‹ Les échanges respiratoires des hibernantsChapitre 13 sur 111 · NN · texte numérisé non relu

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en droit de l’interpréter, la valeur de 1821 Calories par mètre carré de surface étant une valeur qui ne semble que s’approcher du métabolisme de sommet (1).

La pente de thermogénèse du Hamster est accusée : on constate une augmentation de 1164 Calories sur une étendue de 27°8 ; l'augmentation de la production de chaleur par degré d’abaissement de la température extérieure est, par conséquent, de 6,3 p. 100. Si nous prenons en considération les chiffres de la calorification du Hamster non à jeun, nous trouvons un quotient métabolique de 2,94, valeur très voisine de 3,0. Il est toutefois à remarquer que l’amélioration du rapport n’est pas due à une augmentation du métabolisme de sommet, mais à une réduction du métabolisme de base, qui n’est plus que de 623 Calories.

Nous avons réalisé sur le Hamster non à jeun des expériences de fièvre par stase de chaleur. Dans l’expérience du 3-9-36 lPanimal à une température rectale de 36°3 avant la mesure. Il est placé pendant 2 h. 30 à 36°. À ce moment on commence une mesure d'échanges qui dure 40 minutes : la production de chaleur atteint 1224 Calories par mètre carré de surface et 24 heures ; la température rectale est en fin de mesure de 42°3. Si nous calculons le Q:, dans cette expérience, en partant, comme base, de la production calorique moyenne minima (623 Calories) et de la température rectale enregistrée au début de l'expérience (36°3), nous obtenons la valeur de 2,6.

Remarque : Le calcul du Q,, est effectué de la manière suivante

d'art EL — température la plus élevée

———— + à t — température la plus basse

b — tt a — production de chaleur à t:

—— -—— &æ — production de chaleur à t; da dE du)

En opérant les mêmes calculs dans l’expérience du 9-9-36 où la fièvre a atteint 40°8 seulement, on arrive à la valeur de 2,1 pour le Q;,.

Nous retrouvons, par conséquent, sur le Hamster dans la fièvre par stase ce que PFLUGER a signalé dès 1879 [63] sur le Lapin. Le physiologiste allemand provoque l’hypothermie du Lapin en le curarisant et en le plongeant dans un bain froid.

Q) 1821 Calories par m2? de surface ct 24 heures est la moyenne des 4 dernières mesures.

Ii enregistre une consommation moyenne d'oxygène de 298,8 cm par kilo et heure pour une température moyenne de 32°. Le Lapin dont la température centrale est de 39°0 en moyenne, consomme 436,2 cm* d'oxygène par kilo et heure et quand PFLÜGER provoque de la fièvre par stase il enregistre une consommation de 523,8 cm* correspondant à une température de 41°. L'augmentation des échanges est par conséquent de 10 p. 100 par élévation de 1° (Qx voisin de 2,0).

Parmi les travaux récents sur ce problème nous citerons Du Bois [27] qui a constaté dans la fièvre infectieuse chez l’homme que l’hyperproduction de chaleur de la fièvre obéit à la loi de VAN’T Horr.

L'examen des Quotients Respiratoires du Hamster non à jeun, étudié à des températures différentes, révèle certaines particularités que nous avions déjà entrevues chez la Marmotte après un jeûne de 48 heures. Mais l’absence de jeûne chez le Hamster fait apparaître cette particularité avec beaucoup plus de netteté : il ressort des chiffres expérimentaux que le Q.R. baisse parallèlement avec l’abaissement de la température du milieu. Les chiffres obtenus pour le Q.R. en fonction de la température sont les suivants :

1,015 dans les mesures faites entre 26°9 et 21°

0,839 dans les mesures faites entre 19°9 et 14°3 . 0,800 dans les mesures faites entre —— 9°3 et —— 11°.

Le fléchissement du Q. R. peut s'expliquer de deux façons différentes

1. lPaugmentiation des combustions aux températures froides accentue le jeûne proportionnellement à l’augmentation de la calorification.

2. le Hamster utilise un autre potentiel énergétique que les glucides pour couvrir la dépense de thermogénèse de réchauffement.

Nous avons institué des expériences spéciales pour décider ce point (tableau XT).

Toutes les expériences faites dans ce but sont réalisées d’après un même plan : l’animal non à jeun est placé pendant 1 heure à la neutralité thermique dans sa cage à métabolisme. On recueille l'acide carbonique et l’eau et on introduit de l’oxygène pur dans le spiromètre pour assurer pendant une heure des conditions expérimentales comparables à celles réalisées

TABLEAU XI

Quotient Respiratoire et Production de chaleur chez le Hamster non à jeun étudié à la neutralité thermique et au cours de la thermogénèse de réchauffement.

| DENT 7 see SP SH LES eee us sent Dit me: En 2£ D NAN RE Seine = respiratoire SE s © o+ Jr où |© Ed SRElIrS relevant de la des 5 S SE CEST AN Er AE NE RTS PES 8 S É à. ouËt arte ne & £ & © |consommation mesures | + b9 H48 sa |[SLe [Kool "on |S83 Abe! CHE OS los 5 2 | supplémen- = ES e a se & £ S & & |taire au froid.

4% SE 11— 9-37 | 425ç7 | 2801°| 0,922 | 3,606 | 311 279 ES Lu en 41 9-37 | 425 103 | 0,812 | 7,475 | 660 5% Lea 11— 9-27 | 49r 2900 | 0,939 | 2,639 | 296 943 7) 269 391 13- 9-97 | 2800 | 2709 | 0,802 | 3,523 | 210 RAP 5e 13- 9-37 | 280 101 | 0,770 | 8,429 | 495 ET tee ee 0 0150 13- 9-37.| 280 2904 | 0,886 | 3,410 | 199 457] 205 SOESAT 14- 9-97 | 124 | 2900 | 0,906 | 4,502 | 388 Doté ; 18-79-37 | 494 100 | 0,828 |6.869 |" 605 | "208 | UPS 14: 9-97 | 494 2902 | 0,886 | 3,219 | 279 247 | 334 271 [l 15- 9-37 | 475ç7 | 29e3 | 0,986 | 3,445 | 327 ÉPEN rr 15- 9-37 | 475 109 | 0,800 | 6,202 | 618 | 491 | | 190 Lç27 15- 9-37 | 475 2806 | 0,958 | 3,070 | 294 280 | 311 304 16— 9-37 | 382 102 | 0,782 | 7,041 | 564 204] ee : 16- 9-37 | 285 | 280 | 0,898 | 2,96 | 230 | 206 | 22 | 251 Lcd 16 9-37 | 383 12 | 0,778 | 8,037 | 645 | 499 | 605 275 / 17— 9-37 | 397 | 1°0 | 0,837 | 6,989 | 572 19 ee Fe 17— 9-37 | 397 2700 | 0,982 | 3,009 | 240 ET IE Den 277 Gmo7 17- 9-37 | 397 16 | 0,814 | 8,127 | 669 545 | 621 381 SAR. 30- 9-37 | 3916; | 2905 | 0,856 | 4,343 | 349 298 ne 30- 9-37 | 391 102. | 0,787] 7,398 /.,603 | 0472, | RON 30- 9-37 | 391 28092 | 0,926 | 2,937 | 227 210 | 288 315 < 2-10-37 | 390 | 2807 | 0,914 | 3,620 | 284 360: |. | 2-10-37 | 390 106 À .0/771 296152) 608 | 90 PANNE | 210-397 | 390 2802 | 0,896 | 4,27 339 30%. | 572 311 < 18— 9-37 | 4057 | 2805 | 0,962 | 3,554 | -289 278 18- 9-27 | 405 101 | 0,824 | 8,129 | 683 ÉÉLR REV T 18-— 9-37 | 405 100 | 0,841 | 8,449 | 706 TM ie 18- 9-27 | 405 100 | 0,875 | 7,564 | 6921 548. |1257 5 18-— 9-37 | 405 100 | 0,851 | 7,021 | 585 165 re ln 02 0720 18- 9-37 | 405 100 | 0,860 | 7,257 | 604 OS 404 18- 9-37 | 450 2903 | 1,085 | 2,872 | 232 240 | 641 18- 9-37 | 405 2903 | 1,118 | 2,470 | 200 293 18- 9-87 |’ 405 2903 | 1,020 | 2,942 | 238 243 * Moyenne des mesures : 1, 7, 8, 9.

** Moyenne des mesures : 2, 3, 4, 5, 6.

pendant l’expérience même. Après une heure de marche à blanc, on fait passer le courant d’air sur le second circuit de tubes absorbeurs et on mesure la consommation d’oxygène. Cette première mesure dure 1 heure. A la fin de la détermination on arrête la pompe ; on place le Hamster dans un thermostat à 1° ; on attend à nouveau une heure et on fait une mesure de une heure de durée. Après cette seconde mesure, on replace le Hamster à la neutralité thermique et on fait une troisième détermination après une nouvelle heure d’attente. Les trois mesures sont par conséquent réalisées en 6 heures environ. La mesure faite à température basse se trouve encadrée de deux déterminations faites à la neutralité thermique.

L'examen des moyennes montre que les échanges au froid sont augmentés de 124 p. 100 par rapport à la neutralité (3,35 Calories par kilo et heure et 7,51 Calories). Si l’on suit les Q. R. on voit qu’ils sont en moyenne de 0,933 à la neutralité (18 mesures) et de 0,815 (15 mesures) au froid. :

Dans ce type d'expériences l’évolution du jeûne ne vient plus compliquer les résultats, les mesures de thermogénèse de réchauffement étant encadrées de mesures faites à la neutralité thermique. La chute du Q. R. au cours du jeu de la régulation chimique s’explique autrement.

En faisant l’hypothèse que la régulation chimique vient s'ajouter au métabolisme minimum de la neutralité qui à son tour continue à s’effectuer avec le même Q. R. qu'avant la mise en train de la thermogénèse de réchauffement, on peut calculer pour chaque expérience le Q. R. relevant de l’extrachaleur. Le chiffre ainsi obtenu est représenté dans la dernière colonne de chiffres du tableau XI. En faisant la moyenne des Q. R. des extracalories, on voit que l’on obtient un Q. R. de lipides (0,718). En dépit de réserves glucidiques abondantes, le Hamster non à jeun brûle préférentiellement des lipides pour couvrir la dépense de la thermogénèse de réchauffement.

Les animaux ayant servi à ces expériences vivaient dans des cages individuelles dans une pièce du laboratoire dont la température oscillait pendant la période des mesures entre 13° et 18°. Nous avons répété ces mêmes expériences sur d’autres animaux : les uns vivaient à 28° (étuve réglée) et les autres à la glacière à 8° (tableaux XII et XIIT).

TABLEAU XII

Quotient Respiratoire et Production de chaleur chez le Hamster non à jeun étudié à la neutralité thermique et au cours de la A : F bee

thermogénèse de réchauffement (animaux adaptés à 8°).

=) | 5. o | LE ï ro] RER à a DRE ô me | Où SR EMI Quotient = 5 5 - SANS sl ES 0 eee Len Date a Ë 10 Fe mr nude = | à |respiratoire de la de la = Ë $ £ = 8 8 © x un © | So |E£g | consommation En mr = ‘E © œ O2. | © Fe À :

mesure A, ën ae & & Se SA CLS 5 supplémentaire 5 2 © se Ci | SDS LS ACER au froid CA ae Fm) “AIN née eos © & Fa RS DS RSS EE nd RER CERN ESERETEENTE ET

1-10-37 339 192 0,859 7,639 997 GE 306 rare 0,789 1-10-37 3395 2802 0,933 | 3,661 269 251

8—-10-37 475çj | 2798 0,985 3,710 3296 351 329 2692

8-10-37 475 209 0,865 8,205 799 691 332 AVE 0,775 8-10-37 475 2796 0,999 3,239 307 307

16-10-37 5657 | 27% 1,049 3,639 410 430 309 254 16-10-37 965 199 0,876 | 6,454 746 653 205 jui — 0,745 16-10-37 565 2891 0,917 3,493 400 367

Six à quinze jours après avoir placé les Hamsters à 28°. nous répétons ces mêmes expériences : le métabolisme minimum est tombé à 2,822 Calories par kilo et heure (réduction de 17 p. 100). Le Q.R. moyen à la neutralité est de 0,956, tandis que à 1° il est de 0,808. La calorification à cette température monte à 8,010 Calories par kilo et heure, correspondant à une augmentation de 124 p. 100 par rapport à la neutralité. Le Q. R. de l’extrachaleur calculé comme précédemment est de 0,733. En dépit d’une modification importante de l'intensité des combustions à 27°, l'aliment préférentiel pour couvrir l’augmentation des combustions par le froid n’a pas varié.

Sur les animaux vivant depuis le 25-9-37 à la glacière à 8°, le même procédé expérimental montre les 1-10-37, 8-10-37 et 16-10-37 que le métabolisme à la neutralité thermique est passé à 3,75 Calories avec un Q.R. de 0,964. Au froid, le Q.R. tombe à 0,867 et les échanges ne sont plus augmentés que de 98 p. 100 par rapport à 29° (7,43 Calories par kilo et heure). En calculant le Q.R. de l’extrachaleur, on obtient la valeur de 9,770, chiffre nettement supérieur à celui obtenu dans les expériences précédentes, où il était de 0,733 et de 0,718. Il y a toujours un abaissement manifeste, mais il est moins accusé.

TABLEAU XIII

Quotient Respiratoire et Production de chaleur chez le Hamster non à jeun étudié à la neutralité thermique et au cours de Ja thermogénèse de réchauffement (animaux adaptés à 28°).

! [sb] w Fa DRE = 2 £ © a È = = : 2 É 5 5 œ 2 & 5 2 5 RES ae = Quotient Date 2 À 2 $ EE MS NS RE )S RS | À Ë respiratoire de la des 5 & $S = ar ur sk 8 ° |RÉ o |£ e a. consommation mesures | 2 & ER ES £S las |°Ée» #0 | supplémentaire ANT e Fleet en | 2 lee 7 au froid : Sie ET ER | ed nes ee es ace. 0 cl EE SE 11-10-37-| 395 | 2704 | 0,852 | 2,762 225 191 11-10-37 | 395 196 | 0,839 | 8,574 698 586 202 Be 0817 11-10-37 | 395 2703 | 0,921 | 2,851 229 210 227 471 15-10-37 | 4307 | 2704 | 1,211 | 2,864 246 298 # 15-10-37 | 430 1207 | 0,947 | 5,053 438 424 de 1 0784 | 45-10-37 | 430 | 2706 | 1,015 | 2,823 242 246 244 19% 6-11-37 | 400çj | 2700 | 1,005 | 2,713 217 218 . | 6=11-37 | 400 409 | 0,753 | 7,660 645 486 ce LÉ = 9,642 6-11-37 | 400 2700 | 0,893 | 2,150 257 230 237 | 408 6-—11-37 | 445 | 200 | 0,822 | 7,555 698 573 LE . 6 11-37 | 445 2602 | 1,069 | 2,284 212 226 2% PA 07119 6-11-37 | 445 109 | 0,841 | 6,856 629 529 664 452 42-11-37 | 390 | 2704 | 0,940 | 2,520 199 187 Fe dep 42-41-37 | 390 101 | 0,799 | 8,294 674 538 ee 2° 0,788 12-11-37 | 390 2608 | 0,934 | 2,797 291 206 210 164 12-11-27 | 425 | 200 | 0,807 | 8,615 785 633 a 2 12-11-39 | 425 2605 | 1,030 | 2,599 226 239 RS 0 0,159 12-11-37 | 425 109 | 0,860 | 8.515 761 654 | 778 547

Si nous examinons les valeurs de la calorification minimale à la neutralité thermique dans toutes les expériences relatées dans les tableaux XI, XII, XIII, nous faisons les constatations suivantes : 7 expériences ont été faites sur des animaux vivant entre 13° et 18°. Dans 6 expériences sur 7, le métabolisme mesuré dans la seconde mesure à la neutralité est plus bas que dans la première mesure. Une seule fois les échanges sont augmentés de 18 p. 100 dans la seconde mesure (exp. du 2-10-37). La diminution observée dans les autres expériences est de

28 100 le i1-9-37.

A 100 le 13-9-37.

Pie, 100 le 14-9-37.

12 100 le 15-9-37. | :

22 100 le 18-9-37 (moyenne de 3 mesures).

33 p. 100 le 30-9-37.

as he Ch

4h CHARLES KAYSER.

Nous relevons cette observation, car c’est en partant d’une réduction des échanges après hyperthermie que PLAUT [65] a affirmé l'existence d’une « seconde régulation chimique » se manifestant par une réduction des échanges aux températures supérieures à la neutralité thermique. |

La réduction des échanges que nous venons de signaler se manifeste encore dans les trois expériences faites sur les animaux adaptés à 8°. Elle est en moyenne de 13,9 p. 100. Chez les animaux adaptés à 28°, on n’observe plus de réduction du « métabolisme de base » après un séjour de 2 heures à 2°. Les échanges sont, au contraire, légèrement augmentés (7 p. 100) dans la seconde mesure par rapport à la première.

L'ensemble des observations faites sur le Hamster nous conduit aux conclusions suivantes

1. Le « métabolisme de base » du Hamster est de 672 Calories par mètre carré de surface et 24 heures.

2. La thermogénèse de réchauffement ne s’installe qu’à partir de températures inférieures à 20°.

3. La pente de thermogénèse du Hamster est accusée : elle est de 6,3 p. 100 par degré d’abaissement de la température.

4. La température rectale du Hamster.est soumise à des fluctuations très importantes (oscillations de 5°).

5. L’augmentation de la calorification dans la fièvre par stase se fait selon la loi de VAN’T HoFr (Q,, = 2,6 et 2,1).

6. Il existe chez le Hamster, largement muni de réserves glucidiques, un aliment préférentiel (lipides) pour assurer la dépense de la thermogénèse de réchauffement. ,

7. Chez le Hamster non soumis au jeûne préalable, le séjour de 2 heures à 1° provoque une réduction de la calorification mesurée à 29° (réduction de 15 p. 100 à 20 p. 100) ; la réduction s’observe si l’on fait la seconde mesure du métabolisme minimum entre la deuxième et la troisième heure qui suit le séjour au froid.

9. Le métabolisme minimum du Hamster adapté à 8° est augmenté de 38 p. 100 par rapport au métabolisme minimum du Hamster adapté à 28°. Pour observer cette augmentation des combustions, il est nécessaire de faire la détermination des échanges après 1 heure de séjour à 28°.

10. Le métabolisme mesuré à 1° n’est pas modifié par l’adaptation. Il oscille entre 1325, 1375 et 1432 Calories par mè-

tre carré de surface et 24 heures pour les trois températures d'adaptation.

La chute du Quotient Respiratoire pendant la thermogénèse de réchauffement est moins accusée chez le Hamster adapté à 8° que chez les animaux adaptés à 18° et 28°.

TABLEAU XII à.

Production calorique moyenne chez le Hamster adapté à trois températures différentes.

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2. Cricetus auratus (Hamster doré de Syrie). :— Les expé- .riences d’adaptation ont été reprises sur une autre variété de Hamsters : le Hamster de Syrie. Dans l'intention de bien metire en évidence l’adaptation, nous avons opéré un peu différemment que dans les expériences précédentes. Les animaux sont divisés en deux lots de 3 individus chacun. Un lot vit au réfrigérateur réglé à 8°, l’autre dans une étuve réglée entre 25° et 28°. Les animaux jeûünent régulièrement 7 heures avant chaque expérience à la température du laboratoire entre 9 et 16 heures. La mesure est faite entre 16 et 18 heures. Comme le montre le tableau XIV, les échanges ont été mesurés à trois températures différentes chez les Hamsters adaptés.

Il ressort de ces chiffres que le « métabolisme de base » est augmenté de 33 p. 100 chez le Hamster doré vivant à 8° par rapport au Hamster adapté à 26° (743 Calories par mètre carré de surface et 24 heures et 563 Calories). A 21° les échanges sont les mêmes dans les deux groupes et à 6°1 on n’observe

AG

qu’une augmentation légère de 10 p. 100 chez les animaux

adaptés au froid (1810 Calories et 1629 Calories).

TABLEAU XIVa*.

Echanges respiratoires du Hamster doré adapté.

Température

animaux sont adaptés par

à laquelle les

un séjour prolongé

go

50 2 go

590 = go

50 = go

59 = go

590 — go

59 = go

59 = go Moyenne : 5° - 9° 59 Ba go

5° ee go

590 cæ go

59 — go Moyenre : 5° - go 59 — go

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