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loi humuine, le privilége de dépendre de ses parents pour son éducation, parce que cette éducation, envisagée dans toute sa sphère, repose sur des soins de détail d’un caractère essentiellement privé et domestique. Si donc l'intérêt particulier de l'enfant a une voix à faire entendre dans la discussion, e’est pour répudier de toutes ses forces la tutelle de l'Etat, dont l’action ne peut s'exercer que sur des objets d'un caractère général et publie.
Ce principe est inattaquable à quelque point de vue que Pon se place, même dans le cas de la négligence coupable d'un père à pourvoir à l'éducation de son enfant.
D'abord, entre cet enfant d'un côté, etle Pouvoir Publie de l'autre, il v a un abiîme, La nature elle-même a creusé cet abîme.
Assurément ie surintendent des écoles publiques ne saurait prétendre recevoir de la nature, à partir du jour où où lui remet sa commission officielle, des eéatrauilles be père qui Pautorisent à s'imposer à l’enfant pour remplir auprès de Tui les devoirs que son père néglige d'accomplir. Ces devoirs, fondés sur des soins de détailet de chaque instant, reposent radicalement sur un dévouement tout particulier dont la source part de l'amour paternel. Or, entre ce dévouement né de amour que la nature elle-même a placé au fond du cœur d'un père pour ses enfants, et le dévouement ofliciel d'un emplové publie pour ce qu’il peut appeler les fils de la patrie, il va, je le repète, un abîme, que toutes les lois parlementaires du monde entier ne sauraient combler,
Entre le père dénaturéet l'enfant, une seule puissance peut intervenir, Ce n'est pas une puissance purement
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humaine, C'est ue autorité venue d'en haut, investit du droit de pénétrer partout sans connnettre de viols tion, d'entrer non-seulement dans le sunetuitre de Ja famille, mais méme dans celui du éœur de haeun de ses membres: e'est la puissunee de a religion.
Et si l'influence religieuse éehoue; si elle ne peut réussir à amener ce père oublieux à Faceomplissement des devoirs que la nature lui preserit, Je mal est sans remède. Nouf nous trouvons en face d'un monstre, “Mais le cas particulier d'un monstre ne peut jamais dou ner ha: tee à un principe intervention attéignant la société toute entière. [vaut imieux lisser sais remède ce mal privé, ce mal localisé, que de chercher à x remédier par un mal général.
En second lieu, l'intérêt putieulier de Fenfant répuigne à la tutelle de FEtat-Cducateur à cause du défaut de compétence chez ce dernier. L'enfant a droit à un éducation complète: intellectuelle, morale et religions Et l'Etat ne peut pas Da ui douner. [one ent lui procurer qu'une éducation partielle, Tinitée à l'instruetion mentale. Et nous avous prouvé que l'instruction, sans édueatios morale et religieuse, peut facilement être nuisible, \
Où prétend suuter par-dessus a difficulté en accro chant au prinéipe dela divisis du travail L'enfant, diton, peut trèés-bier rec voir son fustrüetion dans l'école de PEtat durant les jours de la sematne et faire son ner tien morale et reliciouse le dimanche, À l'église. sons contrôle de son curé on de son ministre,
Cette division est ibeéompatible avec Punité d'action
qui doit présider à la formation de Fenfance, La forme
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Luna cstéten ts Sataenet
d’unestatue ne peut évidemment pas résulter des. efforts séparés de deux sculpteurs travaillant, chacun de son côté, sur le même bloc de marbre. Le même génie doit diviger le travail du ciseau dans la création de l’ensem-
ble et des détails des contours. Autrement le bloc sera maltraité et ne montrera jamais une œuvre d’art.
Un méme souffle inspirateur doit également présider au travail de la formation de Penfance. L'enfant, recevant l'instruction d'un côté et éducation d’un autre, sera soumis à des tiraillements inévitables qui mettront le gâchis dans le développement de ses facultés. L'œuvre de sa formation exige, plus que toute antre, l'unité d'action. On trouve le principe de cette unité dans cette influence seule sans laquelle Péducation morale est 1mpossible, et l'iistruction mentale peut prendre une faus- <e tournure: Pinfflueace religieuse. Voilà pourquoi la religionu doit péactrer éducation toute entière, prise dans son sens large, se reportant à la formation de son intelli-
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gence aussi bien qu'à celle de sa volonté.
ment commie une médecine, à certaines doses et À certuins intervalles. Elle est l'atmosphère de l'âme, l’oxyuène du cœur, et doit être respirée d'une manière continuelle et imperceptible. Elle est le principe vivificateur de l'éducation dans tous <es départements, comme
La religion ne doit donc pas être administrée seule-
la sève d’un arbre atteint toutes ses branches jusqu’à leurs dernières ramifications.
Envovez, dit-on, l'enfant à l'école les jours de la semaine pour son instruction, et à l’église, le dimanche, pour apprendre ses devoirs religienx. Vaudrait autant
sil
dire: nourrissez votre enfant durant six jours avec des viandes sans sel, et donnez-lui, le septième jour, une chopine de sel à titre d’assaisonnement.
La religion est la sel de l'éducation. Elle doit s'incorporer avec celle-ci, comme le sel pénètre les aliments afin de les rendre digestifs et sanitaires.
L'intérêt général de la société et l'intérêt privé de l'enfant sont done unanimes pour nier à l'Etat le devoir, et, avec le devoir, le droit, d'enseigner dans les écoles,
Done la sphère naturelle de l'action du Pouvoir Public, sur le terrain de Féducation de l'enfance, est restreinte aux limites d’une protection générale, exclusive de toute intervention dans le domaine privé de la famille ou de l’école, dépendance naturelle de la famille.
Donc le Pouvoir Public, en sortant de cette sphère pour entrer, en qualité d'éducateur, dans la famille on dans l’école, commet ur, émipictement répudié par la loi naturelle.
Donc lé svstème des écoles publiques, basé sur cet empiètement, est une violation du droit naturel.
Tant que le système scolaire aux Euats-Unis sera ce qu’il est aujourd’hui, l'Eglise n'a qu'une position à prendre vis-à-vis de lui: restreindre graduellement la sphère de l’action des écoles publiques en étendant de plus en plus celle des écoles paroissiales. La multiplication de ces dernières se fait, on le comprend, au détriment des premières, en leur enlevant un plus grand nombre d’enfants.
Les progrès extraordinaires que l’Eglise a faits en ce pays depuis un siècle sont une garantie certaine des triomphes qui lui sont réservés pour l'avenir.
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Dé | bandit RSS Se éctnn himmabhieasmnnur-ammmelencitus 2e prie à.
Lorsqu'elle aura réussi à ériger ses Ccoles sur tous les points du territoire et à s'emparer de la meïlleure partie de la jeune population, les écoles publiques seront de plus en plus désertées et le fétiche finira par perdre sa valeur imaginaire dans l'esprit américain.
Cela pourra prendre du temps peut-etre, mais le succès est assuré si Pon ne détruit pas les beaux commencements qui ont été faits, et si les catholiques continuent à suivre avec fermeté la direction donaée par le concile de
jaltimore en ISS4.. va, dans le fond même du catholicisme, un principe de force que personne ne peut mettre en doute, TT fera encore des merveilles,
Le catholicisme à renouvelé la face de P Europe, peuplée d'abord par des barbares farouches et indomptables, Pourquoi ne peurrait-ils pas renouveler la face de ce coin du Nouveau Monde qu’on appelle les Etats Uuis?
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