Résultats obtenus par la méthode du confinement modifiée
a) Le Q. R. normal des Loirs pendant le sommeil hibernal. — Au moment où nous avons entrepris ces recherches nous savions par nos mesures antérieures que chez deux espèces d’hibernants le Q. R. est, pendant le sommeil, un Q. R. de lipides. De plus, nos expériences sur les poïkilothermes nous avaient montré le rôle important de la température et de la tension partiellé de l’acide carbonique dans le déterminisme du Quotient Respiratoire mesuré. Nous avons par conséquent modifié notre méthode du confinement
1°. Nous avons placé le Loir avec sa cloche à échanges dans
un thermostat à température constante afin d'éviter toute variation de sa température centrale. Les mesures n’ont été effectuées que 15 heures après avoir mis l’animal en place. . 2° En assurant une circulation d’air à l’aide d’une pompe nous avons pu, sans modifier la ventilation de la cloche à échanges, recueillir des échantillons de gaz dans lesquels la concentration en acide carbonique ne dépassait jamais 0,53 p. 100. En opérant ainsi nous avons obtenu les résultats suivants résumés au tableau XIIT (Les mesures détaillées sont consignées au tableau XIT),
D Qt D
TABLEAU XII
Echanges respiratoires du Loir à l’état de sommeil hibernal.
PAR NE AC RENE TE te ep REED per he PE CE Er ie HER E FE £e 3 °° c = m > = = © + AE SEE ASIE S PR RE Sn SE D & Date 2 FE S © Le GE R2+ en de 7 À a Ë mesure Fa ch SRE SE EE ë EE. ie F4 > © = DE E % à a = CE “ & 0 © d T = TD A © < & Dee D 1 RE 20 100 1-3-38 | 4ù 0,769 17,3 13,3 807 S , 2-3-38 | 9n 0,743 14,4 10,7 , ) ) 39-000 0on 0,738 11,3 8, , ) , 3-3-38 | 9n 0,763 15,4 11,7 »
, , 43-38 | 9n 0,744 15,10 10,79 N » » o—3—38 an 0,730 24,43 17,83 »
: ; 6-3-38 | 1n30 | 0,725 15,36 11,13 , * ) 6-3-38 | 130 | 0,770 17,35 13,36 ) » » 7-3-38 2h32 0,772 AA 13,67 ) 23 130 25-39-38 | 9n 0,757 13,62 10,31 807 à , 25-3-38 | 92230 | 0,714 17,08 12,20 »
» LSRERS k—-4-38 4h35 0,705 15,29 10,78 »
, , 27-4-38 | 30 | 0,695 14,47 10,08 , » » 27-4-38 an 0,700 16,47 11,53 »
» » 28-1-38 3h01 09788 45,15 LATS »
TABLEAU XIII
Production de chaleur du Loir à l’état de sommeil hibernal. . (Moyennes du Tableau XIT).
El j n © RER JU | ui È ZT 24 © Ê£ 3 EC EN PL = ES ARR NE ess ln LS 1 AS È = ae CREME S Sao Er RS TD © £ 2 & 2 + Se + e D SE EME 6 CR sus pe] = D SES Ste D, | ED ÉALeEr NÉS AUeE, | HR cales GS = ES) = — o. = D = = EE = <v a © = Z & C& a © À LÉ) DE ns |07T ÈS =] = - d d 50 =) Er En Où ©. ,2 «© S SNS S À DE En 2 ÈS E © + (e] œ à à Ô Noa re fe Ê&S nm men mer 20 190 8 0,740 14,6 0,0686 7,644 897 21 85 9 0,725 4779 0,0841 8,778 07 23 130 9 0,727 19167 0,0652 7,926 8°2 23 130 8 0,709 15,94 0,0749 9,109 1091 23 130 6 0,708 14,96 0,068 8,320 902 | 25 125 3 0,720 24,15 0,100 12,02 400;
La conclusion évidente de ces 43 mesures est que le Quotient Respiratoire normal du Loir à l’état de sommeil hibernal est un Q. R. de lipides (Q. R. moyen 0,722 oscillant de 0,687 à 0,772).
b) Variations du Q. R. du Loir à l’état de sommeil hibernal en fonction de la tension partielle de l’acide carbonique de atmosphère confinée. — Après avoir fait cette constatation fondamentale que le Q. R. du Loir à l’état de sommeil est un Q. R. d'animal à jeun, brûlant des lipides, nous nous sommes demandés si l’on ne pouvait réussir chez le Loir les mêmes expériences que celles que nous avions réalisées chez la Grenouille, c’est-à-dire faire varier à volonté le Q. R. en fonction de la tension partielle de l’acide carbonique de Patmosphère confinée (il était évident que l’on.ne pouvait réussir des expériences de variations artificielles du Q. R. par des variations de la température du milieu, les fluctuations thermiques du inilieu constituant un stimulus de réveil très efficace). De nombreuses tentatives faites dans ce but ont été toutes couronnées de succès. Nous avons publié en 1938 [26 c] un certain nombre d’expériences montrant que l’on réussit à faire tomber le Q.R. du Loir endormi à des valeurs inférieures à 0,7, quand la concentration en acide carbonique de l’atmosphère confinée monte au cours de la mesure de 0,03 p. 100 à des valeurs de l’ordre de 0,53 à 0,90 p. 100. Le Q.R. atteint au
contraire des valeurs élevées (0,9 à 1,0) quand, pendant la mesure, la concentration en acide carbonique tombe de ces valeurs relativement élevées à des chiffres environ moitié aussi forts. Nous pouvons reproduire sur le Loir les mêmes expériences que celles que nous avons réalisées sur la Grenouille.
TABLEAU XIV
Variations du Quotient Respiratoire du Loir en état de sommeil hibernal, en fonction de la concentration en acide carbonique de l'atmosphère confinée.
N° d’ordre de l’animal et poids en grammes
Date de la mesure
de la mesure en heures et minutes Quotient respiratoire Concentration initiale del’atmosphère en CO?
Concentration finale de l’atmosphère en CO?
? consommé par kilo et heure en cm3 CO* éliminé par kilo et heure
OS
20 (100 grs.)