‹ Les écoles dites écoles publiques de Manitoba sont des écoles protestantesChapitre 6 sur 6 · TA · texte numérisé non relu

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permet | pas de profiter et fout en affirmait que-tout de ë monde doit respecter ces convictions religieuses, a ajoute : Ce n'est pas la faute de la loï si les Catholiques CS souffrent, mais c'est la faute de leur religion ! Comme qui dirait:° Ce n'était pas la «faute de l'Empire Romain .-si les Chrétiens étaient mis à mort soûs Néron et ses Suc- —— . cesseurs, cela était dû aux convictions religieuses de ces . Chrétiens et à l'enseignement de leur égËse qui défendait : “aux fidèles certaines pratiques, que la oi déclarait égales ———— + ment avantageuses à tous. Sn —— .

* Les résultats gbtenus par les’ deux systèmes scolaires qui se Sont succédé dans la Province sont. bien différents. L’'Ancien Système n'a pas manqué de développer d'une manière tout-à-fait remarquable et presque inouïe dans un jeune pays les avantages d’une éducation chère à tous et en même temps, comme le dit si bien M.J.B. Somer- . set : * Nous avons été à peu près entièrement exempts - “ des froissements et, des désagréments qui ont marqué ss =les progrès de l'Education dans quelques-unes des pro- ‘vinces-sœurs.” Peut-on en dire autant du Nouveau a* Récime ? Hélis, non. Il retarde beaucoup le progrè#”|, de Pinstruction, au moins parmi les Catholiques. Puis” FF à comme il est pénible d’être tous les’ jours témoins -des — froissements, des désagréments, des procédés injurieux, . des désunions et du malaise qùi règnent dans la provin . depüis trois ans. Au lieu de nous unir, les nouvelles lois nous séparent, ‘au lieu de nous assimiler, elles ajoutent CRE “nos distinctions une säveur aceïbe et amère.

De ce que les Catholiques ont à souffrir. pour leurs écoles, il ne s'ensuit pas qu’ils ferment les yeux sur les. avantages que leur pays. natal ou d’adoption.leur offre; #7 ‘> - il ve peut pas s’ensuivre qu'ils soient traitres. à leurs obli gations comme citoyens et süjets. On a bien tort d'ajou- .° fer aux privations qué l'on nous impose, lé reproche i in- | Juste de manquer aux-obligations dues à à notre patrieetà * .." notre allégéance ; néanmoins, püisqu’on a osé porter .contre nous ces graves accusations, le lecteur me permet- .°. tra de les repousser avant de ‘prendre congé de lui, et de. dire à céux qui nous méconnaissent, ce que ma foi veut de moi dans d'ordre religieux et dans l’ordre civil. Je- ‘suis chrétien ! Par suite, je porte mes aspirations plus haut que la terre, à laquelle mon âme äbandonnera . -bien- |

matos trame à

tôt ma dépouille-mortelle. En désirant le Ciel, ma-vraie patrie, -ma foi se fortifie en la sainte Eglise de Jésus- | . « Christ, comme la voie qui y mène. Je donne donc mon ” allégéance à cette sainte Eglise, acceptant ses enseigne-

L ments qui teulent que j'aime Dieu avant tout et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu; ces

| enseignements qui me disent de faire du’ bien à ceux qui " me font où me veulent du mal et de faire aux autres comme je voudrais que l'on me fit à moi-même. Je suis

Catholique ! M . . — Mon alléséance à l'Eglise, dans l'ordre spirituel, me : trace aussi mes devoirs dans l’ordre civil ou politique. Le soleil du Canada à éclairé mon berceau, j'espère qu'il luira sur ma tombe. Mes ancêtres sont nés au Canada " depuis six ‘générations. Le Canada est ma patrie, je n’en ai jamais eu.et n'en veux pas avoir d'autre. Je suis Canadien. à —— Manitoba et‘le Nord-Ouest ont ma vie, mon travail et mon affection depuis près d'un demi-siècle, et ils l’auront , jusqu'à mon dernier soupir. Je suis, né et ai vécu dans. les posséssions Britanniques. -Mon 'allëSéance est donc à : Ja Couronne d'Angleterre; ma conscience et mon cœur

repoussent tout ce qui serdit contraire à mes obligations.

Je suis Sujet Anglais! Je suis henreux de vivre sous la protection du glorieux Drapeau qui symbolise l'Empire. Est-ce être traître à cette allégéance de désirer que la douce brise de la liberté fasse flotter ce noble Étendard

du côté de mes co-religionnaires comme du côté de mes autres compatriotes, pour que tous, Eux comme Nous, et

* Nous comme Eux, jouissions de la protection et.de l'impartialité que nous avons. droit d'attendre, en retour de

notre allégéance ?. -

Tu Lot ALEX., Arch. de Saint-Boniface, .

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