PROVINCES MARITIMES
Je ne dirai rien de la Colombie anglaise, qui entra dans la Confédération, en 1872, avant d'avoir jamais adopté aucune disposition relative aux écoles séparées.
La Nouvelle-Ecosse, qui fut Tune des parties contractantes du pacte fédéral, ne possédait non plus aucun régime particulier en faveur des catholiques.
Au Nouveau-Brunswick, il n'v avait pas, il est vrai, de loi d'écoles séparées ; mais la loi des écoles communes reconnaissait aux catholiques cer-
tains privilèges relatifs à l'enseignement religieux. On les supprima en 1872. Les catholiques vinrent demander justice à Ottawa. Comme on fit plus tard aux catholiques du Manitoba, on les renvoya de Caïphe à Pilate, et ils restèrent dépossédés de leurs droits.
A l'Ile du Prince Edouard, qui vota son annexion au Canada en 1874, on abolit les écoles séparées en 187". Les catholiques , frappèrent à :1a porte du. gouvernement fédéral ; 'mais cette fois encore, les légistes décidèrent que le texte des lois ne les protégeait pas.
Néanmoins, dans les trois provinces maritimes, lorsque les passions anticatholiques furent calmées, — lorsque surtout les catholiques devinrent assez nombreux pour se faire entendre, — la majorité reconnut la justice des réclamations de la minorité ; et ainsi que le ministre des finances, M. Fielding, et le ministre des chemins de fer. M.
Emmerson, le déclaraient l'autre jour à la Chambre, on a fini par constater que la loi des écoles publiques ne pouvait pas donner aux catholiques les droits que leur conscience réclame en matière d'enseignement religieux, et on leur a accordé, dans un grand nombre d'endroits, de véritables écoles séparées.