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A. — MESURE DES ÉCHANGES

1° Méthode du confinement.

Pour étudier les échanges respiratoires’ des poikilothermes, nous nous sommes servis préférentiellement de Ia méthode du confinement. Nous en avons donné les grandes lignes au moment où nous avons étudié la même méthode utilisée dans le cas de la Chauve-Souris. Il nous suffira par conséquent de ne relever ici que les quelques points particuliers à lutilisation de cette méthode à propos des poïkilothermes.

Cloche à échanges.

Les cloches que nous avons employées étaient de volumes très différents : de 500 cm pour les plus petites et de 20 litres pour les plus grandes. D’une façon générale, nous nous

sommes arrangés de telle façon que — comme le recommande BENEDICT [3] — la concentration finale en CO, de l’atmosphè-

re confinée soit de l’ordre de 0,5 à 0,75 p. 100. Quand nous nous sommes aperçu du rôle important joué par la concentration en acide carbonique de l’atmosphère confinée sur les échanges, nous avons laissé s’accumuler l’acide carbonique dans certaines expériences jusqu’à des concentrations de 2 et 4 p. 100 ; dans d’autres expériences au contraire, les concentrations finales n’ont pas dépassé 0,3 p. 100. Il est évident que, dans ces conditions, durée d’expérience et dimensions de la cloche variaient dans de très grandes limites : c’est ainsi

que les durées d’expérience les plus courtes étaient de 1 à 3 heures-et les plus longues de 3 à 6 jours.

Inscription de mouvements.

La très grande majorité des expériences faites sur les poikilothermes a été réalisée en inscrivant les mouvements au cours de la mesure ; pour cela, nous avons placé les poikilothermes dans des cages de treillis métallique paraffiné. La cage à contention repose sur une lame métallique comme dans les cages utilisées chez les hibernants réveillés. Une extrémité de la lame s’articule dans une charnière, l’autre repose sur un tambour de MarEY muni d’une petite pièce métallique. Le tambour de MAREY est fixé sur une plaque de verre rodé sur laquelle est placée la cloche à échanges. Un tube de caoutchouc relie le tambour de la cloche à un second tambour de MAREY dont le stylet inscripteur frotte sur la feuille de papier enfumé d’un cylindre enregistreur à marche lente (fig. 1).

Ventilation de la cloche.

La plupart des mesures ont été réalisées de la même manière que celle décrite au sujet de la Chauve-Souris : le poikilotherme est placé dans sa cage de contention et 6 à 12 heures plus tard on le place avec sa cage sous la cloche à échanges, en ayant soin d'opérer à l’air atmosphérique pur, c’est-àdire devant une fenêtre. À la fin de la mesure on brasse l’atmosphère de la cloche à l’aide de pipettes à gaz dont l’une est remplie d’air atmosphérique pur, l’autre de mercure. Si l’on fait des mesures consécutives on ouvre la cloche après brassage, on l’aère avec l’air extérieur pendant deux ou trois minutes, en ayant soin de bien agiter l’air de la cloche ; puis on referme la cloche et la seconde mesure commence. Mais cette manière d'opérer s’est révélée insuffisante pour connaître avec exactitude le rôle joué par la concentration en acide carbonique de l’air confiné sur les échanges respiratoires. Nous avons par conséquent été amenés à modifier notre procédé au lieu d'ouvrir la cloche à l’air extérieur, nous en avons renouvelé l’air en y faisant passer un courant d’air atmosphérique à l’aide d’une trompe à eau. Le débit du courant d’air a été dicté par les dimensions de la cloche à ventiler : 30 li-

tres par heure pour les cloches de 0,5 à 2,0 litres, 60 litres par heure pour les cloches de 5 litres, 120 à 180 litres par

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fs e s FIGURE 1.

Dispositif expérimental pour la méthode du confin2ment,. LÉGENDE.

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