‹ Les échos d'Espagne (los ecos de España), poésiesChapitre 10 sur 31 · ELVIRE · texte numérisé non relu

ELVIRE

SE3PTÏÈM3B MA3ffB0X,iarE

De ton départ déjà Theure s'avance.

Et chaque instant emporte mes regrets; Bientôt , hélas ! privé de ta présence , Je ne pourrai contempler tes attraits.

Mais pour charmer la trop cruelle absence , Ma belle Elvire, ah ! gardons tous les deux Le souvenir et la douce espérance , Ces deux bienfaits qui nous viennent des cieux.

Quand les accents de cette voix que j'aime Ne viendront plus faire vibrer mon cœur,

Aux bords du Tage, avec ma peine extrême. Je resterai , seul , bien seul , ô douleur !. . . Puis , pour sécher les pleurs de la souffrance , Je garderai, dans mes derniers adieux, Le souvenir et la douce espérance , Ces deux bienfaits qui me viennent des cieux.

Par la pensée entre nous si féconde ,

Restons toujours séparés, mais unis;

Ah ! dans mon cœur la trace est trop profonde

Pour oublier celle que je chéris.

Va, mon amour, va, crois à ma constance;

Il est si doux d'être égoïste à deux ,

En conservant souvenir, espérance,

Ces deux bienfaits qui nous viennent des cieux.

Page 1