Durée du sommeil
Le Spermophile et le Hamster (Cricetus frumentarius) sont les deux hibernants qui s’endorment le plus précocement. Dès
octobre, nous avons fréquemment observé des phases de sommeil de plusieurs jours chez nos animaux. Mais nous avons trouvé des difficultés extrêmes à mesurer les échanges à cette époque de l’année : le sommeil est très peu profond. Les animaux se réveillent facilement. Quand on réussit des mesures sans réveil, et que l’animal continue à dormir pendant 2 ou 3 jours de façon continue, on obtient des chiffres élevés de la “alorification, comme il ressort des chiffres suivants recueillis
en automne 1938 : (1)
è s Oxygène
Date N° d'ordre Quotient RARE Apt par
de la mesure de l'animal respiratoire À kilo et heure P la mesure a 28-10-38... 2 0,753 905 10,98 28-10-38 .... 2 0,742 905 78,11 31-10-38 .... 2 0,705 905 53,2% 2-11-38..... 2 0,691 995 26,58
Quand la production de chaleur est tombée aux valeurs minimales relatées aux tableaux VI, VIT, VIIT, les phases de sommeil ininterrompu ont été de 7 jours environ en 1937. En 1939, quand nous avons effectué la deuxième série de mesures sur le Spermophile n° 2, il a dormi 11 jours de façon ininterrompu. Il est probable que le sommeil se serait prolongé encore si nous n'avions pas réveillé ce sujet. Nous faisons chez le Spermophile la même observation que chez la Marmotte : c’est la profondeur du sommeil qui dicte essentiellement l'intensité de la calorification.
9. Quotient Respiratoire pendant le réveil après sommeil | hibernal.
Nous avons relaté plus haut l’évolution du Q. R. du Spermophile qui se réveille ; la longue discussion qui faisait suite à cette étude se rapportait à des expériences faites avec la méthode de BENEDICT en circuit fermé, sur des animaux étudiés à la neutralité thermique. Les réveils relatés dans les nouveaux tableaux de chiffres ont été suivis, comme chez la Marmotte, par la méthode du confinement avec analyse des gaz.
(A) C'est à la même époque de l’année que nous trouvons des Q.R. élevés au cours du réveil.
Le premier exemple de réveil concerne le Spermophile n° 2 (expérience du 4-12-37). Dans la mesure de 15 heures du 3/4- 12-37, cet animal présente un Q. R. de lipides (0,723) et consomme 29,6 cm* d'oxygène par kilo et heure. Le 4-12 il se réveille et présente dans 2 mesures successives une consommation d'oxygène de 1 1. 429 et 1 1. 824 par kilo et heure. Le Q. R. n’a presque pas varié par rapport au sommeil, car dans les 2 mesures de réveil il a été de 0,757 et 0,729 en dépit d’une augmentation énorme de la calorification.
Le second exemple de réveil, pendant lequel nous avons aussi suivi l’évolution de la température rectale du Spermophile, est présenté dans le tableau VII (4 mesures du 18-12-37). Comme il ressort de ces chiffres, le Q. R. n’a présenté aucune anomalie au cours du réveil que nous avons suivi pendant 7 heures
s Oxygène g Fe N° d'ordre ÉTÉ Quotient Température de la mesure | consommé par respiratoire f sie en kilo et heure in de-mesure 1 15,26 0,758 709 2 229,5 0,713 904 3 2258,0 0,735 2308 4 1985,0 0,742 | 3306
Nous sommes en présence de 2 nouveaux exemples qui montrent que le réveil peut se faire avec un Q. R. de lipides.
Dans aucune de nos mesures d'échanges respiratoires au cours d’un réveil faisant suite à une période prolongée de sommeil ininterrompu, le Q. R. n’a dépassé la valeur d’un
Q. R. de lipides.