remplies ; ces conditions étant réalisées, il n'apparaît toutefois que si au surplus un ensemble de conditions internes se trouvent réalisées simultanément.

A. — FACTEURS EXOGÈNES.

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