‹ Les écoles dites écoles publiques de Manitoba sont des écoles protestantes [microforme]Chapitre 2 sur 9 · I—ANCIEN RÉGIME · texte numérisé non relu

I—ANCIEN RÉGIME

La Province de Manitoba fut admise dans la Confédération Canadienne le 15 Juillet 1870, et commença à s'organiser comme telle dans le mois de Septembre de la même année. Son premier Parlement se réunit le 15e jour du mois de Mars 1871. Une des premières préoccupations des nouveaux législateurs fut la question de l’Instruction Publique, et le 3 Mai, le Lieutenant-Gouverneur sanctionnait une loi intitulée : ‘ Acte pour établir ‘un système d'Education dans la Province.”

Avant d'aborder cette grave question, le Gouvernement et les corps législatifs de la jeune province durent chercher et cherchèrent et dans la Constitution du Canada, “ Acte de l'Amérique Britannique du Nord, 1867,” clause 93, et dans la Constitution de la Province de Manitoba, ‘ Acte de Manitoba, 1870,” clause 22, ce qui pouvait les guider dans les tr.vaux qu'ils entreprenatent.

Il leur fut facile de se convaincre de deux choses : Premièrement, que les Autorités Provinciales ne sont pas absolues en matière d'éducation ; Secondement, qu'au même point de vue, la constitution générale du Canada et la constitution particulière de Manitoba reconnaissent que ‘‘ les sujets de la Reine ” dans notre pays, forment deux groupes différents nommés respectivement : ‘“ Protestants”” et ‘ Catholiques Romains,” et cela, lors même que l’un de ces groupes est en minorité dans une province. |

Les deux groupes indiqués dans la constitution existaient dans la nouvelle Province de Manitoba ; un recensement, ordonné par le Gouverneur, à la fin de 1870, venait de constater la position relative de chacun de ces groupes ainsi que le chiffre total de la population. Ce chiffre total se figurait par 12,228 dont plus de la moitié s'était fait enrégistrer comme catholiques : ceux-ci formaient donc la majorité des ‘ Sujets de la Reine ” dans la Province et par conséquent les Protestants étaient en minorité.

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Quoi qu'il en soit, il fut convenu qu'on ne tiendrait pas compte de cette différence numériqne et que l’on considérerait les deux groupes de population comme égaux en nombre. L'égalité des nombres, soutenue par l'égalité des droits, inspira naturellement l'égalité des privilèges et des charges, aussi on trouve les dispositions suivantes dans la première loi de notre système scolaire :

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