HAMSTER DORÉ
a) Série de juillet. — Dans cette série la différence entre les médullo-surrénales des animaux adaptés à 25° et celles des individus adaptés à 8° est particulièrement nette : chez les trois sujets qui vivent à 25°, la réaction est extrêmement intense, particulièrement chez un animal chez lequel la totalité de la médullo-surrénale présente cette réaction à un degré très accusé. Les trois animaux qui vivent à 8°, ont une réaction chromaffine localisée à la périphérie. L’étendue de ces zones est réduite : chez deux animaux elle est environ de 10 p. 100 de la surface, chez le troisième elle est plus grande, mais atteint au maximum 40 p. 100 de la surface.
b) Série d’octobre. — La réaction chromaffine est très peu développée chez les animaux qui vivent à 8°. De plus, on remarque que les cellules sont de dimensions réduites ; elles ont un aspect de collapsus. Chez les animaux adaptés à 25°, les cellules sont volumineuses et turgescentes ; la réaction chromaffine s’y observe sur une grande étendue. Dans l’exemple où la réaction est la moins développée, elle s’étend au moins à 50 p. 100 du tissu glandulaire.
Nous observons, par conséquent, dans la troisième espèce étudiée une pauvreté remarquable en adrénaline du tissu de la médullo-surrénale chez les animaux adaptés à 8° qui ont une calorification augmentée de 30 p. 100 par rapport aux sujets de la même espèce, adaptés à 25°.