‹ Les écoles du nord-ouest canadienChapitre 95 sur 127 · JU · texte numérisé non relu

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donc pas « que les changements faits à l'Ordonnance, (celle de 1888) ont été tels qu'ils ont causé beaucoup de mécontentement et d’alarmes de la part des pétitionnaires ».

(a). La PLAINTE PRINCIPALE. — Le manque de renseignements sur ce que je viens de dire a pu seul permettre à l'Hon. Comité de faire l'affirmation suivante : « Le Comité du Conseil Privé n'a pas constaté qu'aucun acte ou règlement, fait par le Conseil de l'Instruction Publique en vertu de l’'Ordon- ° nance de 1892, soit contraire aux droits ou aux intérêts de ‘ la Minorité dans les Territoires. »

Quelques informations de plus, et il eût été facile de les obtenir, auraient certainement apporté des modifications à certaines conclusions du Rapport.

Il faut néanmoins se réjouir de ce que le Comité reconnait la raison qui à déterminé les Péfitionnaires à demander au Gouverneur Général en Conseil d'apporter remède aux difficultés actuelles et aux dangers futurs, dout la loi de 1892 est nécessairement la cause; le Rapport dit : « Il semble que la plainte réelle des pétitionnaires est que leurs droits ou intérêts, ainsi que les intérêts de ceux qui partagent leurs opinions, ne seront probablement pas appréciés ni sauvegardés par un Conseil d'instruction Publique dans lequel ils ne sont poini représentés par une seule personne qui connaisse et qui partage leurs opinions et qui ait droit de vote ».

C'est précisément cela; et c'est pourquoi l'Ordonnance ellemême est le coup fatal porté aux écoles Catholiques, et la source d’où peut jaillir à tout instant les règlements les plus dommageables aux intérêts des Catholiques, qui seront pourtant obligés de s’y soumettre. Les avancés de M. Haultain, défendus avec tant d’habileté dans le rapport de l’'Hon. Comité, loin d'altérer mes convictions, n’ont fait que les fortifier. Ces convictions, je les ai exprimées dans deux lettres, que j'ai écrites à l'occasion d'un télégramme, reçu du Très Honorable Premier Ministre du Canada, et daté d'Ottawa le 1e Janvier 1894.

Ces lettres n'étaient nullement confidentielles, je n'avais pourtant aucune intention de les publier et je ne l'aurais pas fait, si elles n'avaient pas été montrées à un journaliste, qui

y à fait allusion dans ses écrits. Voici la première de ces lettres:

« Saint-Boniface, 2 janvier 1894.

» Très Honorable et cher Sir John, — Votre télégramme a été reçu la nuit dernière et je me hâte de vous répondre ce matin tant par télégcramme que par lettre.

» Je n'ai pas sous main le texte complet des règlements qui ont été passés, en vertu de l'Ordonnance N° 22 À. D. 1892. Je reconnais l'utilité de ces documents comme preuve de ce qui peut être fait au nom de cette Ordonnance elle-même : aussi j'ai -télégraphié et écrit à Régina pour obtenir ce que vous désirez.

» Permettez-nmoi d'observer que ces règlements ne sont qu'une preuve de ce qui peut arriver; s'ils avalent été différés, cela ne prouverait rien en faveur de l'Ordonnance, quoique les règlements eux-mêmes sont une preuve de plus du danger que renferme la loi. Le fait est que, en vertu de la dite Ordonnance, les Catholiques sont tout à fait à la merci des adversaires de leurs écoles et "si l’on permel que cette Ordonnance demeure en force, c'est purement et simplement sacrifier les droits, les privilèges et les usages de la population catholique, et cela, même dans des établissemouts exclusivement catholiques et français.

» Les dangers de l'Ordonnance, dont nous nous plaignons, sont tellement manitestes que tout d'abord nous n'avions pas pensé qu’il füt nécessaire de faire des pétitions, pour en demander le désaveu, certains que le Gouvernement l’'empêcherait de venir en force. Il semblait impossible que les dangers de l’Ordonnance pussent n'être pas remarqués. Maintenant que nous avons pétilionné, ecpérons que nous ne l'avons pas fait en vain. Les Catholiques sont faibles en nombre dans le Nord-Ouest, mais cela même impose au Gouvernement l'obligation de les protéger.

» Avec le plus profond respect et estime,

» Jo suis votre obéissant serviteur,

» Ÿ ALEx, Arch. de Saint-Boniface, O. M. L »

Le 3 Janvier, je reçus trois des documents demandés. Je les expédiai le lendemain avec la lettre suivante :

« Saint-Boniface, 4 janvier 1894.

» Très Honorable et Cher Sir John, — Je vous envoie ci-inclus trois documents que je me suis procurés et qui sont marqués À. B. C.

» Vous remarquerez facilement qu'aucun livre français, et même qu'audun livre catholique ne peut être en usage dans les Ecoles du Nord-Ouest après le £ Standard.

» Vous remarquerez aussi que tous les professeurs, les religieuses comme les autres, sont obligés de passer l'examen professionnel prescrit après une session dans l'Ecole Normale. Ceci est actuellement en vigueur et le Conseil de l’Instruction Publique à le pouvoir de faire encore plus mal.

» J'insiste donc fortement pour le désaveu de l’Ordonnance des Ecoles passée en 1892, sous le N° 22; et aussi pour le désaveu des amendements faits à cette Ordonnance en 1893, sous le N° 23.

» IE doit m'être permis d'ajouter que ces difficultés du Nord-Ouest sont le résultat de ce qui est arrivé à Manitoba. Les retards ne font qu'accroître les difficultés et ajoutent à l'injustice dont les Cathcliques, d'origine française surtout, sont les victimes, eux qui ont été les pionniers dans ce pays. Quelle disgräce pour le Canada, si l’on permettait à pareille injustice de continuer son cours sans l'arrêter!

» Avec profond respect et estime,

» Je demeure votre obéissant serviteur,

» f ALEx, Arch. de Saint-Boniface, O. M. L »

Après avoir donné le détail de quelques particularités de l’ancien système, les pétitionnaires ajoutatent : «Le système a fonctionné avec une entière harmonie et à la satisfaction générale de tous ceux qui prennent une part active à l’œuvre de l'éducation dans les Territoires. »

Le Rapport du Comité après avoir cité ce passage ajoute ironiquement : « C’est sous ce système que les règlements dont on se plaint aujourd’hui ont été faits ».

Ce trait peut paraître aigu, mais il est vite émoussé quand on se souvient qu'il repose sur une assertion fausse et qui n'est nullement fondée soit en fait, soit comme conclusion.

(i). PÉriTions. — Le Rapport dit : «Les pétitionnaires sem-

blent avoir pensé qu'ils pouvaient à peine demander avec confiance le désaveu de l’Ordonnance ».

Cette assertation est basée sur le fait que la prière des pétiionnaires renferme une alternative. Je puis assurer l’Hon. Comité que les pétitionnaires étaient entièrement convaincus qu'ils pouvaient demander avec confiance le désaveu; l'alternative indiquée dans leur prière y est insérée pour une raison bien différente. Îls ne peuvent guère ne pas croire qu’ils ont été bien mal récompensés, parce que, dans la revendication de leurs droits, ils ont dit qu'ils accepteraient le mode choisi par ie Gouvernement, pourvu que ce mode fût radical et efficace. Ils ont d’abord humblement prié Son Excellence de vouloir bien désavouer l’Ordonnance; puis, mais bien mal à propos, à ce qu'il paraît, dans leurs intérêts, ils en ont appelé à Son Excellence en Conseil, en le priant de donner des ordres et une direction à l’Assemblée Législative et au Conseil de l’Instruction Publique, à l'effet de les déterminer, à rappeler ou à amender la dite Ordonnance; puis parce qu'ils se sont servis de cette alternative, le Rapport n'hésite pas à dire : « Les pétitionnaires semblent avoir pensé qu'ils pouvaient à peine demander avec confiance le désaveu. » :

Je prends la liberté respectueuse de rappeler à l’'Hon. Comité que leur observation ne s'applique en rien à une des pétitions, tout comme elle est injuste à l’article des autres. En envoyant au Gouverneur-Général en Conseil les pétitions qui m'avaient été confiées pour transmission, j'ajoutais ma propre demande exprimée dans la forme la plus concise possible et je disais :

« Je joins mon humble requête à celles des pétitionnaires, pour prier que l’on remédie aux inconvénients dont noms nous plaignons. L’intention de priver les Catholiques de leurs droits, en matière d'éducation, et d’abolir l’usage de la langue française, spécialement dans les écoles, est si manifeste qu'à moins qu'on ne l’entrave, l'injustice sera consommée,

» Certainement le Gouverneur-Général en Conseil ne peut pas vouloir permettre une pareille violation de la loi qui a organisé les Territoires.

/ »dJ'ai donc la confiance que l'Ordonnance et les règlements dont nous nous plaignons seront désavoués et votre pétitionnaire ne cessera de prier.

» + ALEX, Arch. de Saint-Boniface, O. M. L »

J'étais tellement convaincu que l'Hon. Conseil Privé ne pouvait pas manquer de voir les dangers de l'Ordonnance que je crus alors inutile de l'aider, en lui signalant ces dangers.

L'Hon. Comité a raison de dire que : « Un appel dans le sens de l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord, référant aux appels du Gouverneur Général en Conseil, en matière d'éducation dans les provinces du Canada, n'est point établi pour les Territoires ».

Ceci naturellement met de côté une des alternatives de la prière des pétitionnaires ; il n’en restait donc plus qu'une et en droit, le désaveu était la seule et unique prière soumise-au bon vouloir du Gouvernement. L’Honorable Comité ne dit pas qu'il n’a pas le droit de faire justice à cette demande; il glisse simplement sur ce point et rien de ce qui est démandé n'est accordé. En face de ce double refus, l’un faute de pouvoir, l’autre faute de vouloir, le Comité ne se trouve pourtant point à l’aise et il cite l'acte constitutif des Territoires du Nord-Ouest, dont les pétitionnaires s'étaient réclamés, et il le cite comme preuve, qu’en réalité les Cath'oliques du Nord-Ouest ont droit à leurs écoles séparées, et qu'il est regrettable que ce droit ait pu être méconnu par l’'Ordonnance dont on se plaint, et le Comité :

« Sent en lui la confianee que toute suggestion, basée sur l’äutorité de Son Excellence, sera dûment considérée par l'Assemblée et par le Conseil. Et le Comité suggère que l'on entre en communication avec le Lieutenant-Gouverneur des Territoires du Nord-Ouest, priant avec instance que l'on examine avec soin les plaintes indiquées par les pétitionnaires, que toute la question soit examinée

par le Comité Exécutif de l'Assemblée du Nord-Ouest, afin que par des amentlements, à l’ordonnance et aux règlements qui peuvent être considérés comme nécessaires, on remédie aux inconvéaients et aux appréhensions dont on pourra constater l'existence, »

Ïl est bon de remarquer que la demande pressante dont il est ici question doit s'adresser aux hommes mêmes qui ont causé toute la difficulté, et dont le chef a déclaré ouvertement et officiellement que les Catholiques ne peuvent indiquer aucun sujet de plainte ou d'appréhension bien fondée.

Le temps seul indiquera quel peut être le résultat d’une politique aussi indéfinie et aussi incertaine.

G). CONCLUSION. — Pendant ce temps la semence du fa. natisme «et de la persécution religieuse est jetée dans les prairies de l’Ouest, cultivée avec soin à Régina, gardée et protégée par l’action parlementaire et les soins officiels. Cette plante désagréable et dangereuse a déjà pris les proportions d'un grand arbre. Un ordre d'Ottawa aurait pu le déraciner; mais non! on lui permet de croître et on se contente de conseiller à ceux qui le cultivent d'en couper les rameaux les plus tortueux, si l’on voit qu'il excède les proportions voulues. On conseille aussi de hanter sur son tronc raboteux quelques greffes nouvelles, afin qu’il soit possible d’y cuéillir des fruits d’une saveur moins désagréable pour les individus ct moins dangereuse pour la société.

J'ai lu et relu le rapport de l’Hon. Comité avec ‘un profond sentiment de surprise et de peine; quelques-uns peuvent le considérer comme un habile plaidoyer contre les intérêts Catholiques; pour ma part, je regrette excessivement de ne pas pouvoir le regarder comme un document complet et encore moins comme un jugement impartial, Ce rapport n'est, en somme, que la répétition des assertions de M. Haullain; cependant, il ne faut pas l'habileté si bien connue des membres du Comité pour découvrir que le mémoire de M. Haultain peut en grande mesure et aisément être réfuté par le

texte même des Ordonnances dont on parle dans le rapport.

Je comprends facilement qu’à distance et sans la connaissance pratique et entière de tous les détails du fonctionnement de deux systèmes scolaires, des erreurs aient pu re glisser dans le rapport, même en dépit de la meilleure volonté; mais ce que je ne puis pas comprendre, c’est que les Catholiques ajent été laissés dans une ignorance complète des assertions dé M. Haultain en opposition à leurs pétitions. Personne n'a eu la condescendance de faire connaître au Vénérable Mgr Grandin, où à ceux qui le représentaient, ou à qui que ce soit des représentants de la population Catholique, ce que le Chef de l'Exécutif du Nord-Ouest avait communiqué à Ottawa contre leurs prétentions. Les assertions et les vues de l’auteur de la loi dont nous nous piaignons, ont été acceptées sans que l'on ait donné aux intéressés la moindre chance de les réfuter.

Les pétitions des laïques catholiques étaient toutes signées par des hommes qui ont la confiance de leurs compatriotes et qui ont été élus par les contribuables Catholiques comme commissaires des différents arrondissements scolaires. Quelques-uns de ces hommes sont des fils du Nord-Ouest, ils avaient plus que les autres habitants du pays des titres à la protection et à un traitement plus considéré; car ils ne ressentent déjà que trop les changements qui se sont effectués dans leur pays, depuis que ce dernier est devenu terre canadienne.

Les autres laïques signataires des pétitions sont de nouveaux colons, dont vlusieurs ne sont venus dans le Nord- Ouest que parce qu’on leur a donné l'assurance qu'ils auraient leurs Ecoles Séparées dans lesquelles leurs enfants pourraient être élevés suivant leurs convictions religieuses et instruits dans leur propre langue. Malgré tout cela, la minorité se voit refuser la protection à laquelle elle a droit.

Deux des pétitions étaient signées par cinq vieux mission-

naires qui comptent collectivement plus de deux cents années de service actif dans Manitoba et le Nord-Ouest; qui ont vieilli au milieu des dangers, des fatigues et des privations inévitables dans un pays dans lequel ils ont pénétré comme pionniers de la foi et de la civilisation. Il y a quarante-sept ans, entre autres choses, je montrais à lire à des enfants du Nord-Ouest; le Rév. Père Lacombe en faisait autant, ily a quarante-deux ans; c'était 1à aussi une des occupations de l’aimable Mgr Grandin, à Athabaska, il y a déjà trente-neuf ans, et ainsi de suite. Il y a trente-cinq ans que les dévouées Sœurs de la Charité ont planté leur tente et commencé à instruire les enfants de l'extrême Ouest. Malgré toutes ces circonstances, on ne nous a pas fait la faveur, que dis-je, la justice de nous faire connaître quelles étaient les objections formulées contre nos requêtes. Les pétitionnaires ont été traités comme s'ils étaient incapables d'apprécier la nature de leurs plaintes, et cela jusqu’au point de leur dire qu'ils ont eux-mêmes approuvé ce qu’ils condamnent aujourd'hui. Au lieu de donner, à ceux qui souffrent, l’occasion de réfuter leurs adversaires, les vues de ces derniers sont acceptées avec confiance, et on leur donne une publicité qui ne peut pas manquer de permettre à l'opinion publique de se préjuger. Des journaux, munis de documents officiels, et sous une inspiration qui ne saurait être douteuse, s’efforcent de diriger vers un courant d'idées hostiles. Embarrassés par un sentiment dont ils ne peuvent pas se défendre euxmêmes, ils essaient de se tranquilliser et espèrent tranquilliser les autres en disant: « Ce n’est pas une question de sentimentalisme ». Il est vrai que l’on doit gouverner les hommes par la raison, mais il est vrai aus- Si que ce ne doit pas être àa,l’exclusion des sentiments. Lo siège de l'intelligence, aussi bien que le reste de l’organisme humain, emprunte sa solidité au foyer de la vie; lorsque le cœur bat faible et lent, le cerveau perd de son activité 6t de sa force. La Sagesse Suprême sait comment -s’harmo-

hiser avec l’infinie Charité pour le gouvernement du monde.

La minorité du Nord-Ouest et ceux qui réclament ses droits auraient pu être traités d’une manière bien différente, sans que ceux qui gouvernent se rendissent coupables d’un excès déraiscnnable de sentimentalité.

Ce qui précède était écrit lorsque J'ai reçu la copie d'une

lettre, adressée à un des Honorables Ministres d'Ottawa, par M. le Juge Rouleau, de Calgary. L'Hon. Magistrat a été, pen-

dant plusieurs années, membre du Bureau d'Education et de la Section Catholique. Servi par son expérience et ses études légales, il est parfaitement en mesure de connaître la loi de 1888, qu'il a appliquée pendant plusieurs années; el d'apprécier le changement radical, opéré dans les écoles Ca. tholiques par l'Ordonnance de 1892. Son opinion emprunte un poids tout particulier à sa position et comme juge et comme membre du Bureau d'Education. Avec sa permission, je publie ici la lettre en question :

{Copie.] « Galgary, 30 mai 1898.

» Cher Monsieur, — A différentes reprises mon intention à été spécialement attirée sur l'Ordonnance des écoles, passée à la dernièe session de l'Assemblée Législative des Territoires du Nord- Ouest. |

» Après examen sérieux de cette Ordonnance, j'en suis venu à la conclusion qu'elle était ultra vires des pouvoirs de l’Assemblée Législative, pour entre autres raisons les suivantes :

» 1° Parce qu'il. n’est pas pourvu par la dite Ordonnance à ce que les écoles séparées soient gouvernées et contrôlées par la minorité, mais qu’elles sont de fait contrôlées et gouvernées par la majorité. En un mot : nous n'avons aucun système d'écoles séparées, tel que pourvu par l’esprit de la loi Chap. 50 Sect. 14 des Statuts Revisés. .

» 2 Parce que la Section 83 de la dite Ordonnance N° 22 de 1892 pourvoit à ce que l'anglais soit obligatoire et enseigné dans toute école : ce qui est contradictoire à l'esprit de la Sect. 110 du Chap. 60, Statuts Revisés, amendée par la Sect. 18, Chap. 22, 64-55 Vict. (1891). Ù | .

» 3° Parce que la Sect. 82 de la dite Ordonnance (1892) est en contradiction à la Sect. 14 de l'Acte des Territoires du Nord- Ouest (Chap. 60, S. R.), en ce qu'elle limite les droits de la minorité plus que ne le fait la dite Sect. 14.

» Bien entendu que la principale objection que les Catholiques ont contre l'Ordonnance des écoles, est le contrôle absolu, le choix des livres d'enseignement (Text Books), l'inspection de leurs écoles, etc., par la majorité protestante. Lés écoles séparées n'existent que de nom; elles n'existent pas de fait. Pour les raisons ci-dessus,

il me semble que le Gouvernement Fédéral devrait désavouer ” cette Ordonnance sous le plus court délai possible, et ainsi cmpécher des graves injustices envers [a minorité catholique.

» d'ai l'honneur d'être, » Votre tout dévoué serviteur, » (Signé) : Chas. B. ROULEAU. »

Seconde partie

POURQUOI ET COMBIEN JE REGRETIE QUE L'HONORABLE CONSEIL PRIVÉ AIT ACCEPTÉ LE RAPPORT DE SON COMITÉ ET PASSÉ UN ARRÊTÉ EN CONSEIL,

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