MUSÉE D’AIX
Le musée d’Aix, est un des premiers musées de France, par l’importance, le nombre et la qualité de ses œuvres. Nous n’avons donc qu’à pénétrer dans ses salles si bien ordonnées et à y chercher les toiles entrant dans le cadre de notre étude. Deux d’entre elles, où sont réunies les principales œuvres des collections de Bourguignon et de Gueidan, nous attireront de préférence, et nous allons y faire, avec nos lecteurs, une longue et intéressante station. La première où nous pénétrerons contient une véritable suite de chefs-d’œuvre du XVIIe et surtout du XVIIIe siècle. Voici parmi tous les peintres qui s’y trouvent représentés, ceux dont nous choisirons et décrirons les œuvres, celles pour commencer des artistes particulièrement Aixois : Jean Baptiste et son frère Carie Vanloo ; Célony et Arnulphi; puis de Maitres Français dont les tableaux se trouvent, à la suite de circonstances particulières, au musée d’Aix : Rigaud, Largillière, Latour, J. Raoux.
Jean-Baptiste Vanloo qui vécut longtemps et mourut à Aix, a laissé (nous l’avons vu dans les églises de notre ville) de nombreuses et importantes toiles. Nous voici dans cette salle en présence d’un tableau de genre différent; c’est le portrait de Madame d’Albert: il est d’une très agréable couleur et d’une grande habileté de facture. Cet artiste excellait,
LES ÉCOLES D’ARCHITECTURE ET D’ART DÉCORATIF
comme son frère Carie, dans ces portraits qui sont si décoratifs et resteront toujours séduisants. Le modèle y est représenté en costume de campagne, avec un chapeau plat qui le coiffe à merveille; cette toile a une grande analogie de couleur avec un autre portrait de la famille des Meyronnet St-Marc; c’est presque le même costume et l’attitude a la même grâce, seuls les attributs diffèrent : dans le portrait des St-Marc, le modèle a sur ses genoux un instrument de musique dont elle semble jouer (une vielle); madame d’Albert s’appuie sur un panier de raisins1. Le tableau de Carie Vanloo, qui se trouve dans la même salle, est une toile de genre, agréablement peinte et bien composée ; on y voit Mercure faisant l’éducation de l’Amour. Un collectionneur de notre ville M. Vermont, en a une très exacte répétition. Je me permettrais à cette occasion une digression qui pourra intéresser quelques-uns de mes lecteurs.
Il est à remarquer, que les principaux peintres de cette époque reproduisirent souvent leurs œuvres à succès. C’est ce qui explique pourquoi, il se trouve de nos jours des collectionneurs, possédant très authentiquement des œuvres de maîtres, dont les originaux où l’exacte répétition sont classés dans les musées. De ces tableaux, lesquels furent les premiers exécutés? Il est toujours très difficile de l’affirmer, la copie ayant été faite par le maître, souvent quelques jours après l’original, pour satisfaire un ami, un amateur ou conserver ce souvenir dans son atelier. Tout le monde connait l’histoire du
Chardin ; l’Enfant au Toton , récemment acquis par le Louvre et dont un grand collectionneur parisien prétendait posséder l’original2. C’est exactement le cas qui nous occupe et je crois que le tableau de M. Vermont fut fait dans les mêmes conditions. Je puis encore citer deux cas particulièrement intéressants de ces exactes copies par
l’artiste, de leurs tableaux préférés. Mon fit en Angleterre vers i83o, rapporta un
grand père paternel, dans un voyage qu’il tableau que je possède actuellement et qu’il acquit dans je ne sais plus quelles conditions, c’est certainement une des plus gracieuses toiles de genre du XVIIIe siècle. Il est de Jean Raoux, le peintre de Montpellier que les Parisiens et les étrangers n’ont pas encore découvert et à qui l’on rendra bientôt, j’en suis persuadé, une justice qui pour être tardive n’en sera pas moins éclatante. Ce tableau est célèbre ; il a été gravé par
1 J. -B. Van-Loo a aussi dans cette salle un portrait d’homme, comme pendant à ce portrait se trouve le Guittarero de Daret. (Bonne toile de genre de cet habile maître) Au-dessous de Mme d’Albert se trouve le portrait de Puget par lui-même. (Voir chapitre X).
’2 Mêmes observations pour les deux Embarquement pour Cythère de Vatteau au Louvre et à Berlin, et les deux Vatteau, également à Berlin et à Paris, représentant une enseigne de marchand de tableaux.
Collection du Baron H. de Fonscolombe Thétis apportant de nouvelles armes à son fils Achille par François Boucher
LES ÉCOLES D’ARCHITECTURE ET d’aRT DÉCORATIF
deux maîtres graveurs du XVIIIe siècle et il s’en trouve une exacte répétition dans la salle Lacaze au Louvre.
11 y pénétra avec l’ensemble des toiles léguées par le grand collectionneur dont nous venons de signaler le nom. Lequel de ces deux excellents tableaux est l’original ? Je serai bien embarrassé pour l’affirmer. J’ai vu il y a quelques années M. Lafenestre, conservateur du Louvre à cette époque, je lui ai demandé si l’on avait l’histoire et l’authentification de la toile de la collection Lacaze. Il n’a rien pu me répondre de précis.
Or, mon tableau ayant été acheté en Angleterre, j’ai découvert à la Bibliothèque Nationale (salle des Estam-
pes) en faisant des recher- Collection du Baron Guillibert
elles sur l’œuvre gravée de Portrait de Madame de Ranché par Natier
J. Raoux, un recueil de belles gravures que je feuilletai avec envie et admiration ; je tombais, tout à coup, sur une superbe estampe à la manière noire, repésentant le tableau dont je venais d’hériter et elle indiquait avec sa lettre, qu’il avait été fait d’après l’original alors en Angleterre, etc. Je n’ai pu savoir malgré de longues recherches, pour quelle famille il avait été exécuté et s’il en existait encore une le possédant en Angleterre. Je serais heureux, si la publicité donnée à ce livre pouvait me fixer sur cette question et sur l’original délicieux de ce tableau : la Liseuse , de Raoux, sous la gravure de laquelle, par Poilly, se trouvent ces vers galants :
Quelle a de grâce à lire une lettre galante,
Car c’en est une assurément,
Cet air tendre et content, cette bouche riante.
Sont autant d’indiscrets qui trahissent l’amante Et nous rendent certains du bonheur de l’amant...
Un dernier exemple intéressant, de ces œuvres reproduites par l’artiste, est celui du tableau du musée de Marseille, qui fut si longtemps attribué à ce même Jean Raoux et dont j’ai retrouvé le véritable auteur : Coypel. Une des attractions de l’Exposition de 1900, fut au Pavillon de l’Allemagne, la série des tableaux Français peints pour le Grand Frédéric, que l’Empereur Guillaume y avait fait exposer; tous les amateurs de peinture qui purent alors se rendre à Paris, allèrent voir cette collection sans égale. C’était une occasion unique de regarder en France, des œuvres Françaises installées depuis le XVIII' siècle en Allemagne. Ne les connaissant pas, je m’empressais d’aller au pavillon Allemand. Les Pater et les
LES ÉCOLES D’ARCHITECTURE ET D’ART DÉCORATIF
Lancret y étaient nombreux, d’un grand intérêt ; mais je fus surtout captivé par l’exacte reproduction du tableau du musée de Marseille, qui se trouva tout à coup sous mes yeux. Ce tableau a toujours eu pour moi un charme très particulier; d’une grâce exquise et d’une spirituelle exécution; que de fois n’ai-je pas fait le voyage de Marseille, pour le revoir alors que je le croyais, sur la foi de son attribution Marseillaise, de mon peintre préféré Jean Raoux. L’on comprendra donc, combien je fus intéressé par son sosie allemand; et la hâte que je mis à demander au gardien des salles de l’empereur, des explications sur cette toile séduisante; c’est ainsi que j’appris qu’elle avait été faite pour Frédéric II par Covpel. Aucun doute n’est possible pour moi. Le tableau de Marseille est exactement le même. Il a été fait à la même époque par le même peintre probablement pour garder un souvenir de son œuvre si captivante. Le tableau de Marseille a actuellement sur celui de l’empereur d’Allemagne, l’avantage incontestable de n’avoir pas été outrageusement nettoyé comme toute la série des toiles exposées à Paris en 1900 et d’avoir conservé un joli cadre en bois doré de l’époque, au lieu d’avoir, comme son sosie allemand, été gratifié d’un cadre d’argent du plus détestable style Rococo. Je m’empressais à mon retour en Provence de signaler ma découverte au conservateur du musée de Marseille, qui aura certainement donné au tableau sa véritable attribution1.
Je demande pardon à mes lecteurs de cette digression, peut être un peu longue, les priant de revenir avec moi dans la salle du musée d’Aix, où nous allons étudier l’œuvre d’un délicieux peintre bien Aixois, qui n’a pas encore la place qu’il mérite parmi ses pareils du XVIIIe siècle, je veux parler d’Arnulphi, sur la vie duquel nous savons malheureusement
trop peu de choses ; arrêtonsnous devant ce que je considère comme son chef-d’œuvre : C’est un ravissant portrait d’enfant; une symphonie en rose et gris traitée avec une maîtrise et une grâce incomparables. J’avoue, que jusqu’à ces derniers temps; j’étais persuadé quand je revenais devant cette toile, avoir devant les yeux le portrait d’une petite tille de la famille de Gueidan. C’est à une récente conférence de mon très érudit ami Monsieur E. Aude, le conservateur de la Bibliothèque Mejannes, que j’ai appris que celle que dans ma « Morte exquise » je traitais d'exquise colonelle , était réellement un petit garçon (pas militaire pour un sou du reste)2. A
Collection de la Marquise d’Espagnet Chien attaquant un héron, par Oudry
’ Mêmes observations pour deux tableaux de la collection Guillibert.
Un Rigaud et un Vanloo, ce dernier existe au Louvre, en plus grand.
2 Rien n’est amusant comme l’histoire de ces portraits des Gueidan
LES ÉCOLES D’ARCHITECTURE ET D’ART DÉCORATIF
vrai dire mon erreur était excusable; le petit garçon Gueidan à des cheveux longs et soyeux, un gracieux et frais visage de tille et sous sa cuirasse s’étale une ravissante robe de satin rose que l’artiste à délicieusement traitée. Je renonce à comprendre, pourquoi cet héritier de Gueidan a été peint ainsi enjuponné ; en tout cas, le tableau ne perd rien à cette fantaisie et cette jupe rose y est la note capitale qui chante sur toute une gamme de demi tons gris. Elle attire et retient irrésistiblement le regard. Tout est à admirer au point de vue décoratif dans cette grande toile, depuis son cadre en cerisier sculpté, d’une tonalité de bois naturel si agréable, jusqu’au moindre détail de la composition du portrait et des accessoires. Ce tableau, a mon avis, ne le cède en rien a ceux de l’Ecole Anglaise, pourtant si gracieux et si beaux de couleurs et dont la mode bat son plein ; bien plus, le redoutable voisinage des superbes portraits de Largillière, de Rigaud et de Latour, ne lui nuit en rien. Il reste pour moi la plus orignale et séduisante toile décorative du XVIIIe siècle que je connaisse à Aix et même ailleurs. Deux autres Arnulphi moins grands se trouvent dans cette salle ; l’un d’eux est le portrait de Vauvenargues.
Je passerai rapidement, sur les tableaux du peintre Aixois Gélony ; non pas qu’ils soient quelconques ; mais, parce qu’ils ne peuvent se comparer aux Rigaud et aux Largillière que j’ai hâte d’étudier en détail et qui rayonnent dans cette salle.
De Gélony on voit deux portraits d’hommes et deux portraits de femmes, c’est de la bonne peinture, ne se signalant ni par la couleur, ni par l’heureux choix du modèle. Les deux portraits d’hommes représentent : Monsieur de Panisson. Ils sont d’inégale importance. Un des portraits féminins reproduit les traits de Madame de Panisson. Ge peintre a surtout le mérite d’avoir travaillé à Aix toute sa vie. Il n’en est pas de même des artistes que nous allons étudier maintenant; deux des plus grands noms de l’école Française : Rigaud et Largillière. Nous ne les considérerons, que dans leurs tableaux faits à Aix et pour la même famille Aixoise de Gueidan; œuvres essentiellement décoratives et caractéristiques de l’époque qui nous intéresse. Gette série de somptueux portraits fut exécutée pour le compte du Marquis Gaspard de Gueidan, de noblesse récente, et qui faisait tout ce qu’il était possible de faire pour que ses contemporains et la postérité l’oublient. Ces tableaux furent commandés
faits pour un parvenu qui voulait à tout prix avoir les temps, que nous devons cette série de toiles des ancêtres. Ne nous en plaignons pas, c’est à cette qui sont la gloire actuelle du musée d’Aix. manie en somme bien innocente et qui est de tous
Pl. VIII.
Sainte-Famille par Pierre Puget Collection du marquis de Saporta
LES ÉCOLES D’ARCHITECTURE ET ü’aRT DÉCORATIF
pour orner les salons de son hôtel d’Aix; ils furent laissés au musée par la dernière marquise de Gueidan, morte sans enfants. Ce leg se composait outre de l’Arnulphy dont nous venons de parler, de cinq toiles de Rigaud et de quatre toiles de Largillière. Le plus beau et le plus remarquable des Rigaud est le propre portrait de Gaspard de Gueidan en joueur de Cornemuse ; ce tableau est célèbre. Il eut le plus grand succès à Paris en 1900; où il faisait l’ornement principal d’une des plus belles salles du petit Palais. Il y était royalement entouré d’admirables objets d’art et ne pouvait malgré eux passer inaperçu. Rentré à Aix il continue a être une des gloires ne notre musée. Le peintre y a déployé toute l’ampleur de son admirable et précieux talent, sa science des somptueuses draperies, sa belle pâte et l’art de sa brillante composition. La gamme des tons y est un véritable régal pour les yeux; elle va du mauve à l’amaranthe, en passant par des bleus nacrés et des mordorés exquis. La pose du portrait est pleine d’affeterie et la nature y est très arrangée ; mais l’époque le voulait ainsi ; l’art décoratif qui nous intéresse n’y a rien perdu. C’est une de ces œuvres qui résistent au temps et à la mode et que tout coloriste contemplera avec joie, Rigaud, dont la peinture classique est plutôt sévère, a déployé dans cette œuvre une grâce inusitée; et l’on peut dire que nous y voyons une forme inattendue et peu commune de son génie. Le tableau de genre dont nous allons parler maintenant, nous offre un exemple encore plus frappant de cette manière presque ignorée de l’artiste. Qui pourrait se douter, que cette adorable étude de femme, au geste mutin, à la chair si spirituellement et amoureusement peinte, si vivante et si gaie, est du peintre des grandes perruques, des robes et manteaux de cour? Pourtant elle est de lui incontestablement; les étoffes en font foi, particulièrement celle qui dans les cheveux se retrousse en coques mordorées. Il faut se rendre à l’évidence et voir dans cette toile de chevalet l’exceptionnelle fantaisie d’un peintre, le sourire délicieux et très inattendu d’un talent ordinairement sévère et pompeux, devenu tout à coup petit maitre. J’aime cette œuvre et trouve qu’on ne lui a pas encore donné la place qu’elle mérite dans les descriptions de notre musée. C’est une des rares toiles de genre si bien conservée, si jeune de tons et de mouvement qu’on pourrait la croire d’un peintre moderne. Je ne dirai rien des autres Rigaud qui sont des Rigaud classiques ; mais qui disparaissent, à mon avis, devant ceux que nous venons de décrire ci-dessus.
Nous voici maintenant devant les Largillière. Le rival de Rigaud a exécuté comme son confrère un véritable chef-d’œuvre pour Gaspard de Gueidan. Il a royalement peint le portrait de sa femme ; et la marquise en Flore est le digne pendant du joueur de cornemuse. Quels maîtres de la couleur étaient ces artistes du XVIIIe siècle, et quelle conservation. Dans la Flore , la constatation est encore plus remarquable à faire. Cette gamme de rouges éclatants n’a pas baissé de ton, n’a pas noirci le moins du monde ; elle est d’une richesse admirable et chante délicieusement. Les oppositions de blanc du visage sont savantes, la pose est un peu figée (l’époque le voulant ainsi). Ce portrait dans la perfection de son ensemble est donc bien un des chefs-d’œuvre de la peinture du XVIIIe siècle.
J’aime moins les deux autres toiles du maître présentées dans cette salle : Le portrait de la même marquise en na'iade et celui de jeunes filles groupées au clavecin. La marquise vieillie et empâtée, n’offrit plus au peintre un modèle aussi intéressant que celui qui posa la belle Flore; il fut donc excusable de n’en avoir pas tiré un aussi bon parti. Il y a d’ailleurs de bien jolies choses dans ce tableau d’une tonalité générale un peu livide. Je ferai le même reproche au portrait des jeunes filles; la coloration en devient peu agréable ; les attributs sont charmants, les demoiselles amusantes de naturel, et
LES ÉCOLES D’ARCHITECTURE ET d’aRT DÉCORATIF
l’on retrouve dans un amour qui joue de la viole à gauche du tableau toutes les qualités et toute la grâce du maître. Le quatrième Largillière, portrait de G. de Gueidan n’a pas grand intérêt.
Terminons l’étude des toiles des XVIIe et XVIIIe siècles, au musée, en allant voir dans la salle à côté, les superbes portraits du maître Rembrandt; les trois toiles de Rubens, les Philippe de Champaigne et cette toile italienne qui a le plus beau cadre que l’on puisse rêver. Nous en reparlerons au chapitre des boiseries. En retournant dans la salle Gueidan arrêtons-nous devant La Halte de Sébastien Bourdon , contemplons un petit Raoux plein de finesse qui se trouve sur la cimaise, ainsi que deux Constantin agréables. Nous ferons ensuite une longue et admirative station devant le merveilleux pastel de Latour qui représente Armand duc de Villars, gouverneur de Provence, dans tout l'éclat de sa jeunesse de roué élégant ; le voyage d’Aix est à faire, rien que pour contempler cette page admirable, peut-être le chef-d’œuvre, du plus célèbre des pastellistes Français1. Pour sortir du musée n’oublions pas de passer par la salle des dessins. Nous y contemplerons : Le fameux dessin de Puget à la plume. (Projet d’un tabernacle d'Eglise) et un Corrége , dessin en couleur exquis. Le XVIIIe siècle y est représenté par un pastel de Rosalba Carriera, plusieurs Lafage et de nombreux Constantin , encres de Chine et Sépias rehaussés parfois d’un peu de couleur. Regardons en passant dans la salle du Jupiter d'Ingres , un Raspail gracieux représentant une Arlésienne du XVIIIe siècle et regagnons le grand escalier. Nous reviendrons souvent à ce beau musée ; dont nous emporterons toujours d’inoubliables impressions d’art.