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Le jeûne, la déshydratation etc

Toutes les autres conditions extérieures, telles que le jeûne, l'absence de boisson, la pression partielle élevée de l'acide ‘arbonique de l'atmosphère ou inversement la pression basse de loxygène etc, ne peuvent jouer qu’un rôle secondaire dans le déterminisme du sommeil, car nos hibernants (Marmottes, Hérissons, Loirs, Lérots, Muscardins, Hamsters (Cricelus frumentarius) et Spermophiles sont entrés en état de sommeil sans que ces conditions n'aient été respectées.

B. -— FACTEURS ENDOGÈNES.

1. Le sommeil hibernal est un syndrome d'insuffisance polyglandulaire (confirmation de CUSHING et d’ADLER) car il ne

s'établit que si la totalité ou presque totalité des glandes endocrines est involuée.

9. Les premières manifestations qui précèdent le véritable sommeil (mise en réserve d'aliments, constructions des « nids » ou abris) apparaissent au moment où involue l’antéhypophyse, Ces manifestations sont obtenues par l’hypophysectomie et le séjour à 8° en été chez le Hamster et chez le mammifère homéotherme de petite taille (RICHTER « nest building activity» du Rat hypophysectomisé) (1). E

3. Le sommeil hibernal est précédé d’une phase d’insuffisance de la thermorégulation chimique chez un animal muni d’une thermorégulation physique déficiente. La réduction de de la thermogénèse en automne se manifeste d’abord par une réduction du métabolisme de base et ultérieurement par une réduction de la marge de thermogénèse qui tombe à zéro environ. Ces manifestations d'insuffisance thermorégulatrice coïncident avec l'apparition de linvolution polyglandulaire (Spermophile).

4. L'insuffisance polyglandulaire consécutive à l’hypophysectomie est incapable de déclencher le véritable sommeil hibernal en été chez le Hamster (Cricetus frumentarius) maintenu à la température optimale du sommeil. 4

». Les manifestations énergétiques enregistrées à la neutralité thermique chez lhibernant artificiellement réveillé en hiver (Spermophile) et chez l’hibernant après hypophysectomie et conservé à basse température (Hamster) sont interprétées comme des signes d’excitation sympathique. Nous sommes ainsi conduits à considérer le sommeil hibernal comme un syndrome mixte d'insuffisance d'innervation sympathique et d'involution polyglandulaire endocrine (2).

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