‹ Les échos d'Espagne (los ecos de España), poésiesChapitre 18 sur 31 · WINDSOR ET L'ESCURIAL · texte numérisé non relu

WINDSOR ET L'ESCURIAL

En dehors des palais d'Italie et de France , Il en est deux surtout, à la noble ordonnance. Qui, sous des cieux divers étalant leurs beautés, Par les amis des arts sont justement cités. L'un se nomme Windsor, en la Grande-Bretagne L'autre l'Escurial , en la fertile Espagne. Le premier des Tudor garde le type empreint; Le deuxième celui du fils de Charles-Quint.

Windsor ! séjour fameux des rois de l'Angleterre, A cent autres palais , Windsor . je te préfère ! Le respect me saisit en voyant tes créneaux , Tes donjons , tes remparts , tes gothiques arceaux , Tes parcs et tes forêts oii mille daims bondissent , Et tes chênes altiers que tes lacs réfléchissent ! J'admire de Vandick les chefs-d'œuvre nombreux , Que tes salons dorés conservent à nos yeux. Mais il est , je l'ai dit , un fier géant de pierre , Qui d'un soleil ardent reflète la lumière ; C'est de Windsor l'antique un plus nouveau rival , Le splendide , le grand , le vaste Escurial ! Il était seul assez immense et grandiose , Pour que le roi fameux qui dans ces lieux repose, Philippe , y vînt dormir en son funèbre lit , Cercueil qu'il se tailla de marbre et de granit !

Tels les vieux Pharaons , Thinites ou Lagides , Pour leur sépulcre altier avaient les P\jramid(> Royal Escurial! monumenl fastueux !

Que Philippe élevai cloître majestueux!

Tes jardins ombrageux, tes riches galeries, Et ta bibliothèque au\ mille œuvres choisies , Méritent le salut du poëte étranger, Heureux près de Windsor de pouvoir te rangei'

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