BIEN CHERS COLLABORATEURS
Nous vous envoyons, avec la présente circulaire, notre mandement collectif relatif aux prochaines élections fédéra-
les, qui devra être lu, sans commentaires, au prône de toutes les églises paroissiales, le premier dimanche après sa réception et le dimanche qui précédera le jour de la votation. La lecture de ce mandement tiendra Heu, pour cette élection, de toute autre disposition épiscopale qu'on avait coutume de lire à la veille des élections.
Si vos évêques ont cru devoir s'adresser en termes si formels au peuple catholique qui leur est confié, c'est qu'il p'agit d’une affaire de la plus haute importance au point de vue religieux. Aussi, Nous osons espérer que tous les membres du clergé, dont l'union est si nécessaire à l’accomplissement du bien de la société, seront les premiers à donner l'exemple de la prudence et de la soumission dans une circonstance aussi solennelle.
Nous demandons, et Nous en avons le droit, que tous les prêtres, qui au jour de leur ordination ont promis respect et obéissance à leurs Pasteurs respectifs, n'aient qu’un cœur et qu'une voix pour réclamer avee Nous le redressement des griefs de [a minorité manitobaine par le moyen que l'Episcopat recommande, c'est-à-dire par une loi réparatrice.
Rien de plus approprié aux circonstances actuelles que ces paroles si sages de notre vénéré Pontite et Docteur Léon XIII : « Que l'autorité des Evêques soit sacrce pour les prêres et qu'ils sachent bien que le ministère sacerdotal, s'il n'est exercé sous la direction des Evêques, ne sera ni saint, ni pleinement utile, ni honoré...
Non ennemis ne désirent rien tant que les dissensions entre les catholiques; à eeux-ci de bien comprendre combien il leur importe souverainement d'éviter les dissentiments et de se souvenir de la parole divine : « Tout royaume divisé contre lui-même sera désolé ». Si, pour conserver l’union, il est parfois nécessaire de renoncer à son sentiment’ et à son jugement particulier, qu'on le fasse volontiers en vue du bien commun ».1