‹ Les échanges respiratoires des hibernantsChapitre 78 sur 111 · DEC ECT LE ——— · texte numérisé non relu

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Pour obtenir ce graphique, nous avons appliqué sur la cage thoracique du Loir un cardiographe direct de MArEy. L’emploi du pneumographe de P. BERT donne de mauvaises inscriptions, les mouvements respiratoires étant très faibles. La figure 16 a été obtenue en utilisant ce procédé de mesure.

Cette figure ne permet que de lire le nombre des respirations de CHEYNE-STOKES pendant les 3 premières heures de l’expérience ; le plus petit déplacement du pneumographe rend toute inscription impossible.

Nous avons eu recours au diaféromètre pour enregistrer avec la plus grande netteté la respiration périodique du Loir. La figure 17 révèle l'enrichissement périodique de l’atmosphère confinée en acide carbonique.

Le début de l'inscription (ligne horizontale enregistrée pendant 5 minutes) correspond au zéro. Après avoir fixé la ligne de zéro on mesure la quantité d’acide carbonique éliminé par le Loir : la hauteur de la première dénivellation indique lenrichissement en CO, de l’atmosphère confinée au début de l’expérience. Après 5 nouvelles minutes, on constate une brusque élévation en forme de V inversé correspondant à la première décharge de CO, par CHEYNE-STOKESs. La teneur en CO, de l’atmosphère confinée s’égalise rapidement (ligne descendante du premier crochet). 20 minutes plus tard ôn aperçoit une 2° décharge identique à la première. Elle correspond à la 2° respiration de CHEYNE-STOKES du Loir. Quand le spot est revenu à sa position d'équilibre, on continue encore l’enregistrement pendant 6 minutes, après lesquelles on inscrit une nouvelle ligne de zéro (la différence de niveau entre la ligne de zéro au début de l’expérience et à la fin est due au déplacement spontané du spot pendant la durée relativement longue de l’expérience). , ë

Mais c’est l’emploi du diaféromètre en circuit ouvert qui s’est révélé particulièrement favorable à l'inscription de la respiration périodique du Loir.

Le Professeur NoyYons ayant bien voulu mettre à notre disposition les blocs diaférométriques qu'il utilise pour mesurer les échanges respiratoires de la préparation cardiopulmonaire, il nous a été possible d’enregistrer simultanément la consommation d'oxygène et l’élimination d’acide carbonique du Loir.

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(Le petit accident enregistré sur les 2 courbes peu avant la 2° respiration de CHEYNE-STOKES est dû à un mauvais contact au moment de la mise en marche de la pompe faisant circuler l’eau glacée du thermostat).

Un très grand nombre d’enregistrements nous a montré que le Loir en profond sommeil fait une respiration périodique toutes les 20 minutes, ou 3 par heure entre 8° et 10°C.

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