‹ Les écoles d'architecture et d'art décoratif des XVIIme et XVIIIme siècles à Aix, capitale et siège du gouvernement de la ProvenceChapitre 6 sur 44 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sculpture décorative sur pierre. — Statues. — Bustes. — Fontaines. — Frises , niches , socles, mascarons. — Vases , pots à feux. — Portails à Carosses.

Hôtel d'Arbaud. — Cariatides

La Ville d’Aix cousine par le paysage, l’art et le climat de l’Italie, bien qu’avec une incontestable personnalité ; eut aux bons siècles, comme les glorieuses villes de cette admirable voisine, la passion des ornements de pierre, et, des écoles décoratives nombreuses, encore peu connues. Nous avons parlé dans les précédents chapitres, des types de façades qui reçurent ces ornements et occupèrent les artistes qui partagèrent leur temps et leur travail entre ces façades, la décoration des places publiques et des monuments. Ils travaillèrent aussi à l’intérieur des beaux hôtels parlementaires et dans leurs jardins, mais ce fut surtout dans les églises et les chapelles de Couvents si nombreux à cette époque

à Aix, qu’ils déployèrent toute la force et toute la grâce de leurs talents. Nous passerons en revue et examinerons en détail toute cette suite de si modestes, qu’on être toujours les

çons par l’étude rite es sentie 11edes Cariatides (ou chitecture ) si nomsiècle les Termes dans tout le Midi, des formes humaines aux colonnes et aux pilastres date des Grecs, qui, auraient au moment des guerres avec les Perses, voulu stigmatiser la honteuse trahison de la ville du Péloponése appelée Caria; quand l’ennemi eut été repoussé, les Grecs réduisirent la ville en cendres, passèrent les hommes au iil de l’épée et emmenèrent les femmes en esclavage; on raconte que ce sont ces malheureuses, écrasées sous le poids des fardeaux, des privations et des mauvais traitements, qui servirent de douloureux modèles aux premières cariatides de certains temples élevés à cette époque. En vérité l’art Egyptien, l’art Assyrien et même l’art Khmer, se servirent, bien antérieurement à celui des Grecs, de cariatides, plus ou moins colossales, dans l’édification de leurs monuments. Mais occupons nous de celles qui furent édifiées au XVIIe et au XVIIIe siècles à Aix. Avant de les décrire, rappelons à nos lecteurs qu’on trouve des caria-

labeurs, dont 1 en ignore et auteurs.

Cariatides. — Commende ce qui reste une particulament Aixoise. Je veux parler plus exactement Termes d'arbreuses en notre cité. Au XVIIe d’architecture furent à la mode On prétend que la substitution

Pl. III

Hôtel d’Espagnet

Façade nord.

Cariatides

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tides encadrant des portes, à Fréjus, à Nimes, à Beaucaire, à Marseille et à Toulon où sont les plus célèbres. Celles d’Aix se voient encadrant les portes des Hôtels d’Espagnet, du Pavillon de Vendôme, de l’Hôtel d’Arbaud rue des Orfèvres, de l’Hôtel d’Agut et enfin de l’Hôtel d’Albertas. Il en est encore de sculptées dans le gypse à l’Hôtel de Caumont à l’intérieur du vestibule qui précède la cage d’escalier.

Les caria-

d’Espagnet sont nés d’Aix. Elles vons dit déjà, ment l’œuvre de imposantes, un sans beaucoup elles se termines qui commenun peu trop aumusculeux de sont en pierre De celles Vendôme nous mer plus sùrepuisque j’ai relement le nom et la date de mais encore le tèrent à l’époque dôme; jusqu’au devins posseson croyait généque ces belles étaient dùes à qu’on a égalegénial sculpteur cariatides de la connais, qui ment de lui, que Ni celles de Fré- Beaucaire (maucelle de Toulon), seille (cours Belde la Bourse), On a toujours aux grands, et

Hôtel d'Agut.

Cariatides.

tides de l’Hôtel les plus anciensont, nous Entrés probable- Jacques Fossé, peu lourdes, d’expression nent par des gaicent, à mon avis, dessous du torse ces géants. Ils de Calissane.

du Pavillon de pouvons nomment l’auteur trouvé non seude leur sculpteur leur exécution; prix qu’elles couau duc de Venmoment où je seur du pavillon, râlement à Aix, cariatides Puget. Il est vrai ment attribué au la plupart des région. Je ne soient véritablecellesdeToulon.

jus, ni celles de vaise copie de ni celles de Marsunce) et (place ne sont de lui.

volontiers prêté dans tout le Midi

toute belle statue du XVIIe siècle doit être de Puget (surtout pour l’acheteur possible qui neuf fois sur dix n’achète que pour le nom). Je suis moi, tout au contraire, trop heureux de pouvoir rendre à César ce que lui appartient et d’avoir été le premier à prouver que les termes d’architecture du Pavillon sont de Jean Claude Rambot. Ce grand artiste est presque si complètement oublié que malgré mes recherches et celles de mes amis nous ne savons encore que bien peu de choses sur sa vie et son œuvre. Nous en parlerons à notre dernier chapitre. Voici, avant d’étudier ce qu’il nous a laissé de plus important, la preuve

Halle aux Grains. — Fronton par Chastel

indubitable de ce que j’avance. On trouve dans les Registres du notaire du Duc de Vendôme le sieur Boutard années 1664 et 1 665, plusieurs actes concernant l’achat du terrain sur lequel fut construit le pavillon; de la source amenée à grands frais à l’enclos; des dépenses de gypserie, plomberie, maçonnerie, etc., enfin les deux actes suivants que nous transcrivons ci-dessous.

1 . — Sommation pour Monseigneur le Cardinal de Vendôme où est dit que par convention originellement expédiée le dernier jour de Décembre 166b , Monsieur Rambot sculpteur est sommé de faire tous les ornements du balcon du dit Pavillon avec frises, festons et armes en 1667 au prix de gjo livres.

2. — Autre acte de promesse par le Cardinal duc de Vendôme de payer y3o livres au sieur Rambot pour poser deux termes d' architecture avec festons et deux enfants, sous la montée du Pavillon du jardin du dit Monseigneur en 1667.

Ces actes authentiques ont été trouvés chez Monsieur Aude notaire héritier des minutes Boutard.

Ils sont encore avec les Registres sur lesquels ils figurent chez Maître Berli notaire son successeur. Si nous additionnons les deux chiffres absolument certains que nous donnent ces actes, nous trouvons que Rambot reçut 1700 livres du Duc pour ses belles cariatides et les ornements qui les relient, y compris l’Ecusson encadré de deux petites cariatides d’enfant. Veut-on savoir maintenant, puisque nous en sommes à parler de chiffres, ce que reçut Pierre Puget pour ses célèbres cariatides? Voici l’acte que l’on trouve aux pièces justificatives du Livre Pierre Puget et son école à Toulon, Ch. Ginoux 1890 pages 1703 à 1712.

Acte. Le 24 Janvier 1 656 le conseil de l’Hôtel de Ville ratifia l’acte de prix fait dans les termes suivants :

« Sera payé aux dicts Puget et Richaux prisachiers de la montée de la Maison de Ville la somme de 600 livres par avance de son prix jait et mandat sera fait suivant l’acte réservé par M. Arnaud notaire, le 1 g du présent mois. »

I! résulte de ces actes, que les cariatides de Rambot coûtèrent bien plus cher que celles de Puget lesquelles sont leurs ainées de dix ans. Toute question de prix k part, il est incontestable que la porte du

Pavillon Sec. David combattant par C. Rambot.

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Pavillon de Vendôme, dans son ensemble et avec les ornements qui l’accompagnent, est beaucoup plus riche (toutes proportions gardées) que celle de Toulon. Et quant aux statues proprement dites, elles se valent, bien que leur facture soit absolument differente. Celles de Puget sont peut-être plus humaines. Comme tout ce qu’anima le ciseau de ce magistral artiste, elles ont une puissance d’expression incomparable; mais regardez celles de Rambot et dites nous si elles ne sont pas d’une noblesse douloureuse presque olympienne. Par l’état de leur conservation celles de Rambot l’emportent de beaucoup. Les originaux de Puget ayant trop souffert et étant plus qu’à moitié détruits,

corrodés par l’air salin du voisinage de la mer. En

résumé, le choix de Ram- bot comme sculpteur par

vence, indique combien déré et admiré à Aix de Il est incontes-

le gouverneur de la Pro cet artiste était consison temps, table qu’il t r e r qu’en chitecturale mesurer avec le Les cariatides cet esprit et dans ce semble du Pavillon, rions nous dire de est en fleurs et fruits ; d’un fini d’exécution aux détails des gaiils sont séduisants tout admirer : le

culature très étudiée magistralement des Calissanc, les frandraperies, gaines qui le milieu.

parfait et dans un état de conservation.

Nous possécariatides dignes

et l’étude de tous les artistes et critiques d’Art ayant réellement le sens du beau et du grand.

Ayant vu ce chef-d’œuvre de sculpture décorative, il nous reste à passer en revue d’autres cariatides, qui sont loin d’être sans intérêt. Considérons d’abord celles de l'Hôtel d’Arbaud rue des Orfèvres. Je crois que l’on peut en attribuer l’exécution au fils de ce même Rambot qui sculpta les précédentes. Moins grandes et moins riches de détails elles n’en ont pas moins grande allure et tirent une originalité particulière de ce fait qu’elles sont à mouvements inversés. L’une fait face et l’autre tourne presque le dos aux spectateurs. Elles ont plus souffert que les précédentes à cause de leur exposition au levant (la plus mauvaise à Aix . Leur musculature est bien étudiée leur mouvement bon. Elles encadrent bien la porte, au milieu du montant de laquelle, se trouve un mascaron d’un beau caractère.

Après celles-ci, les plus importantes sont les cariatides de l’Hôte! d’Agut, de qui sont elles? rien n’a pu l'indiquer avec certitude; peut-être furent elles l’œuvre de Pierre Pavillon

Vierge anciennement au couvent de Lambesc, par Chastel Vendue aux enchères par un liquidateur.

voulut mondécoration aril pouvait se Maître Marseillais, ont été faites dans but. Comme l’enle leit-motif pourleur ornementation, ces derniers sont merveilleux. Quand nés et des draperies, au possible, il faut mouvement, la musoù les veines saillent corps de pierre de ges, les flots des les oves des en décorent Tout est d’exécution admirable

dons donc à Aix des d’attirer l’attention

Buste de Louis XI V par

aussi bon sculpteur qu’excellent architecte. Elles diffèrent complètement des trois paires précédentes. Leurs gaines s'appuyant sur des bases élevées ne partent qu’à peu près vers le milieu des montants de la porte. Au lieu de soutenir directement leur fardeau avec leurs bras, elles semblent, sans effort, le maintenir de leur dos fortement appuyé et de leurs mains croisées par derrière. Les socles qui les surmontent supportant directement le balcon. Elles représentent probablement Adam et Eve. Leurs figures sont belles. Leurs bustes bien modelés se terminent par une ceinture de feuilles d’Acanthe en rinceaux qui les raccordent aux gaines petites et bien décorées. Leur centre est occupé par des pendentifs à palmettes bien caractéristiques de leur époque.

Les dernières cariatides en pierre qui nous restent à voir, sont encore moins importantes; ce sont celles qui soutiennent le balcon de l’Hôtel d’Albertas audessus de la porte cochère. Ces deux petits

génies assez médiocrement modelés et qui ont été réparés au ciment dans de mauvaises conditions ; sans beaucoup d’expression, ils sont susceptibles d’habiter successivement les airs et les flots ; leur corps en effet se termine par des queues de poisson comme celui des sirènes et leur dos ont des ailes. Ce sont de petits tritons ailés qu’on s'étonne un peu de trouver à cette place. Leur auteur s’inspirant des cariatides de Toulon les termina comme celles de Puget et leur mit des ailes pour qu’on ne l’accusât pas de com pilation.

En dernier lieu, jetons un coup-d’œil dans l’intérieur du vesti bule de l’Hôtel de Caumont. Les deux grandes cariatides de plâtre qui le séparent de la cage d’escalier proprement dite, sont l’œuvre d’un sculpteur que nous n’avons pu identifier. Peut-être sont elles de Bernard Toro qui sculpta les mascarons du grand portail de la cour de ce même hôtel. Les modelés sont bons, les expressions ont moins d’intérêt. Il existe encore à Aix et dans les environs, quantité de cariatides généralement de petites dimensions en plâtre ou même

Buste de Cagliostro par Houdon

en bois; beaucoup ont été dorées, pitres Gypseries et Boudoirs.

Statues. — Après les cariatiportantes de nos artistes décorabustes et bas-reliefs. La plupart de restent après le désastre de la Révodrainage des antiquaires sont dans tes pour elles. Il en reste fort peu importantes statues, du XVIIe siètirés de l’histoire sainte qui d’une église et qui sont ac- Pavillon Sec; comme la nous avons parlé, elles sane et leur patine est lent absolument par lion et par le fini

Nous les étudierons aux châles œuvres les plus imteurs furent les statues, ces œuvres qui nous lution et la calamité du les églises ou furent faichez les particuliers. Les plus cle, sont la série des sujets furent faits pour la décoration tuellement dans le jardin du plupart des cariatides dont sont en pierre de Ca lisfort belle. Elles rappelle faire de leur exécu des détails et des

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L’amour et Psyché par Cayot

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Vue de toitures — Eglise de la Madeleine — Aigle par Chastel

ornements les cariatides du pavillon de Vendôme. M’appuyant sur ces particularités, je crois pouvoir les attribuer sans erreur à Jean Claude Rambot; viennent-elles de l’ancienne église des Jésuites, c’est probable. Elles peuvent aussi bien avoir fait partie de cette série de sujets religieux commandés le 27 Juin 1662 à Jean Claude Rambot et dont on trouve l’acte dans le livre de Gibert (histoire et descriptions des monuments religieux de la Ville d’Aix, page 200, église Ste-Madeleine, façade). Voici en effet ce que nous pouvons lire au 2me et 3me alinéa, à la fin de cette page : « Le Dessin (signé par les parties) indépendamment de la décoration purement architecturale comportait en outre dix-neuf figures en pierre de Calissane variant de hauteur entre 2 et 2 m 5o. La principale devait représenter Notre Dame de Pitié. Le projet embrassait encore deux bas-relief en forme de médaillon à sculpter au-dessus des portes latérales. Le tout devait être achevé dans le délai de trois ans et le prix en était fixé à 3ooo livres y compris les frais d’échafaudage et de pose. Pour une cause quelconque l’important travail confié dans cette circonstance à Rambot fut bientôt interrompu. Il y a un peu plus de trente ans il existait encore à l’entrée de l’église de la Madeleine d’énormes bases de colonnes et leurs piédestaux, seule partie de la façade ayant vu le jour à l’époque dont nous parlons».

Les statues du Pavillon Sec ont la dimension indiquée. Elles sont en Calissane et représentent des sujets bibliques; peut-être proviennent-elles donc de cette suite. Elles sont au nombre de huit : Noé, Une fille de Jephté dansant et frappant un tambourin, un David combattant vainquent' de Goliath, Une Üeborah enfonçant un clou dans le crâne de l’ennemi des Juifs, Un David roi, une statue de femme, un grand Prêtre Aaron. La huitième une statue de femme, est dans le jardin des demoiselles Michel héritières de Joseph Sec, situé de l’autre côté du Boulevard de l’Hôpital.

D’où qu’elles viennent, ces statues sont intéressantes. Et il faut être reconnaissant à Joseph Sec de les avoir recueillies et sauvées. Elles donnent d’ailleurs une grande noblesse au jardinet, dont leurs niches assemblées forment la clôture méridionale. Quelques unes de ces statues et particulièrement celles représentant des femmes, sont lourdes ou plutôt le paraissent, peut-être à cause du manque de recul dont on dispose pour les voir par la faute de leur emplacement. Vues de plus bas et de plus loin elles seraient beaucoup plus séduisantes. Trois de ces statues sont à mon avis vraiment belles. Le Noé a une fière expression d’énergie et de mouvement. Le David vainqueur est une œuvre de grand caractère. Les armes et les détails d’habillement sont tout à fait « Romains de Louis XIV ». On peut en dire autant du David roi qui malheureusement a perdu un de ses pouces.

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Personne ne devrait quitter Aix sans avoir vu cette belle suite de statues imposantes et bien conservées. Malgré leur situation dans un quartier populaire et qu’elles soient mal défendues, par la facilité de leurs abords, contre les entreprises extérieures, elles n’ont subi que de légers outrages de la part des gamins du quartier; ils ont un peu abusé sur elles des graphitis traditionnels. Mais ces coups de crayons sont beaucoup plus inoffensifs que les coups de pierre dont ils se sont heureusement abstenus jusqu’à ce jour.

De Rambot passons à Chastel le maître sculpteur Aixois du XVIIIe siècle. Ses œuvres et celles crées par les élèves de son atelier abondent encore à Aix même et dans ses environs. Pour combien de temps encore hélas..? Les œuvres les plus importantes que nous connaissons sont le fronton de la Halle aux grains et la vierge de la Madeleine. (Ne parlons pas des fontaines que nous étudierons plus loin). Le fronton de la halle aux grains est, nous l’avons dit au chapitre précédent, en Calissane blanc. Il sc compose de deux figures allégoriques :

La première un fleuve, belle académie d’homme assis, accoudé sur son urne symbolique et tenant la palette traditionnelle, insigne de sa dignité. La deuxième, figure féminine symbolisant la ville penchée sur le fleuve, a l’air de lui demander de faire par ses eaux fructifier ses abords et ses environs.

La main droite se tend vers le sceptre par dessus l’épaule du Dieu et semble désigner du doigt les champs couverts d’épis mûrs; la main gauche s’appuie sur des fruits et des légumes assemblés auprès d’elle, ces expressions sont fort bien rendues par le maître, il faut remarquer surtout la belle grappe de raisins et les citrons énormes qui l’accompagnent.1

La vierge de Chastel qui occupe dans l’Eglise de la Madeleine la paroi Orientale et la nef latérale (coté droit) au-dessus de l’autel de la Présentation, est en marbre blanc. La Vierge est représentée debout complètement drapée et voilée ; la tête tournée vers la gauche, le bras gauche replié sur la poitrine. Elle est fort belle sans beaucoup de sentiment mystique (défaut inhérent à l’époque). Cette statue fut commandée à l’artiste à titre de don personnel fait à l’ancienne église de la Madeleine par Monsieur Pirani de la Gaude 1783-1793. Chastel dut exécuter vers la même époque les figures d’enfants en marbre blanc qui ornaient le Tabernacle

de l’Autel principal, et qui se trouve actuellement sur Boule et feuillages

une encoignure à gauche du Maître Autel, face à Tins- deirora"t Lafontaine . place de la Maine

cription de Peiresc. ( Chastel )

Signalons aussi la belle vierge anciennement au couvent de Lambesc (voir reproduction). Nous ne pouvons avoir la prétention dans cet ouvrage de décrire toutes les œuvres de Chastel pas plus que celles des autres sculpteurs ayant travaillé à Aix et qui ne nous ont point été enlevées. Nous nous bornerons à les signaler et à indiquer le lieu où elles se trouvent

actuellement.

Commençons par les Eglises et parmi celles-ci par la Cathédrale de St-Sauveur.

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