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concerne les objec tions FRERE icres, Comme il l'a été dit, les catholiques romains paient leur quote -part, forte ou petite, de la taxe scolaire : ils ont droit en retour à des priv ilèges éduentionnels, Les lois scolaires abondent en anomalies #nancières ; il V à anomalie, par exemple, dans le cas d'un homme riche sans enfants comparé à un homme pauvre ayant une famille nombreuse, Vous faites remarquer qu'avant 1890, une école sé parée ne pouvait être établie en Ontario ou au Manitoba à moins que le montant de lataxe et de l'octroi législatif ne fût suffisant pour en assurer le maintien, et vous prétendez que notre proposition est fautive en ce qu'elle ne reproduit cctte disposition. Votre prétention à cet égard perd sa valeur, si on réfléchit que par notre proposition le nombre des enfants catholiques devra être de vingt-cinq dans les villes et villages, et de cinquante dans les cités pour que les parents catholiques puissent demander une chambre où une maison séparée, tandis que, sous l'ancienne loi, antérieurement à 1S90, par le bill réparateur et même sous notre loi actuelle, la présence de dix enfants seulement suffit pour autoriser la création d'un arrondissement scolaire. Nous vous sionalons encore les avantages évidents au point de vue de l'économie, qu'offre le systeme proposé par nous sur l’ancien système, sur l’organisation prévue par le bill réparateur, et particulièrement sur l'état de chose nctuel qui force une partie importante de la population à payer la taxe scolaire quand elle se trouve obligée par des motifs de conscience de faire instruire ses enfants à ses propres frais. Notre systéme n’entraincrait aucune dépense générale ou locale d'organisation. Le plus qu'on puisse dire c’est que la totalité des contribuables aurait à faire, au besoin, les frais nécessaires pour procurer une chambre ou une maison séparée aux enfants catholiques, au lieu de les réunir en commun avec les antres enfants. Le sureroit de dépense de ce chef ne pourrait wuère se faire sentir que dans les petites communautés mixte Vous affirmez que l’on no saurait imaginer un mode plus insoutenable et plus offensant pour contraindre une partie de la population à payer les frais d'enseignement ct “d'insoaction religieuse et sectaire du reste des habitants. Nous devons vous rappeler qu’en principe votre sugoestion alternative prète à la même objection. Il se pourrait en effet sous votre système que les catholiques ne contribuassent que pour une minime proporition au montant de la taxe, et vous proposez cependant que leur religion soit enseignée dans les écoles. Nous vous signalons encore l'injustice Hagrante du systeme actuel qui force les catholiques à contribuer à l'entretien d'écoles auxquelles ils ne peuvent
en conscience envoyer leurs enfants, Ce fuit merite d'être
bien pesé et considéré, I ne faut pas oublier que les catho- D liques ont surtout à cœur la création d'un systéme complet fa d'écoles séparées qu'ils veulent entrete nir à leurs propres frais ; pi une organisation de ce genre répondrait à l'objection que vous êt soule vez i ici, et ce pendant vous ne voulez pas permettre qu’une ex telle organisation s’accomplisse, Notre suggestion tend à sé vous éviter d'aller plus loin. Il est peut-être impossible de pl combiner un système qui soit entièrement exempt d'objections, théoriquement et abstraitement. Nous avions grand te: espoir que nos propositions se recommanderaient à votre juge- te: ment comme un projet pratique qui rendrait raisonnablement ne justice en somme à toutes les classes et assurerait cotte har- ré monie, cette tranquilité plus désirable peut-être que toute do: autre chose dans votre société jeune et croissante, vouant son c'e: énergie au développement des ressources du Manitoba.
Les observations qui précèdent s'appliquent à ce qui fait do le sujet de votre cinquième objection. Pour ce qui est de d'é l'article deux de notre mémorandum, on pourrait satisfaire à lat vos désirs par des dispositions de détail. Si cela était jugé dro à propos, Île privilège d'enseigner la religion pourrait être vin
limité à un certain temps dans les écoles catholiques. L'objection, quant à ce qu'il y aurait à faire pour les enfants non catholiques, est certainement bien fondée et est en accord avec notre maniere de voir, qui, sur ce point de détail, a été imparfaitement exprimée dans le mémorandum. Vos propositions n'ôteraient point à la minorité le sentiment qu'une injustice a été commise à son égard : elles ne ren‘erment point non plus les éléments de permanence et de liberté dans l'administration qui sont indubitablement nécessaires pour la solution finale et paisible des difficultés.
Nous vous adressons un nouv:!appel dans l'intérêt de la se population entière de la province ec même du Dominion, aussi bien que dans l'intérêt de la minorité, pour vous en- vo gager à reconsidérer votre décision et à faire quelque propo-
sition que nous puissions regarder comme offrant la chance ci d'un règlement, qui est l’objet t de tous nos désirs. sel D HO'SEL DU (GOUVERNEMENT, WINNIPEG, ler avril 1896.
A l'Honorable ARTHUR R. DICKEY, :
Honorable ALPHONSE DESJARDINS, :
Sir DoNALD A. SMITH, C.C.M.G. de MESSIEURS,-—Nous avons l'honneur de vous exposer nos
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vues sur votre mémorandum en date d'hier, Comme vous faites la remarque, une longue dissertation sur les Cbiéeël e présentées à l'encontre de vos recommandations ne un date être à cette heure d'aucune utilité. Nous avons ee exposant nos objections faire connaître nos vues le cod d | si : ER ; , » : è ” né + oi qu'entrainerait le plan proposé où tout semblable Le point difficile, dans l'établissement d'une base d'’e tente, apparaît clairement, Vous maintenez ie É 1 termes de votre mémorandum, que les catholi des ont ai : nement des droits légaux importants, au re, la é . rées, et dans votre pensée la conférence à pour objet de as donner effet à ces droits de la manière ln plus es tabl : c est-à-dire par l'initiative de la législature Dale !. Nous prétendons au contraire que la constitution donne point aux catholiques de droits légaux au ui d'écoles séparées, si ce n'est le droit d'appel en vertu du Si l'autorité fédérale restituerait, où ne restituerait pe ie droits antérieurement possédés sous l'empir : de joie. ue pire de lois pro- Votre proposition tend à faire reconnaitre légalement par la législature du Manitoba que la population catl han a le droit de se séparer pour les fins scolaires. Notre ne sition tend à écarter toute objection prati ue au tte actuel sans reconnaitre le droit légal de te. Nous croyons que l'arrêté du conseil vous autorise à régle #14 question d'une manière satisfaisante pour la minorité ee is il est de fait que celle-ci ne veut rien de moins que la SO. naissance statutaire du droit de séparation. Notie r'ogr a politique de la dernière élection ne nous permet d ve sentir à une telle reconnaissance, et tout en Tr et ment comme vous la solution du différend nos né don voir comment concilier les deux propositions, | NSP Nous sonmes d'avis qu'il aurait pas d'objection en pri cipe au plan que nous proposons, et que son dfionnes He serait trés satisfaisant dans la pratique. Il TE redressement effectif en toute matière importante sans sé ration légale. Ni la minorité insiste sur la Cha nous ne voyons pas qu'il soit possible de s'entendre sur” ; base Le pre de compromis. | CH Nous ne pouvons qu'exprimer le regret et le désappoi ment que nous cause es de nos a. nn le gouvernement fédéral a demandé une conférence ma très bien que la teneur de l'arrêté du conseil du 20 décer je 1895 nous empêche de consentir au rétablissement FRA séparées sous aucune forme, nous avons cru qu'il méditait
d'importants changements, qui, tout en restant en deçà du principe de la séparation, ne laisseraient aux eatholiques aucuns motifs d'opposition aux écoles publiques. Nous croyons que notre proposition, si elle était acceptée, ferait cesser toute cause d'opposition, et nous suppostons que vous étiez venus prêts à accepter une proposition de €e genre. Vous la rejetez, parce que la minorité est déterminée, apparemment, à s’en tenir à sa conception extrème, et, suivant nous, sans fondement de ses droits légaux.
Nous avons tenté le réglement du différend en présence de difficultés graves et manifestes.
D'abord, pour ce qui est du rétablissement des écoles séparées, la questior est regardée depuis des années comme réglée, en tant qu'elle concerne le peuple de cette provinee, auquel nous sommes responsables,
En second lieu, nous avons compris jusqu'à présent que lu minorité n’accepterait rien autre chose: qu'un système d’écoles séparées subventionnées par PEtat. Nous avons affirmé fréquemment que telle est la prétention de li minorité, et nous n'avons pas été informés du contraire par une voix autorisée, Que nos affirmations à cet égard aient été et soient exactes, cela ressort de votre proposition qui s'entend indubitablement d'un système d'écoles séparant par la loiles protestants des catholiques et dépendant entièrement pour son maintien de la taxe municipale et de Poctroi lécislatif.
Il parait aussi que tout règlement entre le gouvernement fédéral et celui du Manitoba devra, aux termes de vos intructions, être sujet à l'assentiment d'une tierce partie, et alors même que notre proposition où quelque autre proposition contenant tout ce qui doit être concédé en raison et en équité, recevrait l'approbation unanime des deux gouvernements, cette approbation ne vaudrait rien sans l’assentiment des représentants de la minorité.
Nous nous résumons en disant qu'il nous est absolument interdit d'accorder un système d'écoles catholiques séparées subventionnées par l'Etat, tandis que les représentants de la minorité, et par conséquent le gouvernement fédéral, ne veulent avoir rien de moins.
En terminant, nous avons l'honneur de déclarer que le gouvernement de cette province, maloré l’insuceès des négociations actuelles, sera toujours disposé à rOCeVoir et à discuter toutes propositions qui lui seraient faites en vue de corriger des disparités dont lui montrerait l'existence dans la présente loi scolaire.
(Signé) CLIFFORD SIFTON, J. 1), CAMERON.
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