Tome XI. M
Jehan Pierre Chevallier', dit Gallays. de Beauvilliers, gage à Jehan Guerrier, de Santeuil, en 1509. dix sols tournois pour ïescollaige de Mathry son fils.
Le maître de Bailleau-l'Évèque reçoit, en 1499, 5 sols 6 deniers pour Técolage de Perrot Desvaulx -, et Jacques Pelart, de Boisvillette (1508), 8 sols tournois, restant de compte pour avoir « montré et instruit Mathry des Rotes de Luplanté •*. »
Ces maîtres étaient institués par le Chapitre ou par les chanoines préhendiers du lieu. Ainsi le curé d'Aunay-sous- Anneau, en 1510. Thomas Barassin, confia les écoles de sa paroisse à maître Gui Poussart. maître es arts et bachelier en lois ^ En 1507, le chanoine Delavove, prébendier de Charonville, mit à la tète des écoles deSaint-Denis-d'Authon le clerc Jean Galliot^. La coutume était de concéder la direction des écoles avec tous les honneurs et profits qui y étaient attachés. En 1513, le 22 août, le chanoine Symon Palluau, docteur en médecine, curé de Saint-Sauveur, donna le' « siège d'escolles de la paroisse dudit Saint-Sauveur, a Mesire Georges Symoult, prêtre, pour instruire les enfants et ce jusques à son plaisir, et il selle la lettre de son scel ^ » En 1511, Louis Joudard, prébendier de Saint- Aubin-des-Bois, nomme le clerc Guillaume des Mares à ses écoles '. On sait d'ailleurs le programme suivi et le contrôle institué dans ces petites écoles rurales. Les statuts de 1550 prescrivaient d'y enseigner les éléments delà grammaire et les préceptes de la foi d'après Gerson; ils ordonnaient aussi aux curés de les visiter une ou deux fois l'an : nous avons une
< Cont. G. 18-2, f. 193. — -' 18U, f. 53 v.
^ Cont. G. ](S2, f. 175 V. 11 reçut pour Jehan HouyetLuijin HouydeLouvillo. 23 sols 9 don., f. :200 v.; il les garda 3 ans; pour Macé Hernian, !20 sols; pour Maurice Puigot d'Ungpau, 2U sols et un minot de blé, f. 20:2 v. ; pour Bernai-d et Jehan Ouvry de Charapseru, i5 sols t.; pour Guille Porties d'tingpeau, iO sols de compte linal. 1. 202 v.; pour Mathrv Bonnier d'Umpcau. 22 sols 6 den.. Cont. G. 176, f. 137, en 1481.
* Voici l'acte dénomination, 19 septembre 1510, Cont. G. 182, f. 302 v. Discretm vir nuiffister Thomas Barassin, proshiter ruratus ciirae ot parochialis ecdesiae de Alneto subtm Alncolum, habens intcr .ci'ti'ra potestatem committendi ad indruendum piieros suae parrochiae in grummaticaUhus et aliis disciplinis, confidens de scientia, pentia et yduneitate. discretum vinim magistrum Jarohum Poussait, in artibus magistrum et in lerjibu.s Ijaccalariiim , ad instruendum purros praedictae suae parrochiae in praedictis grammaticalibus et aliis disciplinis., commisit et deputavit , cummitiitque et députât pro hoc anno duntaxat ad honores et utilitates ac onera in talibus incumbentes et incumbentia : promisitqup idrm Pnussart praedictos pueros in praemissis benr et decenter., ut decet, instruere et docere. Dut uni, etc.
» Cont. G. IS2, f. frl. — 6 183. f. 218. - " I8i, f. 17 v.
idée de cette surveillance par le procès-verbal des visites de Richard de Tournebœuf, à Jouy et à Soulaires, le 29 mars 1511 ^ . A Jouy, (( il avertit charitablement les chapelains d'instruire leurs paroissiens et sujets dans les éléments de la foi et de Veiller à ce qu'ils sachent le Pater, l'Ave, le Symbole, et les commandements du Décalogue : — ensuite au maître d'école qui était présent, il recommanda d'instruire surtout les enfants dans les préceptes du Décalogue, et de les faire apprendre à tous par cœur. »
A Soulaires, il donna les mêmes avis au curé, et au maître des écoles, qui doit être institué par le prébendier ; il dit qu'il était tenu d'apprendre à ses écoliers, d'abord les rudiments de la foi, puis l'Oraison dominicale, la Salutation angélique, le Symbole, le Décalogue : qiiod magister scolaruni qui débet mstitui per jpraebendarium regenteni tenetur primo scolares suos instruere in rudhnentis fidei et praedictas Orationem doniinicam, Salutationem angelicam, Symholum Apostoloimm et prœcepta Decalogi discere suis scolaribus et discipulis -.
Section IL — Les petites écoles de la ville. — Dans la ville de Chartres, les écoles ne manquaient pas aussi. On cite plusieurs maîtres sans dire à quelles écoles ils appartenaient ; ainsi, en 1405 Hervé Guiziou reçut 17 sols 6 deniers ^ro introducendo duos filios Joli. Bauniez in arte grammaticali'^ . Jean Gontentin, la même année, reçut 10 sols tournois de Yve le Bouc, docendo quemdam filium suum in scolis suis \ Pierre Breteuil, curé de Poisvilliers. fut payé en 1402. par Colin Chevallier, 7 sols 6 deniers, pro scolagio Thomœ filii sui-\ et en 1403 par Roger Estart, 50 sols, pour l'avoir imbu in literatara et pro victualihus^. De même, en 1433, on donna à Jean Renault, prêtre de chœur, 34 sols 8 deniers, pour l'écolage des enfants de Roulet le Tellier ", et en 1478. Jean Basset fit don à Gilles Prieur de 8 sols pro collegio filii sut \
^ Cont. G. 186, f. 337.
- Les grandes villes d'ailleurs eurent bientôt leur collège. On dit que celui de Dreux fut fondé le. 6 juillet 1536 par Robert le Musnier, contrôleur du grenier à sel de cette ville, et que celui de Châteaudun fut érigé par Ictlres royaux, en 1582. — La duchesse de Longueville, le 15 octobre 1516, créa une rente de 100 livres tourn. pour l'entretien, près de la sainte Chapelle de Châteaudun, de A enfants choriaux auxquels le chanoine Michel Colot dut apprendre l'art de la musique. Mémoires de la Soc. archéoL, III, 243.
^ Cont. G. 163, f. 93. — ^ 163, t. 119. — « 160, f. 122 v. - e 162, f. 33. — ■? 168, f. 138 V. — 8 193, f. 195.
Certains chanoines prenaient encore chez eux des enfants qu'ils envoyaient aux écoles. Maître Galoys Gourdin reçut chez lui, en 1480, Cardin Mesnagier, en lui assurant la faculté d'aller « a lescolle, cest assavoir pendant 2 ou 3 heures le jour, aux dépens du preneur» : c'était tout le salaire de l'enfant. Jean • deRoca, en 1483, hébergea un petit Contentin de Villebon', Pierre Plume en 1502, un petit Ribot, âgé de 12 ans -. L'Hôtel- Dieu, en 1517, s'engagea aussi à conduire aux écoles Tun de ses petits oblats jusqu'à son sacerdoce •^ Ces chanoines sans doute faisaient quelque classe à leurs petits serviteurs, et les maîtres cités plus haut avaient peut-être leurs écoles particulières que nous ne connaissons pas. En tout cas, il faut remarquer avec quelle ardeur, en ville comme en campagne, l'on voulait étudier ; on n'entrait au service d'un chanoine que pour le faire plus commodément, et l'on ne demandait aucune autre rétribution.
Cela résulte bien du contrat de louage de Cardin Mesnagier ^ « Le 12 mars 1481, Cardin Mesnagier, fils de Colin Mesnagier, o lauctorité de sondict père a prins et promect de bonne foy servir bien et loyaulment dujourd'hui jusques à six ans, vénérable et discrète personne maître Galoys Gourdin notre frère et conchanoine, qui pendant ledit temps sera tenu lentretenir et lui quérir ses nécessités, comme boire et mangier et autres vêtements et habillements selon son estât. Apres ce que ledit Colin Mesnagier sera tenu lui quérir bons vêtements et habillements convenables audit Cardin, comme robe, pourpoint, chausses, chappeau, bonnet, pour la première fois seulement, et oultre plus lui quérir ses chemises lesdits six ans durans. Et aura faculté ledit Cardin daller a lescollCj cest assavoir pendant deux ou I rois heures par jour, aux dépens dudit preneur, et par ce moyen ne sera tenu ledit preneur a la fin du temps paier audit Cardi'ïi aucun salaire pour ses seroices. »
Le contrat suivant est encore plus curieux : Pierre Plume, le chanoine imprimeur, prend un enfant, et non seulement ne lui paie rien, mais est défrayé de tout par son père :
« Le 21 avril 1504% Jehan Ribot, homme de braz, demeurant au bois Saint-Martin, baille a pension François Ribot son filz, aagé de dix ans ou environ jusques a ung an prouch. ven. a Monsieur Plume, conchanoine, pendant et durant lequel temps
' Cont. G. 177, f. P27 v. — -' 180, f. 544. — 3 180, f. 377. — * 176, f. 94. — 5 180, f. 5i4 V.
ledit Ribot père a promis entretenir ledict François son filz, de tous habillements quelzconques selon son estât, et aussi pour la nourriture dicelluy ledit Ribot père a promis bailler et paier audit Plume la somme de 10 livres tournois et demy muy de blé froment mesure du Roy... Et aussi pendant icelluy temps ledit Plume a promis envoyer et entretenir a lescolle, a Chartres, ledit Francoys et le fournir de vivre ainsi quil appartient. »
La même année 1522 oîi Jehan de Reausse, (( maçon de leuvre de léglise de Chartres » donnait à Guillaume Hervé, (( procureur et pratician en court lave, a Chartres , son fils Gracian de Reausse, pour ung an, moyennant la somme de 12 livres tournois » le même Jehan prenait chez lui, pour six ans, les deux enfants mineurs Michel et Claudine, que sa femme Martine avait eus de son premier mariage avec Jehan Fauveau, et s'engageait « à leur quérir et administrer leurs nécessités de boire et mangier, et aussi les entretenir à lescolle ' . »
Les écoles de la ville nommées dans les documents sont celles de Saint-Pierre, de Saint- André, de Saint-Rarthélemy. Les premières étaient tenues au milieu du siècle par Vincent Bichot, maître es arts -, personnage souvent signalé. Il avait un auxiliaire nommé Renaud Mausseras, auquel, en 1450, il paya 8 écus d'or, valant chacun 27 sols 6 deniers, pour l'avoir aidé pendant 8 mois, de mai à décembre 1450, à instruire les enfants^ Les écoles de Saint-André étaient régies en 1456 par Thomas Griset. Toutes deux étaient très florissantes et faisaient une telle concurrence aux grandes écoles que le chancelier leur imposa un nombre fixe d'élèves en 1461. Celles de Saint- Rarthélemy avaient pour maître d'école Anthoine Bordeau en 1521 \
Il faut ajouter à ces écoles, celles de Saint-Jean, de Saint- Cheron, des Cordeliers et des Dominicains.
Saint-Jean dut en avoir au commencement du XIY^ siècle : du moins , il eut alors pour abbé Richard de Tonnerre qui fonda le collège de Tonnerre, à Paris, en 1406. Saint-Cheron eut aussi ses écoles intérieures, au moins au XVP siècle ; car alors il eut pour élève le fameux Claude de Saintes et pour abbé L. Renedicti. Les Cordeliers enseignaient pareillement et surtout la théologie : vers 1400 le frère Jean, général des Frères Mineurs, le leur avait permis. Le chanoine Robin Quibel fit attester par
< Cont. G. 188, f. 78 v. — ^ i69, f. 17. — 3 170, f. L — * 185, 17 juin.
Pierre Guete qu'il avait rempli ses devoirs de scolarité chez eux-. Au XVI» siècle ils comptèrent parmi eux Mathieu de Chartres, qui passait pour le plus lettré du royaume et Louis Benedicti, abhé de Saint-Gheron, qualifié d'homme très docte. Les Dominicains surtout tinrent des écoles florissantes. Ils
•comptèrent jusqu'à 200 et 300 élèves. Ils avaient des souslecteurs, des lecteurs et un lecteur principal, en 1460 et 1467. Non content des lettres, ils professaient la Théologie. Ghaque année ils faisaient des soutenances publiques présidées par le lecteur principal, annoncées au son de la cloche, affichées aux portes de la cathédrale et ailleurs. Il donnaient même les premiers grades, et l'on faisait chez eux son stage comme à Paris. Lefèvre nous a conservé le nom de quelques maîtres des étudiants, comme Pierre Doublet, vers 1469, Guill. le Noble, vers 1470. Etienne Honnard, en 1497, Pierre Gharrua, en 1529, René Breton, en 1539; de quelques lecteurs, comme Jean
• Grosnier et J. Fautier en 1546, Guil. le Franc, G. Mathieu, Ph. Fournier, Th. Gochois, vers 1550 ; de maîtres es arts, comme Vinc. Bediou en 1421; de docteurs en théologie, tels que J. Sarradin, en 1430, Th. Glément, en 1470, D. Davidet en 1510 : de prédicateurs, tels que les Fourré et les Ferré-.
Section III. — Los petites écoles du Chapitre. — L'histoire la mieux connue est celle des enfants d'aube. Gomme autrefois, ils avaient deux maîtres, l'un de grammaire, l'autre de musique, mais souvent, vu leur nombre sans doute, ils avaient aussi des sous-inaîtres. De 1401 à 1404, on trouve à leur tète le clerc Jacques de Vuisques ou de Morino, qui devient chapelain de Saint -Mathurin ^ et se trouve remplacé par Guillaume le Bourgoyu. Gelui-ci est appelé de Faremoutiers % et on lui envoyé 20 livres pour ses frais de voyage. En 1409, on rencontre parmi les heuriers matin iers un £'^it^H»t% maître des enfants d'aube ^ G'est Etienne le Métayer. i]ui se voit encore en 1411 ^
• Conl. G. 157, f. lil.
- A ïliiroii, il y eut (loin DoL^Tins Gcrvais. 1576, à Coulombs, René DcslVeux. à Sainl-Deuis de Notent, doui Luniberl. .Mais ces savants sont du XVF' siècle, (l»il)l. Cil. Meiiet). Voir pour les Dominicains h- Prcdirafor Carnuleus, "2'2. — ville paya les frais de doctorat pour .1. Doliiiirau, I5(I(S. Mathieu de (lliarlres, 15:5:;, .Michel Lallemand, I53;î, ricnr Doiv. J5:!l), Mart. Tistoris, I5:i!l ,:25 livres), Fr. Hrochard, 15o9 (8 écusd'ori,. .1. Loupereau, l5-i(> (6 écus d'or).
■^ Coût. G. KiO, f. :2U.S.; KU, f. 17 v. — * IG-2, f. 17S.
^ Rrfj. vnp., iOOS I. f, lli-2 V.
« Cont. G. HVi, f, 7:{ V,
Sans doute il était maître de musique, car, en 1409, Jean Gigot, maître de grammaire, cède cette fonction avec ses émoluments à Nicolas Loiseleur (Auciipis) '. Celui-ci se retire en 1414 - pour devenir prévôt d'Ingré et chanoine. Clément Trescaille à son tour, se retire en 1417 •^, devient chanoine de Saint-Piat, curé de Houx et de Bailleau-le-Pin, et JeanLanglays^ (Anglici), lui succède'. Celui-ci choisit pour procureurs Richard Le Bel (Palchri), et Jean Mégret. Richard Le Bel avait été déjà sousinaitve sous Trescaille % et recevait l'argent en son nom : il demeura dans cette charge jusqu'en 1428". Jean Mégret devint avec lui le grand administrateur des enfants. De 1427 à 1450, c'est lui qui fournit l'argent pour payer les habits et les vivres aux maîtres qui dirigent les enfants avec lui et pour lui. Ces maîtres sont : André Guilles, adniinistrator puerorum (1427)'^ à qui il donne 10 livres, pro nutrimento puerorum ; /. Julien, maître des enfants, à qui, en 1428, il verse 32 liv. 15 sols tourn. pour le même objet ^ : maître Luhin Leblanc (Alhi), auquel pour le même motif, il donne trois fois trente livres en 1429, et plus tard ^" jusqu'en 1434. Il achète d'ailleurs lui-même différents objets : par exemple en 1427, il paie 14 manteaux (19 liv. 5 s.), 8 robes et 6 chaperons (27 sols 6 d.)'^, ce qui suppose que les enfants et leurs maîtres étaient au nombre de quatorze. Son dernier paiement connu est en 1450'-. C'est de son temps, en 1446 et 1447, que l'on voit maître Thomas de Bosco, magister puerorum '-^
Vient ensuite Jean de Lespinay , rector puerorum in alhis, dont nous avons vu le contrat d'écolage avec le fils Bouvart en 1453 '' et qui fut chanoine de Saint Fiat '". Il eut pour aide ou successeur Hugue de Vaurans, que Ton dit en 1457 récemment maître ou administrateur des enfants "^, et qui règle ses comptes avec Simon Coignet pour le temps passé avec lui, moyennant 4 écus valant 110 sols tourn '". Simon Coignet demeura à la tète de la Maîtrise de 1457 à 1469. Nous verrons son accord avec les autres maîtres en 1461 et ses différents contrats d'écolage ^^
» Reg. cap.. 1008/1.
- Cont. G. 105, f. 213 et 160 f. 75. — -^ 100, f. lU.
^ Cart. m, 10.
5 Cont. G. 106, f. 200 v.— « 100, f. 14i.— "^ 108, f. 21. — » 108, f. 5. - 9 108, f. 19. — <o 108, f. 20 V. 34, il.— i« 108, f. 2. — «-* 109. f. 97. <3 109, f. 34, et f. 47. — ^* 170, f. 71 v. et 82. — «^ no, f. 82, 100 v. et 173, f. 11 V. 24 V. — <fi 170, f. 21. — <" 170, f. 21. — ^^ 171, t 3, 45.
Il eut pour successeur Gilles Mureau, jEgidius Murellus, surnommé Prieur, de 1469 à 1483, sous lequel nous avons aussi plusieurs traités d'écolage'. Sous lui, en 1476, c'est Jean le Buègue qui est signalé comme maître des enfants d'aube-. Peut-être Mureau était-il chargé de la musique, car il fut » prié de l'enseigner au fils de Guillaume Gohier. Mais en 1483-*, il démissionne, rend ses livres à J. Gaboys, officier de l'œuvre, part pour Rome et Jérusalem, et se substitue, avec l'agrément du Chapitre, Pierre Menard. Puis voici un coup de théâtre! le 16 juin 1483^ on l'expulse avec la servante de la maison des enfants, on l'emprisonne à Loens, oi^i il tombe malade et on nomme définitivement à sa place Jean Taunier^. A ce moment en effet, apparaissent Jean Taunier. à la fois maître^ de grammaire et organiste " et Richard Berthelot, maître de musique ^ : mais celui-ci ne pouvant venir de suite de Paris est aussi remplacé provisoirement par Pierre Ménard, heurier matinier^ Ce Pierre Ménard injurie le maître des enfants et se fait emprisonner '^. Berthelot qui arrive, se dispute à son tour avec Guillaume de Mallet, successeur de Taunier et, en 1485, il est révoqué pour sa conduite ' ' . Alors .on traite en 1486 avec un certain Etienne, chantre et musicien ' - et finalement l'on est heureux de renommer Gilles Mureau : enfin, l'on trouve *^ maître Jehan de Laon, prêtre heurier matinier, comme maître des enfants en 1498.
Au XYI<^ siècle, la liste des maîtres comprend, d'après Brillon, en 1508 '* Pierre de Montillet ; en 1512, Jehan Soliot; en 1514 '% Maurice Auberge ; en 1516 ""'. Michel Bart ; en 1532. Jacques de la Cen série ; en 1534, Jehan le Bouteiller ; en [dSG, Jacques Poulart ; en 1542, Jehan Guy on ; en 1562, Nicole Groussil, mort en 1568 : en 1582, Angenard, plus tard curé de Pezy.
Nous n'insistons pas sur ces derniers maîtres, qui sont postérieurs à 1500, nous réservant de faire leur liistoire plus tard.
Aux maîtres de musique il faut joindre les organistes. Nous en connaissons cinq ; Jean Bisson , Jean Taunier, Gilles Mureau. Jean Fleury et Gilles Danvers.
I Con., G. 172, f. T, V. iS, 171 ; 173, f. 91 ; 17i, f. X7, KW), PJ5 ; 175, f. 1 ï, 15:i. — ^ 17:5 f. -211. — -^ 177, f. 97 et "2-21.'
* Rrn. cap., 1009/1, f. S5 v. — •' F. 91. — « F. 69. — ' F. 86. — 8 K, 89. — » F. 98. — '0 F. 117, 1 IX. — << F. 57. — «-* F. 226.
•:« Cont. G. 180 f. 6 v. — '* 182, f. 166. — «^ 1^3^ f. 276. — '^ 181, f. 329.
En 1436', Jean Bisson confesse « avoir eu et receu des maistres de leuvre par les mains de Messire Pierre Ferrant la somme de cent solz tournois pour sa pension d'avoir joué des orgues par demi an, commancent à la Nativité deN. S. darnièrement passée et fénissant à la Nativité la feste de saint Baptiste (sic) prouchainement venant : de laquelle somme il sest tenu pour bien content et paie. »
Jean Taunier fut nommé en 1483 maître de grammaire et organiste dans les conditions et les termes suivants •. ((Le Chapitre, vu la science suffisante et l'aptitude de Jehan Taunier, maître es arts, l'a retenu pour instruire les enfants d'aube, in grammaticalihus, ut moris est, et aussi pour remplir l'office d'organiste et assister en qualité d'heurier matinier aux fêtes et solennités où les écoles vaquent, in quibus non solet actus scolarum exerceri. Aux fériés et aux fêtes moins solennelles, il ne sera pas tenu d'assister au service de l'église, et néanmoins il percevra ses distributions entières comme s'il était présent comme heurier-matinier -. »
Gilles Mureau, l'ancien maître, prit l'orgue après Taunier. en 1484; Jean Fleury, qui le touchait en 1485, se vit augmenté de 100 s. par trimestre et gratifié d'un écu 'K
Gilles Danvers est cité en 1511, 1512, 1523% sans autres détails ^
Dans l'intervalle, en 1475, on avait fait renouveler de fond en comble les grandes orgues par « religieuse personne, frère Gombault Rogerie, de l'ordre des Frères prêcheurs de la ville de Pons en Saintonge, et religieux du couvent dudit lieu ». Les Contrats ^ donnent le marché en entier avec la description de cet instrument, qui doit être le même que celui que nous voyons encore. Il devait être rendu, prêt, et assis en deux ans, pour cinq cents cinquante livres tournois.
Cette description n'est pas déplacée ici : (( Le dit frère Gombaud Rogerie prend de nous à faire et composer ungs orgues qui seront assises et situées pour la pluspart on lieu où sont de présent les orgues de notre église. Icelles orgues de seize piez de principal a double parement, on cas que les grans orgues de Saint-Pierre de Poitiers sont à double (?) principal de 16 piez ou 18 ou environ. Et on cas qu'il sera trouvé que lesdites
1 Cont. G. 168, f. 174.
2 Reg. cap. 1009/1, f. 86. — 3 F. ^266.
'^ Cont. G. 183, f. -13, 135 et 189, f. 179. — ^ 338. - ^ 173, f. 178.
orgues de Poitiers ne seroient telles, il sera tenu de faire les dites orgues de huit piez de long, à double principalle, à douze trompes de seize piez de long en corps dorgue. Et six trompes fors dudit corps dorgue de la longueur de 32 piez, la principalle et les autres cinq proportionnées à icelle. Et aura sur •chacun marche cinquante tuiaulx de fourniture par en hault, et ainsi proporcionnellement en descendant. Ledit corps dorgues a trois tourelles et deux moitiéz et sera la menuiserie dudit corps dorgue à revers des dites tourelles à double parement. Et à chacun montant ung ange qui tiendra ung escu et le tout aussi bel ou plus que menuiserie dorgue qui soit en ce royaume. Et aussi aura deux autres tourelles esquelles seront losdites six trompes, lesquelles seront assises hors dudit corps dorgue ou les verra bon être. Icelles orgues garnies de souffles jusque au nombre seize ou plus se mestier est. Et sera tenu le dit preneur fournir de bois, cuir, ferrures, menuiserie, ymagerie, armairie, painture, couleurs, et généralement de tout ce qui sera nécessaire aux dites orgues, excepté seulement destains que nous seront tenus quérir et le lui livrer. Et aussi le fournirons de maison à faire les dites orgues et menuiserie et aussi des ustensiles. Et le tout rendu prest et assis, comme dit est, dedans deux ans prouch. ven. à compter de ce jour (mardi 11 avril 1475). Pour cinq cens cinquante livres tournois à paier selon ce que la besongne se fera, excepté cent escuz qui demouront en noz mains, jusques à ce que le tout soit deuement fait et acompliz de toutes choses. «
(( Le 4 décembre 1504 ', Messire Jehan Papavayne, prêtre curé de la cure et église parrochial de Sainct Etienne deVaubray, ou diocèse dÉvreulx,. .. se charge de la réparation des petites orgues du i)ulpiti'e de notre église. » On donne de longs détails sur le marché '.
Ces maîtres avaient pour émoluments leui's fonctions d'heuriers matiniers: ils étaient prêtre» de chojur, et de ce chef avaient certains devoirs et certains droits d'assistance aux offices. Nous avons vu la nomination de Jean Taunier : celle de Richard Berthelot indique les mêmes conditions. « Après avoir entendu la requête de discrète personne Richard Berthelot, disent les chanoines, et s'être informés dûment et suflisamment de sa science, de sa prolulé, de sa capacité, le Chapitre l'a retenu et le retient pour instruire les enfants d'aube de
• Cou/. G. 180, t. 585.
l'église de Chartres dans l'art de la musique, au traitement accoutumé, et tant qu'il pJaira à ces Messieurs. » On lui accorda les draps de l'église (c'est-à-dire une fonction d'heurier niatinier), et il fut installé par le chantre Jean de Montescot, 1483'.
Les maîtres, de plus, étaient chanoines de Saint-Piat. Le cardinal de Chastelux avait doté la Chapelle de ce saint d'une collégiale; en 1412, sur la relation des ahbés de Saint-Gheron et de Saint-Vincent-des-Bois -, on essaya d'en affecter le revenu aux heuriers matiniers; en 1430, on le leur donna avec celui de six autels, ce qui fut confirmé par le Chapitre en 1434 et par Paul IV en 1556. En 1471, on supprima la paroisse de Saint-Saturnin, et le Pape en affecta les biens, par une bulle de 1475, à l'entretien des enfants de chœur. « L'Église de Chartres, disait Sixte IV, qui relève immédiatement du Saint-Siège, et qui est insigne entre les Églises cathédrales du Royaume, quœ inter ceteras Regm Franciœ Cathédrales insignis exisfit, nous a représenté qu'elle a toujours' instruit et formé des enfants de chœur et entretenu à ses frais des maîtres ^ de grammaire et de musique pour les enseigner, que d'autre part, pour l'entretien et la nourriture de ces enfants, pour le traitement, la nourriture et l'habillement de leurs maîtres, elle n'a jamais eu de revenus spécialement destinés à cet usage, mais qu'elle a pris sur les revenus de la mense capitulaire pour ces enfants. Elle affime qu'elle a toujours eu sans conteste la collation de cette paroisse (de Saint- Saturnin), et que ses revenus et fruits n'excèdent pas, selon l'estimation commune, la valeur de 90 livres tournois, et nous demande de l'incorporer et unir perpétuellement à la mense capitulaire. » Le Pape exauça la demande des chanoines. Le Chapitre faisait aussi aux enfants différentes allocations \
Enfin les maîtres percevaient des écolages. Ainsi, en 1446 •^,
' Reg. cap., 1009/1, f. 89.
2 Coïit. G. 131.
•^ Cum semper faerint educati et insfructi certi pueri choriales et oxpensis ejusdem ecclesie duo Mayistri tam gmmmatice qiiam cantiis pro illis instruendis.
^ Gilles Miireau, dans son traité avec le boulanger pour les enfants d'aube, ne s'oubliait pas : « Et aura ledit maistre Giles tous les iours deux pains plats pour lui tendres, cest assavoir lun a disneret l'autre assouper, et pareillement aura du petit pain blanc quand il fera aucune assemblée de disner ou souper à sa conscience. )) 2 mai 1477, Conf. G. 174, f. 87.
^ Cont. G. 169, f. 34.
maître Thomas de Bosco reçut pour écolage 6 livres tournois, une voiture de bois à brûler, et un cent de javelle. En 1453 ', maître Jean de Lespinay reçut pour le petit Bouvart 10 sols tournois, j)ro regimine scolari et admimstrat'wne victiialium.
De même en 1462 -, Simon Coignet reçut plusieurs écolages; • « Pierre Guitton •' marchant demourant à Chartres, gaige à M« Symon Coignet, maistre de grammaire des enffantsd'aulbe, la somme de trente sols tournois pour lescolaige de deux de ses enfants pour lespace de 18 mois dont. . a paier à Pasques fleuries prouchaines venues. »
« Lucas Paudoyer, soubdiacre, gaige à M^ Symon Coignet, maistre de grammaire, la somme de iO sols tournois pour lescolage de Bertrand Paudoyer son frère, dont... a paier à la Chandeleur prouchaine venante »
(( Guillaume Germont, de Bailleau-l'Évèque, gaige à M*^ Symon Coignet. maistre de grammaire aux enflants d'aulbe de Chartres, la somme de 27 sols 6 deniers tournois pour lescolaige de Jehan Germont son fils, pour l'espace de 18 moys dont... a paier à la saint André et Noël prouch. ven. pour moitié ^ ))
(( Mathry Varenne, de la paroisse de Bailleau-l'ilvéque, gaige à maistre Symon Coignet la somme de 27 sols 6 deniers tournois pour lescollaige de Jehan son lils, pour l'espace d'un an et 9 mois ^ »
(( Colin Grandin , chaussetier à Chartres, gaige à M<^ Simon Coignet, maistre es ars. tenant les escoles du Chapitre de Chartres, la somme de 40 sols tournois pour lescolleige de Colin Grandin, son fils, qu'il a instruit en grammaire par l'espace de 33 mois entiers et accomplis '. » Enfin Guillemete de Lucey et son mari, paient à maître Symon Coignet, « maistre de grimoire de lostel des enfants de cuer de l'église de Chartres, la somme de i5 sols tournois pour lescolage de Guillot Pichot, fils de la dite Guillemete *. »
Nous avons encore " in extenso le traité d'un père donnant son fils au maître des enfants d'aube en 1471 :
(( Noble liomme, Robert de Garenne, seigneur de Saugis, baille et mect, du premier jour de décembre prouchain. ven. jusques en ung an prochain après ensuivant continuez et accomply, a pension avecques discrète personne Giles Mureau,
' dml. G. 170, f. 75 V. — -' 171. — -^ V. 15 v. — * F. 7^2. - " F. 6S. — G Y (;x V. — ■ F. 71 V. — ^ F. (S9. — ^ 172, f. 175.
maistre des enfants de cueiir de l'Église de Chartres, Aies (Loiseau) et Joachin ses deux lils , auxquelz et à chacun deux ledit Gilles Mureau sera tenu, bailler, quérir, et administrer, le dit temps durant, leurs nécessités comme boire, menger, coucher et lever seulement, et aussi les enseigner et monstrer dechant aux mieulx quil pourra, et les fera aller aux matins a lescolle de grammaire pendant icelui temps ; pour lesquelles choses dessusdites sera tenu ledit de Garennes payer audit Mureau et à la vollonté diceluy Mureau, la somme de vingt livres tournois pour la pension diceulx. »
En 1476 ^, Guillaume Gohier, tonnelier, demeurant à Dourdan, baille aussi son fils à Jehan le Bègue (( maistre des enfants daulbes, pour le servir bien et honnestement en toutes choses licites et honnestes ; pour ainsi que ledit maistre Jehan sera tenu lui montrer de la musique pendant cedit temps. Et par ce moyen ledit Gohier lesne sera tenu paier audit maistre Jehan pour lintroducion de son dit fils, 100 sols tournois a la Purification Notre-Dame prouch. ven. »
En 1477, Gilles Mureau reçut cinquante sols pour « lescolaige et nourrissement » de J. Broutessauge - et en 1478, 8 sols tournois 10 den., de Jean Basset, tam pro collegio filii sui qiimnpro expensis'-^ ; il prit à son service, pour 10 ans, le petit J. Enoult ; pour tout salaire, il promit (( l'instruire ou faire instruire tant en gramoire qu'en musique ^ »
Soucieux du bien-être de cette petite famille, les chanoines continuaient' à déléguer chaque année trois ou quatre d'entre eux, pour surveiller l'enseignement, l'entretien, la nourriture des enfants de chœur. Ceux-ci faisaient leur visite au moins deux fois par mois, et quelquefois se faisaient économes chacun leur semaine, bien que cette fonction fût attribuée ordinairement au maître de grammaire. Tous les ans, le Chapitre versait une somme pour l'achat des habits de chœur et des habits profanes, sauf de ceux de dessous qui étaient à la charge des parents : de même pour le vin, il donnait tantôt 20 livres (1482)\ tantôt 241ivres (1484)% tantôt 25 livres (15ai). En 1485, on accorda deux tonneaux ", en 1517, on augmenta le maître de 10 sols par semaine, à cause de la cherté des vivres, en 1535, on lui alloua 300 livres pour l'année et, outre le vin et le blé ordinaire, on ajouta un muid de blé et un demi-muid de
^ Co7it. G. 173, f. 215. — 2 F. 102. — ^ F. 195 v. — * 174, f. 160. 5 Reg. cap., 1009/1, f. 50. — « F. 109. — ' F. 200.
vin ; en 1566, on décida de fournir aux maîtres 15 tonneaux de vin par an ; en 1568, on retrancha 40 livres de gages accordés au maître par gratification jusque-là, et 18 livres 5 sols pour" les gros. Mais en 1584 on l'augmenta. Outre les 6 muids et demi de blé et les 15 tonneaux de vin, on lui donna 600 livres, 9 mais avec défense de recevoir aucun présent, et de laisser les enfants servii' Sous-Teire. On estima d'accord avec lui chaque tonneau à 5 livres '.
Il faut joindre à ces sommes les gains des enfants dans leurs différents offices. Chacun d'entre eux avait part aux distributions manuelles ; bien que cela leur fût interdit, ils remplissaient quelques petits services dans l'Église. Les plus grands étaient clianoines de Saint-Piat -. On les mandait aussi pour chanter soit dans les Églises soit dans les maisons privées, ce que les chanoines se réservaient de permettre) et à cette occasion le Chapitre, en 1409^, décida que le maître de chant percevrait seulement la moitié des dons faits aux enfants, quand il les mènerait chanter, coram ipsis dominis tam in ecclcsia rjuam in hospiciis dictorum dominorum, mais que le maître de grammaire, chargé des dépenses, recevrait et garderait le reste ^
' Brillon, 1, Bibl. de Cli.
- Capilitium de gracia speciali, fauore et contemplatione magisfri .^gidii Murelli. fratris et conranoniri nostri, tiecnnu etiam aflniinistratoris puerorum in alhis erclesiae nostrae (laraotensis, contulit et (hmavit Eggdio Groain, rlericd ptiero et de numéro puemnitu in alhis dietae eerlesiae nostrae, eanoniratiim et praebendam Capellae S^ Piati. Reg. cap., 10U9 1, f. 8. C'était en 1481 : en U8:2, il fit la même faveur à Nicolas Furet. (Id. f. 143 v.)
- Reg. cap., 1007 3, f. 259.
* Voici les recettes de Lubiii Leblanc de I i:20 à liOl) daprès le manuscrit G. 168.
1429. f. 26 V. Lune post Pascha, 30 livres tournois. — F. 31. Martis post festum sanctoruni l'etri et Pauli, 30 1. t. — F. 38. Lune post festum heatorum Eiîidii et Lupi, 14 1. 12 s. 6 d. — 74 1. 12 s. 6 d.
i 430. f. 45 V. martis, 24 .lauuarii, 30 I. t. ^in francis pedestrilius auri , quolibet franco vaiente 28 s. 4 d.j. — F. 52. Veneris post misericordia, 14 I. 5 s. 5 d. t. — F. 59 V. Lune, 10 .lulii , 20 1. t. — F. 69. Dom post S. Synodum 29 Octob., 30 I. t. (pro C(»nipositione ratione 4"'" modiorum vini sibi debitorum). — F. 72 v. Mercurii post f.oncejitionem Marie 20 1. t. = 114 1. 5 s. 5 d.
1431. f. 79. Mercurii post Letare, 14^ martis, 20 1. t. — F. 84. Mercurii post Cantate, 12 1. 10 s. t. — F. 89. 27a Junii, 20 l. t. — F. 91. Jovis, 13 JuliiJl I. t. =63 1. 10 s.
i i32. !. 1(X). Sabbato post Epiphaniam Domini , 12 1. t. (pro 4» modiis vini.) — F. 106 v. Sabbato post Quasimodo. 12 1. t. — F. lOS mercurii post fcst. vSS. Pétri et Paub, 3 1. 2 s. G d. l. — F. 1 19 v. Mercurii 3 dect inl.ri>. 20 I. t. = 47 1. 2 s.