L’OUEST CANADIEN N’ETAIT PAS PARTIE AU PACTE DE
Lorsque fut conclu en 1867 Ie pacte qui constituait la nation canadienne, les Territoires de l’Ouest n’y prirent aucune part.
C’étaient alors des pays mystérieux et inconnus, livrés aux tribus indiennes qui y chassaient les bisons de la prairie. Leur nom seul nous était apporté par les récits des hardis aventuriers que l’amour de la France y avait menés planter son glorieux étendard, ou par les vaillants missionnaires qiu y avaient porté la douce lumière de l’ Evangile et de la civilisation.
Lorsque le vieux régime français succomba au Canada, l’Angleterre prit possession de ces territoires par le traité de Paris. Et un peu plus d’un siècle après, elle les livrait à son tour, POUR EN FAIRE CE QUE BON LUI SEMBLERAIT à la jeune Confédération canadienne.
Cependant, des descendants des hardis pionniers de France et des fiers guerriers de la forêt vivaient dans ces pays, au bord de la Rivière-Rouge ; c’étaient les. Bois-Brûlés ou Métis, la plupart catholiques et parlant notre langue.
Cédés an Canada contre leur gré, ils se révoltèrent sous la direction d’un Métis illustre, Louis Riel, contre la suzeraineté du Canada.
Ce fut la révolte de 1870, qui tint en échec les. troupes fédérales jusqu’à ce que le gouvernement d’Ottawa, effrayé, fît venir du concile au Vatican Mgr Taché, évêque de la Rivière-Rouge. On l’envoya, lui, l’humble missionnaire, porteur de LA PAROLE ROYALE, garantir que les droits, coutumes et privilèges des Métis seraient respectés.
Les Métis, devant l’assurance donnée au nom du roi, que leurs écoles et leur langue seraient respectées, acceptèrent de devenir Canadiens. La province du Manitoba fut organisée et l’on donna aux vastes territoires de l’Alberta et de la Saskatchewan UN GOUVER¬ NEMENT PROVISOIRE jusqu’au jour où ils seraient assez peuplés, assez riches pour entrer comme provinces autonomes dans l’union canadienne.