‹ Les échos d'Espagne (los ecos de España), poésiesChapitre 11 sur 31 · L'ESPAGNOL EXILÉ · texte numérisé non relu

L'ESPAGNOL EXILÉ

LESPAGiNOL EXILÉ

HUITIEME MA3fD03tXjN:E

Refrain chéri de la patrie De l'exilé fait le bonheur ; Espagne, où j'ai reçu la vie, Ce chant te rappelle à mon cœur. C'est le souvenir d'une mère.

D'une sœur et d'amis absents :

Au loin , sur la terre étrangère , Je redirai ses doux accents.

Autrefois j'aimais à l'enteiiclrp De la voix de ma Paquita ; Dans sa bouche il était si tendre , Que dans mon âme il se grava !

Il sait consoler ma misère Et calmer mes regrets cuisants :

Toujours, sur la terre étrangère, Je redirai ses doux accents.

L'espérance, c'est la richesse Qui reste seule au malheureux; C'est la force de la faiblesse , La clarté d'un jour orageux.

Merci , refrain qui dis : « Espère ! )> Si l'exil pour moi n'a qu'un temps.

En quittant la terre étrangère , Je redirai tes doux accents.

0 mes orangers de Grenade , Me serez-vous un jour rendus?

Mes compagnons de sérénade , Pour toujours êtes-vous perdus?

Cette pensée est trop araère !...

Boléro de mes jeunes ans.

Dis-moi que la terre étrangère N'aura pas mes derniers accents !

Page 1