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établissements d'éducation, que ces Ctablissements s'appellent écoles paroissiales où autremers, mais il ne doit pénétrer,en qualité d'édue. eur, ni dans la famille ni dans l'école qui n'est rien autre chose qu’une dépendance naturelle de la famille, Encore moins doit-il imposer ses propres écoles dans lesquelles il assume lui-même le rôle d'éducateur. Ce rôle ne peut pas lui appartenir, pour deux raisons pérempioires.
La premicre, parce que l'éducation des enfants est une chose strictement réservée à Ja faanille,
Leur nourriture intellectuellé est une œuvre inhérente au foyer domestique tout autant que leur nourriture corporelle. L'enfant dépend de son père pour les deux, au métue titre sacré du droit naturel.
La seconde, parceque l'éducation échappe, en raison méme de sa nature, au ressort de Paction du Pouvoir Publie. L'éducation est essentiellement une œuvre à la fois physique, intellectuelle et morale. Or, le savoir et la morale ne relèvent à aucun dégré de PEtat. I n'ya ni code, ntadministration de la science, encore moins de li morale, encore moins de la religion, le seul moûle réel de li véritable morale, Il serait ridicule d'avancer que FEtat, enctant que Pouvoir Publie, puisse posséder un corps de doctrines. Aussi li détomination dd Etat-Cducateur est-elle un contre-senis qui jure à la fois contre la loi naturelle et contre la raison. Al ne serait pas plus Geraisonnable de dire: PEtat cuisinier, P Etat boulanger, F Ets blanchisseur.
Le Pouvoir P blie protège le travail sans se faire artisun, il protège le commerce sans se faire marchand; il
protège industrie sas se faire ouviier, il protège Îles Wanufactures sans se faire fabricant. Il doit, de même,
protéger les écoles sans se faire éducateur. En empiétant sur le terrain de l’éducation conime instituteur, il se met en contradiction directe avec l'intérêt général, au lieu de le promouvoir. Car l'intérêt général, bien loin de demander son intervention, proteste, au contraire, de toute la force de la voix de la nature, contre son intrusion dans un domaine privé, précisément parce que ce domaine est privé et placé en dehors de la compétence de l'Etat.
Le rôle d’éducateur n'appartient pas aux représentants de l'Etat, maïs aux parents où à leur substitut, parce que les enfants appartiennent d’abord et avant tout aux parents; parce que ce sont les parents qui ont des enfants à envoyer à l’école; enfin parce que l’école est, en strict droit naturel, une désendance de Ja famille, et non un bureau publie du gouvernement.
L'Etat se faisant maître d'école donne un peu souvenance de la fable du diable se faisant moine.
L'Etat, dira-t-on, ne touche pas à l’inviolabilité du foyer domestiqué tant qu’il ne rend pas l'instruction obligatoire et ne force pas les parents à envoyer leurs enfants aux écoles publiques.
C’est un leurre.
Si l'Etat rendait obligatoire la fréquentation de ses écoles, il irait jusqu’au bout dans la voie des empictements. Maïs s’il ne va pas jusque-là, il a déjà dépassé les limites naturelles de sa sphère en forçant toutes les familles, par une taxe générale, à contribuer au support des écoles publiques, sous le prétexte qu’elles sont ouvertes à tous les enfants. Il ne s'empare pus de l'enfant directement par la force, il est vrai; mais il a recours à un moyen détourné pour l’enlever à la tutelle de son
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père, en obligeant ce dernier à mettre sa bourse à contribution pour le maintien de ces écoles.
Combien de parents, en effet, après avoir payé lataxe scolaire, se trouvent à bout de ressources pour pourvoir à j’éducation de leurs enfants autrement qu’en les envoyant à l’école publique! Il y a plus d’un moyen de pénétrer dans la famille. Mais qu’une intrusion soit plus ou moins brusque, ou bien plus ou moins polie, elle n’en demeure pas moins une intrusion.
Mais, dira-t-on encore, si un père néglige son devoir vis-à-vis de son enfant, la société n'est-elle pas intéressée à ce que le Pouvoir Public prenne sa place, afin de préparer son futur citoyen?
Certainement non. La négligence d’un père à pourvoir à l'éducation de ses enfants est un mal, sans aucun doute. Cette négligence d’un devoir hautement prescrit par la nature et par Dieu est souverainement regrettable. Mais ne serait-il pas souverainement absurde de prétendre remédier à un mal particulier par la mise en principe d'un mal général? Car, après tout, le mal qui résulte de la négligence d’un père, si grave qu’il soit, n’est toujours qu'un mal isolé, un mal privé; tandis que la mise en principe du droit d'intervention de l'Etat dans le sanctuaire du foyer domestique n’a plus seulement une portée particulière, mais atteint à la fois et simultanément toutes les familles de la nation. Avant le cas particulier d'un individu privé d'éducation par la négligence paternelle, doit évidemment passer l’intérêt général du peuple entier.
Or, cet intérêt général, essentiellement identifié avec l’inviolabilité du foyer domestique, commande à toutes
les familles de la nation de se lever toutes ensemble pour barrer le passage au Pouvoir Public tentant de franchir le seuil de l’une d’entre elles.
En vonlant ménager l’intrusion de l Etat dans la famille au nom de l'intérêt commun, on invoque done ce dernier très-mal à propos,
D'ailleurs, le droit de contrôler tout ce qui se rapporte, de près ou de loin, à l'intérêt général de la société, n'appartient pas au Pouvoir Public, comme on le prétend en certains quartiers. R°n ne prouve mieux la fausseté radicale de ce principe que les conséquences absurdes au xquelles il mène d'un seul bond. La société, par exemple, est intéressée, et même de près, à avoir dans son sein des familles nombreuses ét prolifiques, afin d'assurer le développement de sa population. Or, eela donne-t-il à Etat le droit de contrôler la procréation des enfants, ou de déterminer un minimum que tout père est tenu d'atteindre dans ses devoirs de générateur, où bien encore d'imposer une amende au célibat où à la stérilité? Voilà cependant le principe qui sert de base à la brochure qu’un professeur &'Université a eu la maladresse de publier pour défendre la théorie de l'Etat éducateur. Il est à espérer que les protestations que ce pamphlet a suscitées de tout côté dans le priys et en Europe, a mis cette Université en garde à l'avenir, et lPempéchera de laisser pondre, dans ses murs, un autre œuf de ce calibre.
Vient, en second lieu, l'intérêt particulier de l'enfant. Celui-ci est encore plus exelusif de l'action de l'Etat éducateur.
L'enfant appartient à son père avant d’appartenir à l'Etat. Il tieut de la nature, indépendamment de toute