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LES AMIS DE LA SÉCULARISATION

Une autre manière de voir s’est est manifestée. En réclamant la sécularisation complète des écoles, on à a pu dire : Mais les Catholiques ont autant droit que les autres à l’applica. tion de leurs idées en matière d'éducation : les Protestants ne

sont qu'une secte ou une agglomération de sectes. Toute école devient sectaire du moment qu’on y introduit une forme quelconque d'exercices ou d'enseignement religieux; du moment qu'on y fait usage de l'Ancien ou du Nouveau Testament. Les Juifs ne veulent ni de l'Evangile ni de l'Oraison Dominicale; la Bible et la prière ne vont pas aux Agnostiques. Les chrétiens eux-mêmes ne s'entendent pas sur la division des commandements. Les discours instructifs, les anecdotes intéressantes, qui tombent des jèvres d’un Professeur Protestant, courent risque de ne pas arriver comme une note harmonieuse à l’oreille de tous ses élèves, si par exemple il raconte quelques-uns de ces incidents ridicules que l’on met au compte des Papistes. Les livres autorisés peuvent contenir bien des choses désagréables aux parents des enfants. Le mot SECTARIAN SCHOOL ne veut pas dire tout simplement une école Catholique, mais bien une école dans laquelle on poursuit un système en harmonie avec les idées d’une secte ou de sectes diverses. Si vous voulez que les écoles publiques soient vraiment Non-Sectarian et que ce mot ne soit pas une dérision, il vous faut la sécularisation complète, autrement vos écoles sont sectaires d’une manière odieuse. Dans le cas actuel, elles sont une double injustice envers les Catholiques puisque, non seulement vous les dépouillez de leurs droits acquis, mais, de plus, vous voulez leur imposer vos idées; en cela vous vous montrez plus sectaires et moins sincères qu'eux. Les Catholiques, eux du moins, vous concèdent tout ce qu'ils réclament pour eux-mêmes; ils ne dissimulent pas, sous de faux prétexles, l’enseignement et l'esprit qu’ils veulent faire prévaloir dans leurs écoles, tandis que vous, vous gardez l’enseignement qui vous convient, et cela, sous un nom d'emprunt. L'opinion des Législateurs n'était pas mûre pour la logique des apôtres de la sécularisation ; on. aima mieux la position déraisonnable et si fausse invoquée par les partisans d'un fanatisme bien réel, quoique mitigé dans la forme et dissimulé sous un

faux nom et de faux prétextes; ca qui fait que nous avons le système actuel.

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