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LES BIBLIOTHEQUES MONASTIQUES

Pour compléter le tableau de renseignement du IX® au XIII® siècle, qu'on nous permette de pénétrer plus avant encore dans la solitude du cloître et de rechercher avec curiosité les origines de nos bibliothèques. Il nous a semblé que cet appendice ne paraîtrait pas superflu puisqu'il présenterait les pièces justificatives de tout ce que nous avons avancé, et donnerait la mesure des ressources dont disposaient les professeurs.

Aujourd'hui que l'imprimerie reproduit nos écrits avec autant d'abondance que de rapidité et favorise par là même la diffusion des lumières, nous oublions assez facilement que d'autres ont été obligés pour s'instruire et enseigner, de tracer leurs lettres sur le parchemin d'une main aussi patiente que laborieuse. Où en serions-nous réduits maintenant si nous n'avions pas d'autre moyen de publication, s'il nous fallait consigner nos découvertes à la main sur une substance rare et difficile à préparer?

Tel a été pourtant le sort du moyen âge. Dans un tel état de choses, on se demande ce que serait devenu le trésor des connaissances humaines, si l'ordre de saint Benoît n'avait mis au service de la littérature autant de scribes intelligents et désinté-

ressés. Où trouverait-on même aujourd'hui des légions d'hommes assez instruits et assez riches de loisirs et de patience pour passer une année à transcrire un livre, quand nous sommes forcés d'envoyer nos épreuves grecques à la correction des hellénistes étrangers? Rendons donc hommage à ces humbles, mais infatigables pionniers de la science, et recueillons avec respect et reconnaissance les moindres traces de leurs efforts.

Les fondateurs d'ordres monastiques ont tous mis la lecture et la transcription des manuscrits au rang des devoirs les plus impérieux des cénobites, et assigné à ces deux occupations les principaux moments de la journée. Les abbés (1) se sont toujours efforcés de faire observer ces deux points importants de la règle qu'ils regardaient justement comme la sauvegarde de la discipline et de la piété. Il n'est pas rare que les chroniqueurs recommandent un religieux à notre admiration pour avoir augmenté la bibliothèque de son monastère. Un cloître (2) sans livres, disait-on , est une forteresse sans arsenal.

Personne ne fera un crime aux moines d'avoir commencé d'abord par copier les livres sacrés, et ceux des saints Pères avant les profanes, ni même d'avoir quelquefois sacrifié une partie de ces derniers quand le parchemin était devenu trop rare. Leurs

(1) Quia cum religionis studio vigere feceratetiam liberalis scientiae sludium et in hoc eis deessetuude hujusmodi arlis exercitium exsequerentur, subminislravit eis copiani librorum; non passusenim ut perotium mens aut manus corum torpesceret. {Gesta abb. Gemblac, spicilége d'Achery, t. II.)

(2) Ciaustrum sinearmario quasi castrum sine armamenlario. {Thésaurus anecd,, D. Marténe, 1. 1, p. 502.)

convictions et leur genre de vie leur imposaient cette règle de conduite, et ils n'avaient reçu de personne la mission de transmettre intacts à la postérité les écrits des anciens. Il faudrait (1) enfin cesser ces récriminations aussi injustes qu'ingrates, qui tendent à nous représenter les ordres monastiques comme les ennemis-nés des auteurs païens, car les quelques mutilations dont on les rend responsables ne sauraient jamais nous faire oublier les éminents services qu'ils ont rendus à la république des lettres. Dans chaque monastère, une salle spéciale, appelée scriptorium, était réservée à la transcription, et le règlement voulait que le silence le plus absolu y fût observé afin d'éviter les fautes qu'entraîne la dissipation. Chez les Cisterciens, on isolait les copistes par de petites cellules pratiquées dans le scriptorium. Leur nombre, qui variait suivant les besoins et les circonstances, était de douze (2) à Hirsauge et à Saint-Martin de Tournay. On les* nommait scribœ^ cartularii, librarii ou bibliatores. Ils se recrutaient non pas parmi les moines les plus instruits, mais parmi ceux dont l'esprit s'élevait difficilement (3) au delà des connaissances élémentaires. Ces transcripteurs, ainsi choisis, se bornaient à reproduire régulièrement et correctement le texte mis sous leurs yeux, et de plus habiles n'avaient ensuite qu'à vérifier l'exactitude de leur œu-

(1) Encyclopédie d'Ersch et Grubcr. Art. Handschiiflen»

(2) Non minus quam duodecim qui in claustro sedentes in caihedris super tabulas diligenter et arlificiose cum silentio scribentes cernebanlur. [Spicilege, t. II, p. 889.)

(3) Tardions ingenii si qucm offendisset,adscribendum et Uneasduccndurti applicabat. (Mezler, deviris illustribus, ap, D. Pez, 1. 1!, p. 3.)

vre. Chez les Chartreux, il n'était pas permis de corriger une faute de son propre mouvement; il fallait prendre l'avis préalable du prieur et des Pères les plus éclairés. Ce n'est pas à dire que les moines ou les chanoines instruits aient dédaigné de s'asseoir parmi les copistes; au contraire, l'histoire a gardé les noms de plusieurs personnages célèbres, tels que Robert de Torigny, Guillaume, doyen de Verdun, Ernon, abbé de Prémontré, qui copiaient des livres. La reproduction des manuscrits, loin d'être un vil métier, était en si grande considération, qu'on pensait acquérir par elle d'immenses mérites pour l'autre vie. Certaines légendes, fort connues dans les scriptoria, racontaient qu'un moine, d'une conduite peu régulière, avait obtenu du souverain juge la rémission de ses fautes en qualité de copiste. On conserve encore aujourd'hui, à la bibUothèque de Chartres, un mss. (93), revêtu de cette inscription : Hune librum dédit Alveus abbas Sancto apostolo Petro Carnotensis eœnobii pro vita œtema.

Le papyrus et le parchemin étant devenus trèsrares en Occident, depuis la conquête de l'Egypte par les Arabes, les copistes se voyaient parfois réduits à l'inaction faute de matière première. Alors ils exprimaient leurs inquiétudes aux princes ou aux seigneurs qui leur envoyaient les dépouilles de leur chasse. Charlemagne (1), en 788, offrit à l'abbaye de Saint- Bertin une quantité de peaux pour relier les volumes de la bibliothèque. Quand

'1) CartulairedeS. Berlin, public par M. Guérard, doc. incd.

les ressources ordinaires ne suffisaient pas, on prélevait une taxe sur les moines eux-mêmes. Ainsi, en tête d'un mss. (125) de la bibliothèque 'de Chartres, daté du XI' siècle, on trouve cette inscription : Hic est liber S: P. Carnot, quem fratres caritative de suis caritatibus emerunt a quodam Langobar-dico monacho. Guérard a publié dans le cartulaire de S. P. de Chartres une ordonnance (1) capitulaire qui soumet tous les obédienciers de l'abbaye à une redevance destinée à l'entretien de la bibliothèque.

Généralement on ne possédait pas plus d'un ou deux exemplaires de chaque ouvrage ; aussi, quand un monastère demandait à emprunter un livre, on ne s'en dessaisissait pas sans exiger un gage (2). C'est du moins ainsi qu'agirent les moines de Saint- Père, quand le grammairien de Blois, Gérard, leur emprunta leur manuscrit de Stace. Le même usage s'observait à Saint -Victor de Paris au xii* siècle, comme le constate la règle.

Le lieu qui renfermait les livres était désigné plus souvent par armarium que par bibliotheca dont le sens (3) semble alors avoir été très-restreint. En voici plusieurs exemples : Ansegise donna à Pabbaye de Fontenelle une excellente bibhothèque, contenant l'Ancien et le Nouveau Testament, décorés de frontispices en lettres d'or. Le grammairien

(1) Cartulaire de S, Père de Chartres, in-4o, l. II, p. 393.

|2J On lit en effet sur un mss. de la bibliothèque de Chartres : « Exposilio Gregorii super Matheum in quadimonio pro Statio quem Gerardus abet grammaticus Blesensis. » (Bibl. de l'école des Chartes, t. XV, an. Merlet.)

(3) Bibliothecam optimam continenlem velus et novum Tcstamentum cum prefationibus et initiis librorum aureis litleris decoralis. [Spicilege, l.n, p. 281.)

Robert, dit un autre chroniqueur, offrit à saint Vincent une bibliothèque (1), c'est-à-dire un volume comprenant les saints Livres, divisés par parties. Ducange cite à l'appui de ce sens particulier la phrase suivante empruntée au nécrologe de saint Victor : Bibliothecam quam $ibi magna diligentia paraverat libros scilicet Veteris et Novi Testamenti nobis reliquit.. ka milieu d'une énumération de livres, le comte Evrard désigne spécialement : bibliothecam nostram.

Des quatre siècles que nous étudions, le ix® siècle est, sans contredit, celui qui a le plus mérité de la postérité à cause des difficultés qu'il a vaincues. La plupart des manuscrits avaient été ensevelis sous les ruines des abbayes, et le peu qui restait était infecté de barbarismes, de solécismes, ou méconnaissable par le défaut de ponctuation (2) et l'étrangeté des caractères. Tout en s'appliquant à la transcription, les copistes de cette époque mirent tous leurs soins à purger les manuscrits de leurs fautes, et à dissiper la confusion qui régnait dans les textes en se servant des majuscules et des minuscules romaines.

Malgré tous les efforts déployés par Charlemagne et ceux qui l'entouraient, les bibliothèques étaient encore bien incomplètes vers l'an 800. Alcuin s'en plaignait à Charlemagne (3) en lui demandant la

(1) Unam bibliothecam id est sacrorum bibliorum codicem per partes divisam. {Annales 0. S. B., MABiLLO,t. IV, p. 405.)

(2) Usus illorum propler rusticitatem pêne recessit a scriptoribus. (£p. AlcuiniCL)

(3) Ea parle desunt mihi servulo vesira exquisitiores eruditionis scholaslicae libelli quos habui in patria per bonam et devolissimam magislri

permission de recourir à la collection qu'avait amassée au delà des mers Benoît Biscop, Théodore deThrace, Bède et l'archevêque Egbert. La communauté de biens et l'esprit de fraternité qui unissait entre elles toutes les abbayes, contribua puissamment à la multiplication des manuscrits dans le cours du ix® siècle en dépit des Normands. On lit dans le spicilége de D. Luc Achery un inventaire (1) de la bibliothèque de Saint-Riquier, rédigé en 831 , qui comprend 256 volumes, dont la contenance équivaut bien à 500. En 860, le monastère de Saint-Gall possédait 400 volumes (2) catalogués, sans compter les livres appartenant à chaque moine. Ziegelbauer (3) a publié un catalogue des manuscrits de Reichnaw, portant 42 volumes énormes, que le seul moine Regimbert avait réunis avec le concours d'amis bienveillants. D'après les détails contenus dans les lettres de Servat Loup, abbé de Ferrières, nous pouvons affirmer que ce monastère était aussi riche en manuscrits que les précédents. Dès que Servat Loup apprenait l'existence d'un livre qui lui était inconnu, il n'avait pas de repos qu'il ne l'eût fait transcrire. Ansegise légua 33 volumes à son abbaye de Fontenelle (4), et 60 à celui de Flavy (diocèse de Beauvais). Pour qu'un abbé en

mei induslriam vcl eliam mci ipsius qualemcumque sudorem. Ideo hsec Vestrae Excellentia: dico ne forte vestro placeat totius sapienliœ consilio ut aliquos ex pueris Dostris remitlam qui excipiant unde iiobis necessaria et revehanl in Franciam flores Brilanniae. (Ep, XLUI, coll. Migne, t. C.) (1)T. II, p. 311.

(2) Weidmann, HisL de la bibliothèque de S, GalL, mss. 728.

(3) HisL rei liUerarie, 1. 1, p. 569.

(4) Chron, FontanelL, ap. spicileg. Acherii, t. II, p. 281,

eût autant à lui seul, il fallait que la communauté fût assez riche. Paul, diacre, qui vivait à la cour, avait à sa disposition l'encyclopédie de Festus Pompeins (1) en 20 volumes. Mais ce que nous avons de plus curieux à signaler à cette époque, c'est la quantité de livres qu'avait réunie le comte Eberhard (2), seigneur de la cour de Lothaire sur le droit, l'histoire profane et sacrée, la théologie et la littérature. On lira sans doute avec intérêt le détail que nous en donnons plus loin.

Tout ce que nous avons dit de l'activité avec laquelle Gerbert recherchait (3) les livres en France et à l'étranger, nous peut servir à estimer assez haut le chiffre des livres de Reims. Fleury, dont les écoles étaient trop petites pour les étudiants qui se pressaient dans ses murs, trouva un excellent moyen d'enrichir sa bibliothèque, en imposant à chaque nouveau venu l'obligation de donner deux manuscrits. Constantin, écolâtre de ce lieu, en allant voir Gerbert, lui portait les Verrines (4), la République de Gicéron , et les autres plaidoyers du Père de l'éloquence latine. Les Rénédictins de Saint-Maur disent avoir vu, à Metz, plus de cent volumes antérieurs à 1020.

Au xie siècle, la bibliothèque de Gembly (5) s'en-

(1) Vide coll. Migne, t. XCV, p. i589.

(2) Voyez le Catalogue des bihliolhèques plus loin.

(3) Bibliothecam assidue comparo et sicut Romse dudum ac in allis partibus Italiœ, in Germania quoque et Belgica scriptores, auclorumque exemplaria multiludine nummorum redemi. (Gerberti ep, XLIV.)

(4) Ep, Gerberli LXXXVll ad Constanlinum.

(5) Divinae quidem scripturae plus quam centum congessit volumina, secularis vero disciplinae libros quinquaginta. {AbbaL Gemblac. ijcsta, ap. spicilegium, t. II.]

richit de 100 manuscrits sacrés et 50 profanes, par les soins de l'abbé Olbert. D'autres mirent le même empressement à former des collections, et cependant les livres furent encore estimés comme une chose très-rare. Quand Grécie, comtesse d'Anjou, voulut acheter les homélies d'Haimon d'Alberstad, elle les paya deux cents brebis, un muid de froment (1), un de seigle et un de millet. Il fallait être riche pour former une bibliothèque à ce prix.

Dès la fin du xf siècle, la création de nouveaux ordres religieux ouvrit une nouvelle ère pour la reproduction des manuscrits. Une des principales occupations des premiers disciples de saint Bruno fut de copier des livres, et leur bibliothèque devint, en peu de temps, une des plus nombreuses. Le vénérable Guignes, qui en connaissait tous les avantages, s'exprime ainsi dans ses statuts: « Puisque (H nous ne pouvons annoncer de vive voix la parole « de Dieu, dit-il, nous le faisons de la main, car a: autant on écrit de livres, autant on est censé for- « mer de prédicateurs de la vérité (2). :ù Ceux qui étaient admis dans l'ordre devaient savoir au moins écrire.

Quoique particulièrement dévoués à la pénitence et aux exercices de piété, les ordres de Cîteaux et de Prémontré se montrèrent aussi très-soigneux de former leurs bibliothèques. A Cîteaux, on ne se bornait pas à copier simplement, on poussait encore le zèle jusqu'à faire une critique grammaticale des

(1) D. Rivet, HisL liit. de la France, t. Vil. Etal des lellres,

(2) Hoc autem esse débet specialiter opus tuum libris scribendis operam diligenter impendas. {HisL HU,^ t. IX, p. 119.)

textes. L'abbé Etienne fit opérer sous sa direction (1) la révision de tous les livres de la Bible.

Un des travaux les plus ordinaires à Gluny était de transcrire les manuscrits anciens et modernes. Même sous la décadence qui suivit le grand Hugues, cette utile occupation n'avait pas cessé. Les Pères grecs et latins qu'on y conservait furent d'une grande utilité à Pierre le Vénérable (2), quand il déclara la guerre aux hérétiques.

Grâce à cette émulation générale qui animait toutes les communautés religieuses et les chapitres, le xne siècle vit éclore des merveilles. A leur exemple, chacun redoubla d'efforts, et bientôt les chétives collections des époques précédentes firent place à des bibUothèques vraiment dignes de ce nom. Emon, abbé de Prémontré, aidé de son frère, copiait tous les ouvrages de droit, de théologie et de littérature qu'il avait étudiés à Paris et à Orléans. Guillaume, doyen de Verdun (3), achetait de tous côtés des manuscrits, et en transcrivait lui-même. Conon, abbé de Saint-Vanne, avait déjà une si belle collection, qu'il faisait construire un bâtiment à part, afin de la placer. Guibert de Nogent assure que saint Vincent de Laon possédait onze mille volumes (4). Udon de Saint-Père de Chartres, Macaire de Fleury, Robert de Vendôme, Hugues de Gorbie^ Mamert de Saint- Victor de Marseille, publièrent des règlements pour l'entretien de leurs bibliothèques.

{\)Ibid,, p. \U.

(2)/Wd.,p. 113.

(3) D. Calmet, HisL episc. Virdun.^ 1. 1, p.

(4) nUL lia, de la France, t. IX, p. 140.

Il paraît certain que les libraires commencèrent à exercer leur profession à cette époque, dans les grandes villes, pour subvenir aux besoins des étudiants. Pierre de Blois dit, en parlant d'un code de lois, qu'il l'avait acheté à Paris (1), ab illo mangone publico librorum. Geoffroi, prieur de Sainte-Barbe en Auge, écrivant à Jean, abbé de Beaugerais, en Touraine, lui proposait d'acheter une bibliothèque qui était en vente à Gaen. Gette collection (2) ne pouvait appartenir qu'à un libraire; jamais un monastère ou un chapitre n'auraient voulu s'en défaire. Enfin, rien ne prouve mieux, ce nous semble, la multiplication des livres au xiV siècle, que les legs fréquents faits aux abbayes par des évêques ou de simples chanoines. Hugues Farsit, chanoine de Saint-Jean des Vignes, légua (3) à la ville de Soissons des ouvrages sur toutes sortes de matières; Philippe d'Harcourt (4), évoque de Bayeux, donna 140 volumes à l'abbaye du Bec ; Amoul de Lisieux, plusieurs codices de droit de théologie, à l'abbaye de Saint-Victor de Paris.

Nous faisons suivre cette courte notice de quelques fragments de catalogues qui pourront donner au lecteur une assez juste, idée de la richesse des bibliothèques monastiques et épiscopales. Gomme il est admis que les manuscrits sacrés s'y trouvaient en grand nombre, nous donnons seulement les titres des auteurs profanes.

(1) Ep, LXXl.

(2) D. Martène, Thés. anecdoL, 1. 1, p. 502.

(3) Bern. Silvestris, Ep. XXXV et XXXVI.

: (4) HùL litL, l. IX, p. 109.

CATALOGUE

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