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LES PETITES ÉCOLES

Section I'^^. — Les petites écoles rurales. — Les petites écoles rurales se multiplient surtout dans les paroisses du Cliapitre, les seules que nous connaissions h\enp3.r les Registres ou les Contrats. Nous trouvons comme maîtres :

A Ghâteaudun, Jean Paris et Jean Garnier, qui eurent pour élève Simon de Phares, pendant 5 ans ; à Saint-Arnoul -en- Yveline, Arnold Loisel, 1417 '; à Umpeau. Pierre Lefèvre, 1478-, et Je/ianPati/, 14943; à Bailleau-l'Evèque, Gnill. Baiiniez, 1499'; à Pré-Saint-Evroult, /{o6e/*^ Dugué, 1500' ; à Auton, /. Galliot, 1507 ^ ; à Ghampseru, Jehan Broche, 1508 ' : à Santeuil . Jehan Guerrier, 1509 "; à Aunay, Jacq. Poussart, maître es arts, 1510 •' ; à Saint-Sauveur, Georges Syuwult, 1513 '^ ; à Saint- Arnoult-des- Bois, GuilL des Mares, 1511 "; à Dreux, Barth. Briinet, 1517 *-; on fait encore mention, mais sans les nommer, de maîtres à Bouglainval '•', où l'on joue, en 1511,1a Vie et l'Histoire de Madame Sainte- Barbe ^*; à Ghampseru et à Umpeau, en 1520 '": à Soulaires et à Jouy, en 1521 ; à Ymeray, en 1562.

Les prêtres de Voves se disputent pour les écoles en 1554, à cause de la multitude des enfants. En 1557, le Chapitre étahlit un maître à Dammarie, et l'on parle de celui de Clévilliers '^ .

< Cont. G. 106, f. -201. — ^ 175, f. Ï1> v., 16-2, 19i v., 200 v., 202, 212. — 3 178, f. 168. — * 180, f. 53 v. — ^ 180, f. 232. — « 182, f. 64. — ' 182, f. 166. — 8 182, f. 193. — » Id. f. 302. — '« J83, f. 218. — ^' 18.i, f. 17. — ^^ 185, f. 7 V. — ':« 188, f. 78.

'* Cont. G. 184, f. 17 V. A Chartres, on jouait aussi des Mystères : ainsi le 30 mai 1506, Estienne d'Apilly, paintre, demourant à Cliartres, a promis et pronit'Cl fournir de tons eslollesde faintisc el peintures (;t pouidre de canon, conie il appartient au nnstaiic de Saint-Cir et de Sainte-Julitte, à Jean Beauvoys, Macé iMedart, Jehan llei^nanlt, et Colas Corhain. Et ce pour et moyennant la somme de 4 1. 5 s. tour, qu'ils promectenl paier cest assavoir de jeudi 42 sols 6 den. et le résidu après la teste... avecques les toimerres qui v apjjartiennent. Cunl. G. 182, f. 1.

'5 Cunt. G. 186, f. 39 v^.

'« BihI. de Ch., Briilon.

En un mot, on met partout à exécution le statut porté par Miles d'Illiers en 1487, répété par Louis Guillard en 1526, 1536, 1550; qui prescrivait d'établir dans toutes les villes et campagnes un peu populeuses des écoles publiques et une rente pour rétribuer un clerc faisant l'école ^ In ecclesiis vero et locis magis populosis et quorum proventus ad hoc sufficere poterunt yhaheant clericos qui etiam sciant et possint pueros in litteris jyrhniiivis enidire (1487).

D'ailleurs les familles tenaient à ce que leurs enfants allassent à l'école, et dans tous les contrats de louage d'enfants à des maîtres, on stipule que ceux-ci devront les y envoyer. Tout le salaire consistait souvent dans cette instruction et dans la nourriture. Ces enfants, au fond, n'étaient serviteurs que pour faire des classes à peu de frais : c'est ainsi que faisaient encore les grands humanistes de la Renaissance. Le 4 mai 1476 -. (( Jehan Durant, demourant à Nogent-sur-Eure, baille à Messire Michel Valet, prêtre, dujourdhui jusques a ung an prouchain venu, Pierre Barbe, nepveu dudit Durant, par ainsi que ledit Messire Michel sera tenu le fere aller et suivre lescolle pendant ledit temps, et sera tenu ledit Pierre le servir bien et deuement ainsi qu'il a... Et sera tenu ledit Jehan Durant lentretenir de vesteure et chausseure ainsi que son estât le requiert, sauf toutefois des souliers que lui sera tenu quérir ledit Messire Michel. Et en ce faisant sera tenu le dit Jehan Durant pour partie de la nourriture paier audit Messire Michel trois septiers de blé avec une moitié de pourceau estimée icelle moitié 15 solz tournois. »

La rente du clerc maître d'école n'était pas très élevée, elle était augmentée par l'écolage. Colas Regnault, en 1478, donne 20 sols à Pierre Lefévre, maître d'Umpeau, pour l'écolage de Lubin et Gillot, ses deux fils-"^; J. Gillette, en 1479, lui paie 11 blancs pour le sien% Robin Foillet en 1480, lui fournit

4 setiers de blé à 12 deniers^. La même année, on lui confie

5 autres enfants qui lui rapportent quelque argents En 1494, Robin Pasquier gage à Jehan Paty, écolier tenant les écoles d'Umpeau, 17 sols 6 deniers pour son fils Simon Pasquier '.

^ V. ces statuts, Mémoires de la Société archéologique , t. VI, p. 3^0.

2 Cont. G. 173, f. 229 v. — -^ 175, f. 93. — ^ 175, f. 162. — s id, f. 194- V.

^ Voir aux références indiquées plus haut.

" Cont. G. 178, f. 168.

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