UNE OPINION DU MINISTRE DE LA JUSTICE
Je ne passerai pas en revue tous les droits enlevés aux catholiques. Ua triste liste serait trop longue : la direction de leurs écoles, le droit à leurs livres, l’inspection par des catholiques, etc., etc., tout s’ eh va.
On a proclamé bien haut qu’il y avait deux membres catholiques dans le conseil de l’instruction publique qui a remplacé l’ancien ; mais on s’est bien gardé de dire qu’ils n’avaient pas droit de vote, que leur voix n’était que consultative, qu’on accepde ou. rejette leur avis à bon plaisir.
La loi de 1875 est une chose, dit-on, et le conseil de l’instruction publique de 1884 en est une autre, et les ordonnances de 1901 en sont encore une autre.
Et c’est là que l'on fait erreur. 11 n’y a qu’une loi, celle de 1875, et tout ce qui a été fait contrairement à cette loi est nul, radicalement nul, à moins qu’on ne le ratifie expressément, comme dans l’arrangement Sifton.
Dès que cet arrangement sera adopté — CE QUI HEUREUSEMENT N’EST PAS ENCORE FAIT (1) —et alors seulement, les ordonnances contraires à la loi de 1875 deviendront “intra vires”.
Mais que vont faire lep jpurnaux ministériels ? Vont-ils après ce qui s’est passé à la Chambre mercredi dernier, retirer leurs épithètes hostiles au député de Labelle, qui a eu le grand tort de dire tout haut que l’arrangement Sifton enlève aux catholiques les droits et privilèges que leur garantissait la clause primitive ?
Qu’on me permette de rapporter la déclaration si nette et vraiment significative du ministre de la justice.
M. Foster lui demandait de se mettre d’accord avec M. Fielding, qui déclarait eue le projet de loi actuel donnerait aux catholiques non l’école confessionnelle, mais une demi-heure d’instruction religieuse ; tandis que lui (le ministre de la justice) parlait d’accorder aux catholiques la plénitude de leurs droits.
(1) Hélas! c’est fait maintenant. — A. L.
LA QUESTION SCOLAI RE DU NORD-OUEST
M. Fitzpatrick répondit :
Personne en oette Chambre ne sait mieux que mon honorable ami ( M. Foster ) que je parlais de la clause 16 telle qu’elle existe dans la présente loi, et que mon honorable ami le ministre des finances parlait de la clause 16 telle qu’elle sera amendée .
Après cela, le “Soleil” va-t-il attaquer son ministre ou nous faire des excuses ?